APPAREILS DE LEVAGE
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS)
Dans le domaine de la prévention des risques professionnels, l’INRS...
Ponts roulants
Manuel de sécurité
à l'usage de la maîtrise,
des pontiers
et du personnel d'entretien
ED 716
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Avant-propos ........................................................... 5
1. Les causes dʼaccidents ......................
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4.7.3. Guidage des charges..................................... 72
4.7.4. Déplacement dʼun pont à lʼaide
dʼun autre pont...
Ce manuel est pour lʼessentiel destiné
aux pontiers (1), conducteurs de pou-
tres roulantes, ponts roulants, porti-
ques e...
les causes d’accidents1
Ruine ou chute de lʼengin de levage
La chute de l’ensemble de l’appareil ou
d’une partie (chariot ...
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Ce chapitre est plus particulièrement
destiné au personnel d’encadrement
mais le conducteur est invité à en
prendre con...
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tant (art. L. 233-5-1-III-2°), construit
antérieurement aux nouvelles règles
techniques.
Ces textes font généralement l...
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Normes
Pour les ponts roulants, les normes ou
les projets (notés Pr) suivants s’appli-
quent :
• Pr EN 15011 : Appareil...
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mesures efficaces ont été prises afin
d’interdire la présence de personnes,
• etc.
2.1.3. Mise en conformité
Le décret ...
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Contenu des vérifications :
• l’examen dʼadéquation (art. 5 I et 7)
consiste à vérifier que l’appareil est
approprié au...
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– accident provoqué par la défaillance
d’un organe essentiel de l’appareil (méca-
nismes ou structures par exemple),
– ...
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Le tableau page précédente résume,
de façon simple, quelles sont les vérifi-
cations à entreprendre (référence :
arrêté...
à conduire le pont roulant sans qu’il y
ait de pontier titulaire.
Toutes ces personnes doivent avoir
reçu une formation ap...
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Éléments
Chemins de roulement (1)
Poutres et supports.
Poteaux.
Passerelles et accès.
Assemblages (rivets, boulons, gou...
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Éléments
Écrou du crochet.
Traverse (moufle).
Poulies (gorge-alésage).
Réducteurs (avant démontage éven-
tuel).
Engrena...
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de protection de la santé (PGCSPS) à
partir d’un volume de travaux de
500 hommes.jours. Ce plan définit,
entre autres, ...
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2.3.2. Recommandations
de la Sécurité sociale
En complément des textes législatifs et
réglementaires en vigueur et en a...
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3.1. Définitions
Les poutres roulantes, ponts roulants,
portiques et semi-portiques sont des
appareils de levage destin...
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3.2. Charpente
La charpente des ponts roulants peut être réalisée selon les
cas en profilés, en treillis, en caissons, ...
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Les semi-portiques et por-
tiques peuvent en outre être
équipés dʼun ou deux avant-
becs.
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Les principaux éléments constitutifs de
la charpente sont :
– la (ou les) poutre principale, éven-
tuellement renforcée...
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3.3.1. Levage
Le mécanisme de levage assure la
montée et la descente de la charge ;
il est essentiellement constitué pa...
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3.4. Commandes
Dʼune façon générale, les ponts rou-
lants sont commandés à partir dʼune
cabine ou du sol ; plus raremen...
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3.4.2. Commandes au sol
Les commandes au sol sʼeffectuent à
lʼaide dʼune boîte à boutons pendante
ou dʼune télécommande...
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Télécommandes
La transmission des ordres du boîtier
de commande aux organes de com-
mande des différents mécanismes du
...
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3.5.2. Moufle et mouflage
Le mouflage dʼun câble de levage sʼef-
fectue à lʼaide de moufles à plusieurs
réas ; il perme...
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3.6. Accessoires de levage
Les termes « organes de préhension »
et « apparaux de levage » sont égale-
ment utilisés.
Ce...
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1er
janvier 1995 sont fixées par lʼarrêté
du 18 décembre 1992.
3.6.2. Palonniers
Les palonniers de manutention sont
des...
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3.7. Principaux organes
et dispositifs de sécurité
Les ponts roulants et leurs chemins de
roulement sont équipés de dif...
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Direction et translation
Les limiteurs de course ou fin de
course des mouvements horizontaux
ralentissent les mouvement...
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3.7.2. Organes de protection
Dʼune façon générale, il convient :
– dʼéviter les chutes dʼobjets du haut
des ponts roula...
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3.8. Chemins de roulement
3.8.1. Aménagement
Un espace libre dʼau moins 50 centi-
mères est ménagé sur les côtés des
ch...
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3.8.2. Amarrage et calage
Pour éviter les accidents qui sont dus
à des mouvements intempestifs de
ponts roulants après ...
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3.9. Installation électrique
3.9.1. Alimentation
en énergie électrique
Lʼénergie électrique est en général
fournie sous...
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3.9.3. Coupure de lʼalimentation
en énergie sur le pont roulant
Un interrupteur ou un contacteur géné-
ral associé à un...
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3.9.5. Protection
contre les contacts directs
Des dispositifs matériels interdisent
lʼaccès aux pièces nues sous tensio...
Ne prenez jamais les commandes
dʼun pont roulant si vous ne pouvez
respecter les obligations réglemen-
taires qui vous con...
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Prise
de commandement
ou
ATTENTION
DÉPLACEMENT HORIZONTAL LENT
dʼun côté
de lʼautre
MONTÉE
normale lente
DESCENTE
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SIGNAUX SONORES
Signal bref
– Compris, je vous obéis
2 signaux brefs
– Répétez, je demande des ordres
Signaux longs
et ...
Une seule personne, le chef de
manœuvre, est autorisée à donner des
ordres au pontier par des signaux ou des
gestes de com...
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Pour un angle de 60 degrés, la charge
que vous pouvez soulever avec deux
élingues, dʼune CMU de 1 000 kg cha-
cune, nʼe...
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Il faut également savoir quʼen fonction du
mode dʼélingage, toutes les élingues ne
participent pas au levage de la char...
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Veillez également au bon positionnement
des crochets, même sʼils sont équipés
dʼun linguet (risque de décrochage).
Nʼac...
4.3. Cabines
4.3.1. Accès aux cabines
Lʼaccès aux cabines doit se faire dans
les meilleures conditions de sécurité
possibl...
Ne pas tenter de franchir les por-
tillons avant lʼarrêt complet du pont
roulant au droit de la plate-forme
dʼaccès.
En se...
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4.3.2. Chauffage, ventilation
Pendant la saison froide, les cabines
sont chauffées, généralement à lʼaide
de convecteur...
Ne pas abandonner dʼoutils, de chif-
fons, dʼobjets divers susceptibles de se
déplacer au cours du travail et de blo-
quer...
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4.4. Manœuvres des ponts
commandés à partir
dʼune cabine
– Respecter les consignes du service
et celles qui sont partic...
manipulateurs, etc.) sont effectivement
au zéro,
– le carnet de bord, dont la présence
en cabine est souhaitable en cas de...
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Travail à un seul poste
Avant de rejoindre la cabine station-
nant à son lieu dʼaccès normal, le pon-
tier sʼassure que...
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4.4.2. Manœuvres et interdictions
Chaque manœuvre doit être précédée
dʼun avertissement sonore.
Le pontier refuse toute...
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Pour le levage, le pontier applique la
règle des trois temps :
2. Soulever légèrement la charge pour
en vérifier le bon...
Le pontier veille particulièrement à lʼin-
terdiction de :
• monter sur les charges ou se sus-
pendre aux crochets et élin...
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Il est, de même, interdit de passer au-
dessus du personnel et de certaines
machines avec une charge (sauf sʼil
existe ...
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4.4.3. Incidents et avaries
Avaries
ou mauvais fonctionnement
du pont
Dans ce cas :
• déposer si possible la charge et ...
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Incendie
Agir promptement et :
• en premier lieu, donner lʼalarme avec
lʼavertisseur suivant le signal prévu par
les co...
4.4.4. En fin de poste
• Arrêter le pont face à la plate-forme
dʼaccès ou à lʼéchelle,
• ne jamais laisser une charge susp...
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4.5. Manœuvres des ponts
commandés
à partir du sol
4.5.1. Avant mise en route
En début de poste par le premier utili-
s...
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• Pour le levage, procéder en trois
temps :
1. Raidir les élingues sans soulever la
charge, laisser lʼélingueur sʼécart...
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• Le pianotage est nuisible aux
moteurs électriques, car il multiplie les
démarrages et provoque une élévation
anormale...
• le dépannage étant terminé, le res-
ponsable autorisera lʼutilisation du pont
roulant après avoir fait appliquer les
con...
4.6. Particularités
pour les ponts roulants
télécommandés
La mise en place dʼune télécommande
entraîne dans beaucoup dʼate...
Il doit être interdit dʼutiliser la télécom-
mande en dehors du périmètre dʼévolu-
tion du pont, sauf cas exceptionnel
fai...
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4.6.4. Fin de poste
• Déclencher le contacteur général du
pont (signalisation lumineuse).
• Couper lʼémission : signali...
4.7. Manœuvres délicates
ou spéciales
4.7.1. Balancement des charges
Le balancement des charges peut
résulter notamment :
...
4.7.2. Tractions obliques
Il est particulièrement dangereux dʼef-
fectuer une traction oblique sur une
charge car cette manŀ
Pont roulant
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Pont roulant

structures BA EC
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Transcripts - Pont roulant

  • 1. APPAREILS DE LEVAGE
  • 2. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) Dans le domaine de la prévention des risques professionnels, l’INRS est un organisme scientifique et technique qui travaille, au plan institutionnel, avec la CNAMTS, les CRAM-CGSS et plus ponctuellement pour les services de l’État ainsi que pour tout autre organisme s’occupant de prévention des risques professionnels. Il développe un ensemble de savoir-faire pluridisciplinaires qu’il met à la disposition de tous ceux qui, en entreprise, sont chargés de la prévention : chef d’entreprise, médecin du travail, CHSCT, salariés. Face à la complexité des problèmes, l’Institut dispose de compétences scientifiques, techniques et médicales couvrant une très grande variété de disciplines, toutes au service de la maîtrise des risques professionnels. Ainsi, l’INRS élabore et diffuse des documents intéressant l’hygiène et la sécurité du travail : publications (périodiques ou non), affiches, audiovisuels, site Internet… Les publications de l’INRS sont distribuées par les CRAM. Pour les obtenir, adressez-vous au service prévention de la Caisse régionale ou de la Caisse générale de votre circonscription, dont l’adresse est mentionnée en fin de brochure. L’INRS est une association sans but lucratif (loi 1901) constituée sous l’égide de la CNAMTS et soumise au contrôle financier de l’État. Géré par un conseil d’administration constitué à parité d’un collège représentant les employeurs et d’un collège représentant les salariés, il est présidé alternativement par un représentant de chacun des deux collèges. Son financement est assuré en quasi-totalité par le Fonds national de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. © INRS, Paris, 2007. Les Caisses régionales d’assurance maladie (CRAM) et Caisses générales de sécurité sociale (CGSS) Les Caisses régionales d’assurance maladie et les Caisses générales de sécurité sociale disposent, pour participer à la diminution des risques professionnels dans leur région, d’un service prévention composé d’ingénieurs-conseils et de contrôleurs de sécurité. Spécifiquement formés aux disciplines de la prévention des risques professionnels et s’appuyant sur l’expérience quotidienne de l’entreprise, ils sont en mesure de conseiller et, sous certaines conditions, de soutenir les acteurs de l’entreprise (direction, médecin du travail, CHSCT, etc.) dans la mise en œuvre des démarches et outils de prévention les mieux adaptés à chaque situation. Ils assurent la mise à disposition de tous les documents édités par l’INRS. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’INRS, de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction, par un art ou un procédé quelconque (article L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle). La violation des droits d’auteur constitue une contrefaçon punie d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 150 000 euros (article L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle).
  • 3. Ponts roulants Manuel de sécurité à l'usage de la maîtrise, des pontiers et du personnel d'entretien ED 716
  • 4. 2 Avant-propos ........................................................... 5 1. Les causes dʼaccidents .............................. 6 1.1. Les types dʼaccidents .............................................. 6 1.2. Quelques chiffres sur les accidents ......................... 6 2. Renseignements et prescriptions à connaître ......................................................... 10 2.1. Concernant le matériel ............................................. 10 2.1.1. Conformité du matériel ................................. 11 2.1.2. Maintien en état de conformité ............................. 12 2.1.3. Mise en conformité ....................................... 13 2.1.4. Vérifications .................................................. 13 2.1.5. Visite approfondie ......................................... 16 2.2. Concernant le conducteur ........................................ 16 2.2.1. Âge du conducteur ........................................ 16 2.2.2. Choix du conducteur ..................................... 16 2.2.3. Formation professionnelle ............................. 16 2.3. Concernant lʼutilisation ............................................. 17 2.3.1. Réglementation ............................................. 17 2.3.2. Recommandations de la Sécurité sociale .... 21 2.3.3. Procédure dʼaccès ........................................ 21 3. Connaissance des ponts roulants ........ 23 3.1. Définitions ................................................................ 23 3.2. Charpente ................................................................ 24 3.3. Mouvements et mécanismes ................................... 26 3.3.1. Levage .......................................................... 27 3.3.2. Direction ........................................................ 27 3.3.3. Translation .................................................... 27 3.3.4. Orientation .................................................... 27 3.4. Commandes ............................................................. 28 3.4.1. Commandes en cabine ................................. 28 3.4.2. Commandes au sol ....................................... 29 3.4.3. Automatismes ............................................... 30 3.5. Câble, moufle et crochet .......................................... 30 3.5.1. Câble de levage ............................................ 30 3.5.2. Moufle et mouflage ....................................... 31 3.5.3. Crochet de levage ......................................... 31 3.6. Accessoires de levage ............................................. 32 3.6.1. Élingues ........................................................ 32 3.6.2. Palonniers ..................................................... 33 3.6.3. Accessoires de levage mus mécaniquement 33 3.7. Principaux organes et dispositifs de sécurité ........... 34 3.7.1. Contrôle et maîtrise des mouvements .......... 34 3.7.2. Organes de protection .................................. 36 3.7.3. Moyens de communication ........................... 36 3.8. Chemin de roulement .............................................. 37 3.8.1. Aménagement ............................................... 37 3.8.2. Amarrage et calage ...................................... 38 3.9. Installation électrique ............................................... 39 3.9.1. Alimentation en énergie électrique ............... 39 3.9.2. Coupure de la ligne dʼalimentation ............... 39 3.9.3. Coupure de lʼalimentation en énergie sur le pont roulant .................................................... 40 sommaire
  • 5. 3 4.7.3. Guidage des charges..................................... 72 4.7.4. Déplacement dʼun pont à lʼaide dʼun autre pont .............................................. 73 4.7.5. Déplacement de bouteilles de gaz comprimé .......................................... 73 4.7.6. Manœuvres de wagons et de véhicules ....... 74 4.7.7. Levage dʼune charge à lʼaide de deux ponts roulants ..................... 74 4.7.8. Basculement et retournement de charges .... 74 4.7.9. Changement dʼaccessoire ou dʼappareil de manutention ....................... 75 4.8. Transport et élévation du personnel ........................ 75 4.9. Registre dʼobservations ........................................... 76 5. Entretien des appareils de levage et travaux sur les chemins de roulement ou à leurs abords ............. 77 5.1. Avant le début des travaux ...................................... 79 5.1.1. Ponts roulants commandés par boîte à boutons ...................................................... 79 5.1.2. Ponts roulants télécommandés .................... 80 5.1.3. Ponts roulants à cabine ................................ 81 5.2. Travaux sur le pont .................................................. 82 5.3. Travaux sur les ponts ou aux abords ...................... 83 5.3.1. Zone de travail consignée ............................. 83 5.3.2. Zone de travail surveillée .............................. 83 5.4. Remplacement dʼun câble de levage ...................... 83 5.5. Essais par le personnel dʼentretien ......................... 84 5.6. Protection contre les chutes de hauteur .................. 85 6. Quelques conseils ......................................... 87 3.9.4. Motorisation .................................................. 40 3.9.5. Protection contre les contacts directs ........... 41 3.9.6. Protection contre les contacts indirects ........ 41 4. Conduite en sécurité .................................... 43 4.1. Gestes et signaux de commandement .................... 43 4.2. Élingage de la charge ............................................... 46 4.3. Cabines .................................................................... 50 4.3.1. Accès aux cabines ........................................ 50 4.3.2. Chauffage, ventilation ................................... 52 4.3.3. Visibilité ......................................................... 52 4.3.4. Propreté ........................................................ 53 4.3.5. Protection incendie ....................................... 53 4.4. Manœuvres avec les ponts commandés à partir dʼune cabine ............................................................. 54 4.4.1. Avant mise en route ...................................... 54 4.4.2. Manœuvres et interdictions .......................... 57 4.4.3. Incidents et avaries ....................................... 61 4.4.4. En fin de poste .............................................. 63 4.5. Manœuvres des ponts commandés à partir du sol . 64 4.5.1. Avant mise en route ...................................... 64 4.5.2. Manœuvres et interdictions .......................... 64 4.5.3. Incidents et avaries ....................................... 62 4.5.4. En fin de poste .............................................. 63 4.6. Particularités pour les ponts roulants télécommandés ........................................................ 68 4.6.1. Avant mise en route ............................................. 69 4.6.2. Relève de poste ............................................ 69 4.6.3. Manœuvres ................................................... 70 4.6.4. En fin de poste .............................................. 70 4.7. Manœuvres délicates ou spéciales ......................... 71 4.7.1. Balancement des charges ............................ 71 4.7.2. Tractions obliques ......................................... 72
  • 6. Ce manuel est pour lʼessentiel destiné aux pontiers (1), conducteurs de pou- tres roulantes, ponts roulants, porti- ques et semi-portiques (2), ainsi quʼau personnel dʼentretien. Le chapitre 2 est plus particulièrement destiné au chef dʼétablissement ainsi quʼau personnel dʼencadrement. Toutefois le conducteur bien que nʼétant pas directement responsable de la mise en œuvre de certaines pres- criptions doit en avoir connaissance. De nombreux accidents du travail, sur- venant lors de lʼutilisation ou de lʼentre- tien de ponts roulants, sont encore recensés chaque année ; une grande partie de ces accidents donne lieu à lʼattribution dʼune rente consécutive à une incapacité permanente, plusieurs ont des conséquences mortelles. Il existe de multiples modèles de ponts roulants de construction plus ou moins ancienne ; certains, qui ont plus de cin- quante années de service, mériteraient pour le moins de faire lʼobjet dʼun diag- nostic approfondi en vue de déterminer sʼils peuvent être maintenu en service après avoir été rénovés ou si leur rem- placement doit être planifié. Ils diffèrent notamment par la concep- tion et la réalisation de leurs char- pentes, mécanismes et équipements, leur capacité de levage, les vitesses de leurs différents mouvements, leur mode de commande ainsi que leurs uti- lisations les plus diverses dans de très nombreuses industries. Il est par conséquent fort possible que certains risques très spécifiques et les mesures de prévention qui en résultent ne figurent pas dans ce manuel de sécu- rité. Nous avons toutefois essayé de le avant-propos faire le plus complet et le plus pratique possible en espérant quʼaprès en avoir pris connaissance vous le conserverez pour vous y référer en tant que de besoin. (1) Dans certaines régions et dans cer- taines industries, le terme de « pontonnier » est également en usage. (2) Par souci de simplification, tous ces appareils seront dénommés « ponts rou- lants » dans ce manuel. 5
  • 7. les causes d’accidents1 Ruine ou chute de lʼengin de levage La chute de l’ensemble de l’appareil ou d’une partie (chariot avec treuil) est due à un mauvais entretien de l’appa- reil ou une utilisation inappropriée. 1.2 Quelques chiffres sur les accidents 6 Les accidents du travail qui font l’objet d’une enquête par les services de pré- vention des caisses régionales d’assu- rance maladie sont enregistrés dans une base de données nationales nom- mée EPICEA (1). Cette base ne réper- torie que les accidents mortels et les accidents significatifs pour la préven- tion. L’analyse des accidents impliquant les ponts roulants, portiques et potences entre 1987 et 2004 permet d’identifier 214 accidents. Les comptes rendus font ressortir les causes les plus fréquemment rencontrées. 1.1. Les types dʼaccidents Chute de la charge La chute de la charge est la cause la plus fréquente d’accidents avec les ponts roulants. La cause est due à un mauvais élingage de la charge, à une conduite inappropriée ou à une rupture mécanique. Écrasement de la victime L’écrasement ou le choc de la victime entre la charge et un obstacle est une cause très fréquente d’accident. Elle concerne le conducteur, l’élingueur, la personne qui guide la charge ou une personne non impliquée dans l’opéra- tion de levage. Ce risque est dû au déplacement de la charge dans un environnement encom- bré. (1) Études de prévention pour informatisa- tion des comptes rendus d’enquêtes d’acci- dents du travail.
  • 8. 7
  • 9. 8
  • 10. 9
  • 11. 10 Ce chapitre est plus particulièrement destiné au personnel d’encadrement mais le conducteur est invité à en prendre connaissance, surtout pour le paragraphe 2.2. qui le concerne direc- tement. 2.1. Concernant le matériel Antérieurement aux années 1980, la réglementation française issue du code du travail s’adressait essentiellement aux chefs d’établissements utilisateurs du matériel concerné, bien que cer- taines prescriptions relevaient de la conception technique du matériel (ex. : rapport d’enroulement des câbles sur les poulies au minimum égal à 22...). Ce n’est qu’à partir de 1981, avec la mise en application des « décrets de 80 » relatifs à l’intégration de la sécu- rité lors de la conception des machines que des textes réglementaires se sont adressés spécifiquement aux construc- teurs, pour certaines catégories de matériel. Cette nouvelle « philosophie » s’est généralisée par la mise en application, à l’ensemble des machines cette fois, de textes réglementaires issus de la transposition en droit français des directives du conseil de l’Union euro- péenne. C’est ainsi que les machines neuves (de toutes origines) ou les machines d’occasion (en provenance d’un pays non communautaire), mises sur le mar- ché du territoire national à partir du 1er janvier 1995, doivent être techni- quement conformes à l’article R. 233- 84 initialement introduit dans le code du travail par le décret n° 92-767 du 29 juillet 1992 (JO du 7 août 1992, pages 10696 à 10714). Les construc- teurs sont par ailleurs soumis à d’autres obligations qui sont hors du propos de cette brochure. Les chefs d’établissement sont, pour ce qui concerne le matériel, soumis aux obligations suivantes : • assurer la sécurité et la santé des travailleurs de l’établissement (loi n° 91-1414 du 31 décembre 1991, art. L. 230-2 du code du travail), • n’utiliser que du matériel conforme à la réglementation (art. L. 235-5-1), • maintenir le matériel en état de conformité (art. R. 233-1-1), • procéder à des vérifications : – initiales, à la mise en service (art. R. 233-11-1), – périodiques (art. R. 233-11), – à la remise en service (art. R. 233- 11-2), • mettre en conformité le matériel exis- renseignements et prescriptions à connaître2
  • 12. 11 tant (art. L. 233-5-1-III-2°), construit antérieurement aux nouvelles règles techniques. Ces textes font généralement l’objet de décrets et d’arrêtés spécifiques qui définissent les mesures techniques particulières à mettre en œuvre. Lorsque le matériel est conçu et utilisé à d’autres fins il est nécessaire de se référer aux décrets et arrêtés spéci- fiques à ces autres fonctions et usages. 2.1.1. Conformité du matériel Les chefs d’établissement sont tenus de mettre à disposition des travailleurs des appareils et accessoires confor- mes à la réglementation et adaptés aux travaux à exécuter. La réglementation En fonction de la date de mise en ser- vice du matériel (appareils et acces- soires), trois cas peuvent se présenter. • Le matériel mis en service avant le 1er janvier 1993 doit être conforme aux dispositions des décrets du 23 août 1947 modifié, du 8 janvier 1965 modifié et des arrêtés pris en application, en particulier celui du 2 mars 1965 relatif aux coefficients de sécurité des câbles, chaînes et cordages. • La réglementation des appareils mis en service avant 1993 a évolué avec l’obli- gation de mise en conformité des appa- reils de levage (cf. paragraphe 2.1.3). • Le matériel mis en service à partir du 1er janvier 1995 doit être conforme aux prescriptions de l’article R. 233-84 du code du travail et plus particulièrement des règles techniques de son annexe I et des arrêtés pris en application, en particulier celui du 18 décembre 1992 relatif aux coefficients d’épreuves sta- tique et dynamique et aux coefficients d’utilisation des câbles, chaînes et cor- dage. Il doit également être muni du mar- quage CE et être accompagné de la déclaration CE de conformité établi par le constructeur. • Le matériel mis en service entre le 1er janvier 1993 et le 31 décembre 1994 doit être conforme à l’une ou l’autre des deux options citées ci-des- sus, dans leur intégralité, sans mixage. • L’installation doit en plus satisfaire au décret du 14 novembre 1988 modifié, relatif à la protection des travailleurs dans les établissements qui mettent en œuvre des courants électriques et aux textes pris en application. L’ensemble de ces dispositions est applicable à tous les appareils, y com- pris ceux qui ont été construits par l’uti- lisateur, pour son propre usage. La normalisation Antérieurement au 1er janvier 1995, la normalisation avait un caractère volontaire, sauf pour les marchés publics et pour certaines normes ren- dues d’application obligatoire par voie d’arrêtés. À partir du 1er janvier 1995, les normes européennes harmonisées (adoptées par l’ensemble des pays membres de l’union européenne) ne peuvent en aucun cas être rendues d’application obligatoire mais doivent être reprises dans leur intégralité par les organismes de normalisation nationaux. L’utilisation volontaire des normes européennes harmonisées par les constructeurs de matériel donne une présomption de conformité du matériel aux textes réglementaires. Lorsque cette possibilité est utilisée par le constructeur, celui-ci doit mentionner les références des normes harmoni- sées, dont il a fait usage, dans la décla- ration CE de conformité qui doit être jointe à la livraison du matériel.
  • 13. 12 Normes Pour les ponts roulants, les normes ou les projets (notés Pr) suivants s’appli- quent : • Pr EN 15011 : Appareils de levage à charge suspendue – Ponts roulants et portiques ; • NF EN 14492-1 : Appareils de levage à charge suspendue. Treuils et palans motorisés. Partie 1 : Treuils motorisés ; • NF EN 14492-2 : Appareils de levage à charge suspendue. Treuils et palans motorisés. Partie 2 : Treuils motorisés. D’autres normes, citées dans les docu- ments précédents, sont également applicables. Il existe également les règles de la Fédération européenne de la manuten- tion (FEM). Ces « règles pour le calcul des appareils de levage », établies par la FEM, définis- sent les règles de calcul à appliquer en fonction d’une classification des appa- reils qui prend en compte la nature de leur charpente, le type des mécanismes et les sollicitations auxquelles ils sont soumis (charge nominale, vitesses de levage et de déplacement, action du vent...) et de leurs conditions de service et d’emploi (durée journalière d’utilisa- tion, spectre des charges...). C’est ainsi que les mécanismes sont classés par groupes d’utilisation en fonction du service auquel ils sont assujettis ; le groupe d’utilisation auquel appartient un mécanisme est déterminé par : • la classe de fonctionnement qui caractérise le temps moyen de fonc- tionnement du mécanisme (en mouve- ment) par jour ; il y a huit classes de fonctionnement ; • lʼétat de sollicitation qui précise dans quelle mesure un mécanisme ou l’un de ses éléments est soumis à sa sollicitation maximale ou seulement à des sollicitations réduites ; il y a quatre états de sollicitation. 2.1.2. Maintien en état de conformité du matériel L’article R. 233-1-1 du code du travail stipule : « … les équipements de travail... doi- vent être maintenus en état de confor- mité avec les règles techniques de conception et de construction appli- cables lors de leur mise en service dans l’établissement. » Une attention particulière doit porter sur le maintien en bon état de fonc- tionnement des principaux dispositifs de sécurité susceptibles d’être mon- tés sur les ponts roulants. En particu- lier (1) : • les limiteurs ou détecteurs de : – course haute et basse du crochet, – d’enroulement et de déroulement des câbles sur les treuils et tam- bours, – etc. • le limiteur de charge. Il en est de même sur le choix et l’utili- sation des crochets et accessoires de préhension (2) : • les crochets et moufles seront d’un modèle s’opposant au décrochage accidentel des fardeaux et munis de dispositifs permettant de les déplacer sans risque de coincement des mains par les câbles ou les chaînes, • les appareils de préhension élec- tromagnétique ou fonctionnant par dépression, les bennes preneuses, les grappins... doivent être munis de dispo- sitifs évitant la chute intempestive de la charge, à moins qu’ils ne soient utilisés dans des sites pour lesquels des (1) Les quelques recommandations, ci-des- sus énoncées, émanent soit de la régle- mentation, soit des règles de l’art. De nombreux autres extraits de textes régle- mentaires seront cités dans ce document. (2) Consulter le Mémento de l’élingueur, publication INRS ED 919.
  • 14. 13 mesures efficaces ont été prises afin d’interdire la présence de personnes, • etc. 2.1.3. Mise en conformité Le décret n° 98-1084 du 2 décembre 1998 transposant la directive euro- péenne 95/63/CE fixe les prescriptions techniques auxquelles doivent satis- faire les appareils de levage et machines mobiles et, donc, les ponts roulants. Les matériels mis en service avant le 1er janvier 1995 (appareils non marqués CE) et maintenus en service après le 5 décembre 2002 doivent être mis en conformité avec les prescrip- tions techniques détaillées dans les articles R-233-15 à R-233-42 du code du travail. Toutefois, le décret a posé un principe d’équivalence aux termes desquels sont considérés comme satisfaisants aux prescriptions des articles R. 233-14 à R. 233-41, les appareils de levage maintenus en état de conformité, c’est- à-dire qui satisfont aux prescriptions qui leur étaient applicables lors de leur mise en service. Pour ce prévaloir de ce principe d’équi- valence, les chefs d’établissement doivent s’assurer de la conformité effective de leurs matériels aux pres- criptions techniques de leur mise en service. 2.1.4. Vérifications Les appareils et les accessoires de levage sont soumis aux prescriptions des articles R. 233-11, R. 233-11-1 et R. 233-11-2 du code du travail, relatifs aux vérifications à effectuer à la mise en service, à la remise en service et périodiquement. La réalisation de ces vérifications doit être confiée, sous la responsabilité du chef d’établissement dans lequel les appareils sont mis en service ou utilisés, à du personnel qualifié, exerçant réguliè- rement cette activité, appartenant soit à : – l’établissement, – un établissement extérieur (le cons- tructeur par exemple), – un organisme de vérification (appelé également « organisme de contrôle » ou « organisme d’inspection »). L’arrêté du 1er mars 2004, pris en appli- cation des articles cités, précise le contenu des vérifications et les condi- tions dans lesquelles elles doivent être effectuées.
  • 15. 14 Contenu des vérifications : • l’examen dʼadéquation (art. 5 I et 7) consiste à vérifier que l’appareil est approprié aux travaux à effectuer ainsi qu’aux risques auxquels les travailleurs sont exposés et que les opérations pré- vues sont compatibles avec les condi- tions d’utilisation de l’appareil de levage définies par le fabricant, • l’examen de montage et dʼinstalla- tion dʼun appareil de levage (art. 5 II) consiste à s’assurer que l’appareil est monté et installé de façon sûre, confor- mément à la notice d’instructions du fabricant, • l’essai de fonctionnement (art.6) per- met de s’assurer du bon fonctionnement de l’appareil, dans les positions les plus défavorables, tout en sollicitant les organes mécaniques aux valeurs maxi- males de la capacité prévue par le fabri- cant et de vérifier l’efficacité des différents dispositifs de sécurité et limiteurs, • l’examen de lʼétat de conservation (art. 9) de l’appareil et de ses supports a pour but de déceler toute détériora- tion susceptible d’être à l’origine d’une situation dangereuse, • l’épreuve statique (art. 8 et 10) consiste à maintenir la charge nominale de l’appareil, multipliée par un coeffi- cient d’épreuve statique, en sollicitant au maximum les différents organes, • l’épreuve dynamique (art. 11) consiste à déplacer la charge nominale de l’appareil, multipliée par un coefficient d’épreuve dynamique, en sollicitant au maximum les différents organes. Les coefficients des épreuves statique et dynamique sont ceux qui sont définis par la réglementation en vigueur au moment de la première mise en service de l’appareil : – avant le 1er janvier 1993, coefficients 1,50 et 1,20, sauf cas particuliers (arrêté du 16 août 1951 modifié), – après le 1er janvier 1995, coefficients 1,25 et 1,10 ou ceux définis par le constructeur sous réserve de présenter un niveau de sécurité équivalent, (arrêté du 18 décembre 1992), – entre le 1er janvier 1993 et le 31 décembre 1994, l’une ou l’autre des options ci-dessus, adoptée par le construc- teur pour la conception de l’appareil. Les essais de fonctionnement et les épreuves statique et dynamique doivent solliciter au maximum les différentes parties constituantes du pont roulant et de ses supports. Ce qui implique qu’ils doivent être réalisés pour différentes positions de chariot du pont roulant et le cas échéant pour différentes capacités nominales, avec le relevé des diffé- rentes mesures représentatives de l’état de chargement : efforts, déformations... À défaut de figurer dans la notice d’ins- tructions, informez-vous auprès du constructeur des différents cas de chargement à réaliser et des moyens de mesure à mettre en œuvre. Conditions des vérifications • mise en service Les essais d’aptitude à l’emploi d’un pont roulant sont réalisées, selon les modalités définies par le constructeur après la réalisation de l’installation sur le site d’exploitation. Les différents interve- nants qui ont participé à cette installa- tion sont concernés par ces essais d’aptitude à l’emploi. Il s’agit par exemple du constructeur du pont, du maître d’œuvre du bâtiment, du concep- teur/fabricant des voies de roulement... L’utilisateur doit toutefois s’assurer de l’adéquation et du bon fonctionnement de son appareil lors de sa mise en service effective dans son établissement, qu’il s’agisse d’un appareil neuf ou d’occasion. • remise en service Les vérifications de remise en service sont obligatoires dans les cas de : – changement de site d’exploitation, – démontage et remontage de l’appareil,
  • 16. 15 – accident provoqué par la défaillance d’un organe essentiel de l’appareil (méca- nismes ou structures par exemple), – remplacement, réparation ou transfor- mation importante intéressant un organe essentiel de l’appareil de levage. (Les deux premières circonstances, bien que rares, peuvent se présenter dans le cadre d’installations portuaires ou de chantier.) • vérification générale périodique La périodicité est généralement annuelle. Les périodicités fixées par la réglemen- tation doivent être considérées comme des limites supérieures à ne pas dépasser. Des examens plus fréquents peuvent s’avérer nécessaires en fonction de l’utilisation effective des appareils et de l’agressivité de leur environnement. Les résultats des examens, essais, épreuves et mesures correctives résul- tantes doivent être consignés sur un registre de sécurité conservé dans les locaux administratifs de l’établissement (ou du chantier) ou en cas d’impossibi- lité au siège dont dépend l’établisse- ment et tenu à disposition de l’inspection du travail, des organismes de prévention (CRAM, OPPBTP... ), du CHSCT de l’établissement (et/ou du CISST) ou, à défaut, des délégués du personnel. (1) Plus vérification des dispositifs de sécurité et limiteurs (voir art. 6b et 6c). (2) Si la vérification de mise en service a été faite dans la même configuration d’emploi et toutes les vérifi- cations périodiques semestrielles ont été réalisées. (3) Pour les appareils concernés, voir articles 20-II et 20-IIII. Articlesdel’arrêté Examend’adéquation Essaide fonctionnement Examendel’état deconservation Épreuvestatique Épreuvedynamique Complément(renvoi) Fréquence Examendemontage etd’installation Aptitudeàl’emploi réaliséeparle constructeur Neuf 13 Oui 5-I 6c 14 Non 5-I 5-II 10 11 (1) Occasion 15-I 5-I 5-II 10 11 (1) Occasion, en location 15-II 5-I 5-II 6b (2) Neuf 16 Oui 7 Neuf ou occasion 17 Non 7 8 Cas général 19 5-I 5-II 9 10 11 Déplacement fréquent 20-II (2) Cas général 18 7 24 8 Cas général 23 6b 6c 9 1 an À déplacement fréquent 23a 6b 6c 9 (3) 6 mois Déplacement Cas 23a 6b en élévation général 6c 9 6 mois du poste de Mu par 23b 6b travail force humaine 6c 9 3 mois ACCESSOIRE 24 24 1 an Miseenservice dansl’établissement vérifications à la charge de lʼutilisateur APPAREILACCAPPACCAPPAREIL(art.22) Vérificationsgénérales périodiques Remise enservice Articles de l’arrêté
  • 17. 16 Le tableau page précédente résume, de façon simple, quelles sont les vérifi- cations à entreprendre (référence : arrêté du 1er mars 2004). 2.1.5. Visite approfondie En complément des vérifications défi- nies par l’arrêté du 1er mars 2004, l’ins- truction technique adoptée par le CTN de la métallurgie le 23 juin 1978 fixe les modalités d’une visite approfondie du pont roulant (voir tableau détaillé pages 14 et 15). 2.2. Concernant le conducteur Le pontier est également désigné sous le terme de pontonnier dans certaines régions et professions ; il a pour mis- sion de conduire le pont roulant. 2.2.1. Âge du conducteur Il n’y a pas d’âge minimal pour la conduite des ponts roulants, sauf sur les chantiers du bâtiment et des tra- vaux publics où il est interdit d’em- ployer des jeunes de moins de dix-huit ans à la conduite des appareils de levage (art. R. 234-18 du code du tra- vail). Cependant, l’inspecteur du travail peut, dans le cadre du contrat d’appren- tissage, accorder une autorisation spéciale en application de l’article R. 234-22 du code du travail. 2.2.2. Choix du conducteur L’article R. 233-13-19 du code du travail dispose : Il est en outre utile que l’absence de contre-indications à la conduite des ponts roulants soit attestée par le médecin du travail. 2.2.3. Formation professionnelle Aucun diplôme particulier, tel qu’un certificat d’aptitude professionnelle, n’est exigible pour la conduite des ponts roulants. En revanche, du fait des exigences de l’article R. 233-13-19 précité, il est nécessaire que le pontier reçoive une formation appropriée. À l’issue de cette formation, il est justifié de vérifier « La conduite des équipements de tra- vail mobiles automoteurs et des équi- pements de travail servant au levage est réservée aux travailleurs qui ont reçu une formation adéquate. Cette formation doit être complétée et réac- tualisée chaque fois que nécessaire. » par un examen les connaissances acquises. La recommandation R 423 préconise de délivrer une autorisation de conduite pour la catégorie d’appareil correspondante. Les catégories d’appareils sont déterminées au sein de chaque entreprise ou de chaque établisse- ment en fonction de leurs particulari- tés telles que : – mode de commande, – capacité de levage, – vitesses d’évolution, – nature des charges transportées... Le pontier, titulaire de l’autorisation de conduite pour une certaine catégorie d’appareils, ne peut conduire des appareils d’une catégorie supérieure que s’il a subi une formation de mise à niveau et un examen de conduite com- plémentaire. La formation professionnelle dispensée aux pontiers doit intégrer la formation à la sécurité prévue par le code du travail lors de l’embauche ou chaque fois que nécessaire, notamment en cas de changement de poste de travail. Dans les ateliers où les ponts roulants sont commandés depuis le sol, plusieurs personnes peuvent être autorisées
  • 18. à conduire le pont roulant sans qu’il y ait de pontier titulaire. Toutes ces personnes doivent avoir reçu une formation appropriée et être titulaires d’une autorisation de conduite pour la catégorie de pont roulant consi- dérée ; il en est de même du personnel intérimaire. 2.3. Concernant lʼutilisation 2.3.1. Réglementation La réglementation relative à l’utilisation des appareils de levage et, par consé- quent, des ponts roulants, a évolué avec la parution du décret 98-1084 du 2 décembre 1998. Les mesures d’organi- sation et conditions de mise en œuvre qui figuraient précédemment dans les décrets du 23 août 1947 et du 8 janvier 1965 ont été mises à jour et regroupées dans le livre II du code du travail (à la section 2 du chapitre III du titre III). L’arrêté du 2 mars 2004 introduit le car- net de maintenance pour chacun des appareils de levage. Ce carnet permet de consigner toutes les opérations concourant à la maintenance indispen- sable à la bonne gestion des appareils de levage. Pour une utilisation dans un établisse- ment par une ou plusieurs entreprises extérieures, le décret n° 92-158 du 20 février 1992 donne une mission de coordination générale à l’entreprise uti- lisatrice (cf. brochure INRS ED 659). Pour l’utilisation du matériel lors d’opé- rations de bâtiment et de génie civil, la loi du 31 décembre 1993 et les décrets du 26 décembre 1994 et du 4 mai 1995 transposant en droit français la directive européenne 92/57/CEE « Chantiers temporaires ou mobiles » organisent la coordination sur les chan- tiers. Ces textes prévoient notamment : – la désignation d’un coordonnateur, quelle que soit l’importance de l’ouvrage, – l’établissement d’un plan général de coordination en matière de sécurité et 17
  • 19. 18 Éléments Chemins de roulement (1) Poutres et supports. Poteaux. Passerelles et accès. Assemblages (rivets, boulons, gou- jons, soudure). Rails. Butoirs. Charpente du pont et du chariot Poutres. Sommiers. Passerelles. Assemblages. Rails. Butoirs. Mécanismes Câbles et chaînes et leurs points d’at- tache. Crochets (croc, filetage...). Défauts Dégradations. Corrosion. Déformations. Desserrages. Usure, défauts de fixation et de raccordement entre rails, état des âmes et semelles sous rails pour usage intensif. Fissures, défauts de fixation. Dégradations. Corrosion. Déformations. Desserrages. Usure. Fissures. Usure, déformation, fissures. Moyens autres que l’examen visuel à l’arrêt Contrôle géométrique (2). Contrôles non destructifs (2). Contrôle géométrique (2). Contrôles non destructifs (2). Les câbles et chaînes et leurs points d’attache sont normalement contrôlés lors des examens pério- diques (3). Contrôles non destructifs (2). Billages (2). Visite approfondie dʼune installation de pont roulant (*) Les aspects propres du pont, notamment son âge et ses conditions dʼutilisation, sont déterminants de la périodicité des visites, dans les limites réglementaires. Les indications données ne sont pas limitatives.
  • 20. 19 Éléments Écrou du crochet. Traverse (moufle). Poulies (gorge-alésage). Réducteurs (avant démontage éven- tuel). Engrenages. Axe, arbres. Paliers. Accouplements. Freins. Poulies et disques-freins. Tambour. Galets. Systèmes de graissage. Matériel électrique, hydraulique ou pneumatique Appareillage, canalisations, récepteurs. Dispositifs de sécurité. Protections Défauts Usure, déformation, fissures. Usure, déformation, fissures. Usure, déformation, fissures, faux rond, centrage. Fuites, niveau d’huile, bruits anormaux, état exté- rieur, jeu, fixations, calage. Usure, emmanchements, clavetages, portée de den- tures, centrage, faux rond. Fissures, usure, faux rond. Usure fixation. Assemblage, emmanchements, organes d’entraîne- ment. Usure des garnitures, usure des articulations, défor- mations. Usure, état de surface, centrage, faux rond, fissures, emmanchements. Usure des rainures, emmanchements, points d’at- tache, flasques. Usure, emmanchements, fissures. État, serrage des connections, étanchéité, isolement. Inefficacité. Absence, inefficacité. Moyens autres que l’examen visuel à l’arrêt Contrôles non destructifs (2). Billages (2). Contrôles non destructifs (2). Billages (2). Comportement en marche à vide, contrôles non des- tructifs (2). Comme en examen périodique. Contrôles non destructifs (2). Comme en examen périodique, avec essai. Contrôles non destructifs (2). Contrôles non destructifs (2). Contrôle géométrique (2). Mesures (2). (1) Pour le contrôle des chemins de roulement, se référer à la norme homologuée NF E 52-121 (édition novembre 1979). (2) Ces contrôles ne seront effectués qu’à la demande expresse du vérificateur ou de l’utilisateur si l’examen visuel laisse préjuger leur nécessité. (3) En ce qui concerne la dépose des câbles, se reporter à la norme NF ISO 4309. (*) Ponts roulants définis par la norme NF E 52-120.
  • 21. 20 de protection de la santé (PGCSPS) à partir d’un volume de travaux de 500 hommes.jours. Ce plan définit, entre autres, les manutentions, les appareils de levage, les voies et les zones de circulation. Ce document doit être joint au dossier d’appel d’offres. Le chef d’établissement doit donc tenir compte des incidences éventuelles des suggestions incluses dans le PGCSPS. Avant le début des travaux et suite à une visite commune du site avec le coordonnateur, le chef d’établissement ou son représentant doit établir un plan particulier de sécurité et de protection de la santé des travailleurs (PPSPS). Établissement des consignes Le chef d’établissement ou son repré- sentant doit, en vertu de l’article R. 233-2 du code du travail, établir des consignes précisant notamment : • Les mesures de sécurité à prendre à l’occasion du service normal de l’appa- reil et notamment l’obligation d’inter- rompre l’alimentation en énergie lorsque le conducteur quitte son poste de travail. • Les précautions à prendre pour éviter les chutes d’objets, soit que ces objets soient transportés par l’appareil de levage, soit qu’ils soient heurtés par celui-ci ou par sa charge au cours de ses déplacements. • Les mesures de sécurité à imposer pour assurer la sauvegarde du person- nel participant aux opérations de visite, de graissage, de nettoyage, d’entretien ou de réparation. • Les priorités de manœuvre lorsque plusieurs appareils fonctionnent ou cir- culent dans des plans différents les uns au-dessus des autres, de façon à éviter les collisions entre les appareils et les charges (1). Pour la rédaction des consignes, le chef d’établissement a la possibilité de s’inspi- rer des mesures à prendre en compte dans les procédures et consignes figu- rant dans les recommandations R 318 de la CNAMTS. En complément des consignes d’or- dre général évoquées ci-dessus, des consignes particulières propres à chaque atelier ou chantier, voire à chaque appareil, doivent prendre en compte les particularités d’accès et de manœuvre notamment en fonction de l’environnement et de la nature des produits manutentionnés. Les consignes sont affichées dans les locaux ou emplacements où cha- cune d’elles s’applique et dans la cabine de manœuvre des appareils de levage. (1) Cf. article R. 233-13-6 du code du travail.
  • 22. 21 2.3.2. Recommandations de la Sécurité sociale En complément des textes législatifs et réglementaires en vigueur et en appli- cation du code de la sécurité sociale, la Caisse nationale de l’assurance mala- die des travailleurs salariés (CNAMTS) recommande aux chefs d’entreprise, dont tout ou partie du personnel relève du régime général de Sécurité sociale, de prendre ou de faire prendre des mesures de sécurité adoptées par les Comités techniques nationaux (CTN). Le champ d’application de ces recom- mandations peut concerner selon les cas une, plusieurs ou la totalité des quinze branches d’activité profession- nelles. Les recommandations relatives aux ponts roulants sont les suivantes : – R 423 : Ponts roulants, portiques et semi-portiques : mesures de préven- tion des accidents. Recommandation adoptée le 16 mai 2006 par le CTN de la métallurgie. – Instruction technique du 23 juin 1978 fixant les modalités d’une visite approfondie des ponts roulants qui concerne les professions de la métal- lurgie (cf. tableau pages 14 et 15). 2.3.3. Procédure dʼaccès En dehors du pontier titulaire, certaines personnes appartenant ou non à l’éta- blissement ou à l’entreprise sont ame- nées par leurs fonctions à accéder aux chemins de roulement et au pont rou- lant ; ce sont : – les cadres, la maîtrise, le personnel d’entretien, l’agent de sécurité, les secouristes, les pompiers... de l’établis- sement ou de l’entreprise, – le personnel autorisé des entreprises extérieures, – les agents des « organismes de contrôle » chargés des épreuves et des vérifications, – l’inspecteur du travail, le contrôleur de sécurité de la CRAM... Compte tenu des risques que cela représente, il convient de n’autoriser l’accès à ces personnes que si elles sont accompagnées par un agent habi- lité, en accord avec le chef d’établisse- ment ou son représentant. Les agents qui sont amenés par leurs fonctions à conduire même de façon occasionnelle un pont roulant ont bien entendu la même formation que le pon- tier et sont titulaires d’une autorisation de conduite pour la catégorie de pont roulant considérée. Dans chaque cas particulier, une pro- cédure d’accès aux abords immédiats, aux chemins de roulement et au pont roulant précise les modalités pratiques telles que : – délivrance d’une autorisation d’accès, – fixation d’un horaire, – information du pontier, – mesures particulières de sécurité...
  • 23. 23 3.1. Définitions Les poutres roulantes, ponts roulants, portiques et semi-portiques sont des appareils de levage destinés à soule- ver et à déplacer des charges ; ils se déplacent sur des chemins de roule- ment parallèles (1), leur organe de préhension (crochet ou autre acces- soire de levage) est suspendu par lʼin- termédiaire dʼun câble et de poulies à un mécanisme de levage (treuil ou palan) susceptible de se déplacer per- pendiculairement aux chemins de rou- lement de lʼappareil. Ils sont classés en groupes et calculés selon les règles de la FEM (2) et font lʼobjet de normes françaises de lʼAFNOR (3) en concordance pour lʼes- sentiel avec les règles de la FEM. Des normes européennes sont en cours dʼélaboration par le Comité euro- péen de normalisation (CEN). connaissance des ponts roulants3 (1) Hormis les ponts polaires qui se dépla- cent sur un rail circulaire. (2) FEM (Fédération européenne de la manutention). (3) AFNOR (Association française de nor- malisation).
  • 24. 24 3.2. Charpente La charpente des ponts roulants peut être réalisée selon les cas en profilés, en treillis, en caissons, en structure mécano- soudée ou mixte. Elle peut être du type monopoutre, bipoutre ou multipoutre et revêtir diverses configurations, telles que :
  • 25. 25 Les semi-portiques et por- tiques peuvent en outre être équipés dʼun ou deux avant- becs.
  • 26. 26 Les principaux éléments constitutifs de la charpente sont : – la (ou les) poutre principale, éven- tuellement renforcée par une poutre de rive, qui supporte le mécanisme de levage auquel est suspendue la charge ; – les sommiers, éléments transver- saux assemblés avec la (ou les) poutre principale, qui reposent sur les che- mins de roulement par lʼintermédiaire de galets ou de boggies ; – les contreventements horizontaux et verticaux. 3.3. Mouvements et mécanismes Les différents mouvements dʼun pont roulant : levage, direction, transla- tion, orientation, sont assurés par les mécanismes décrits ci-après.
  • 27. 27 3.3.1. Levage Le mécanisme de levage assure la montée et la descente de la charge ; il est essentiellement constitué par un moteur, un frein, éventuellement un frein de sécurité, un réducteur, un tambour pour lʼenroulement du câble de levage ou, lorsquʼil sʼagit dʼun palan à chaîne, dʼune noix ou pignon à chaîne pour lʼentraînement de celle-ci. Il est désigné par lʼun des deux termes suivants : – palan, lorsque ses éléments consti- tutifs forment un ensemble compact, qui est utilisé notamment sur les poutres roulantes, les ponts et les por- tiques ; – treuil de levage, lorsque ses élé- ments constitutifs sont distincts ; il est utilisé principalement sur les appareils bipoutres. 3.3.2. Direction Le mécanisme de direction assure le déplacement du (ou des) chariot porte- palan ou du (ou des) chariot porte-treuil perpendiculairement au sens de dépla- cement du pont. 3.3.3. Translation Le mécanisme de translation assure le mouvement du pont roulant sur les chemins de roulement. Ce mouvement est assuré : – soit par un moteur commandant un arbre de transmission relié aux galets de roulement, – soit par deux ou quatre moteurs syn- chronisés entraînant chacun un galet de roulement. 3.3.4. Orientation Le mécanisme dʼorientation ou de gira- tion assure la rotation de la charge autour dʼun axe vertical ; il peut être intégré au chariot porte-treuil, à lʼor- gane de préhension (crochet à rotation motorisée) ou à un accessoire de levage.
  • 28. 28 3.4. Commandes Dʼune façon générale, les ponts rou- lants sont commandés à partir dʼune cabine ou du sol ; plus rarement, ils sont automatisés en tout ou en partie. 3.4.1. Commandes en cabine Elles procurent au pontier une meil- leure visibilité de la charge et de lʼitiné- raire à emprunter. Elles offrent la possibilité de protéger le pontier contre : – les intempéries : chaleur, froid, cou- rants dʼair, averses de pluie..., notam- ment lorsque lʼappareil est à lʼextérieur, – les nuisances industrielles : chaleur, rayonnements, poussières, vapeurs nocives, à condition dʼêtre spéciale- ment équipées. Elles peuvent être fixes, mobiles ou orientables. Elles sont notamment utilisées lorsque les tâches à effectuer nécessitent la présence dʼun pontier à temps complet.
  • 29. 29 3.4.2. Commandes au sol Les commandes au sol sʼeffectuent à lʼaide dʼune boîte à boutons pendante ou dʼune télécommande, plus rarement à partir dʼun pupitre fixe. Les commandes au sol sont admis- sibles pour des vitesses de direction et de translation compatibles avec le déplacement dʼun homme au pas et avec lʼencombrement au sol. Les valeurs optimales de ces vitesses sont respectivement 30 et 40 mètres par minute, elles ne doivent pas dépas- ser 40 et 60 mètres par minute (1). (1) Voir la norme française NF E 52-125. (2) Voir la norme française NF E 52-124. Boîte à boutons pendante La boîte à boutons poussoirs (2) est suspendue au pont roulant ; elle peut être selon les cas : – fixée à lʼextrémité de la poutre princi- pale ; – mobile le long de la poutre principale (cette disposition est particulièrement conseillée) ; – fixée au palan ou au chariot porte- treuil. Elle est équipée dʼune clé ou dʼun dis- positif de verrouillage qui permet au pontier titulaire dʼinterdire toute ma- nœuvre, notamment : – lorsque certains travaux à exécuter sur le pont roulant ne peuvent se faire que sous tension ; – lorsque le conducteur, également chargé de lʼamarrage, est amené à abandonner la boîte de commande pour effectuer certaines manœuvres dʼélingage ; – lorsque, dans le cas de plusieurs ponts circulant sur le même chemin de roulement, lʼun de ceux-ci doit être immobilisé. À défaut dʼune suspension antigiratoire de la boîte à boutons, il est nécessaire dʼapposer sur le pont un repérage visible du sol correspondant à celui qui figure sur la boîte à boutons.
  • 30. 30 Télécommandes La transmission des ordres du boîtier de commande aux organes de com- mande des différents mécanismes du pont roulant se fait soit par voie hert- zienne, soit par rayonnement infra- rouge. L’installation et l’exploitation d’un sys- tème de télécommande sur un pont roulant nécessitent des précautions particulières pour éviter qu’il ne soit à l’origine de nouveaux risques (1). 3.4.3. Automatismes Pour des utilisations plus particulières telles que manutention de produits en vrac et de ferrailles, transfert de pièces, stockage de colis, bobines, etc., cer- tains ponts roulants sont automatisés en tout ou en partie. La zone de travail ou d’évolution du pont est par exemple délimitée par une clôture dont le franchissement entraîne l’arrêt immédiat de tous les mouve- ments de l’appareil. 3.5. Câble, moufle et crochet 3.5.1. Câble de levage Le câble est choisi par le constructeur du pont roulant en tenant compte de ses caractéristiques, de celles de l’ap- pareil et de l’usage auquel il est destiné. Le câble doit être surveillé et remplacé périodiquement car son usure, qu’il faut considérer comme normale, diminue sa résistance ; continuer à l’utiliser peut devenir dangereux. Certains appareils travaillent dans des conditions où les câbles sont exposés à des détériorations accidentelles ; ils doivent être particulièrement surveillés par une personne ou un organisme compétent et remplacés dès le moindre incident. Les critères de dépose des câbles sont exposés dans la norme NF ISO 4309 (juin 2005). Le contrôle visuel de l’état superficiel des câbles est le plus répandu ; il existe également des appareils magnéto- inductifs pour le contrôle non destructif des câbles qui permettent de détecter les défauts internes tels que des fils rompus. (1) « Recommandation pour l’installation d’un système de radio-commande sur les palans électriques, ponts et portiques roulants », Syndicat de la manutention, « Sécurité des personnes liée à l’emploi de la radio-commande sur les ponts roulants, portiques et semi-portiques », GESIM.
  • 31. 31 3.5.2. Moufle et mouflage Le mouflage dʼun câble de levage sʼef- fectue à lʼaide de moufles à plusieurs réas ; il permet le levage de lourdes charges en appliquant une traction relativement faible sur le câble de levage. Il peut être par exemple à 4, 8 ou 16 brins ; lʼeffort supporté par chaque brin est alors 4, 8 ou 16 fois moins important et il faut tenir compte égale- ment de la perte de capacité due au rendement. Le mouflage permet dʼemployer des câbles de plus faible diamètre et des mécanismes plus légers. Au moment de lʼaccrochage des charges, les élingueurs doivent pouvoir déplacer le moufle, par exemple à lʼaide de poignées, sans être obligés de porter les mains sur les câbles. Il convient en outre que des dispositifs de protection soient mis en place pour éviter lʼécrasement des mains aux points rentrants de lʼenroulement des câbles sur les réas. 3.5.3. Crochet de levage Le crochet de levage du pont roulant ainsi que ceux qui équipent les élingues et autres accessoires de levage doivent être dʼun modèle sʼop- posant au décrochage accidentel de la charge. Les crochets sont en général équipés dʼun dispositif de fermeture qui prévient le décrochage accidentel des fardeaux lorsque lʼélingue ou le câble de levage nʼest pas tendu ; lorsquʼil sʼagit dʼun lin- guet de sécurité, exposé à des condi- tions dʼexploitation difficiles ou intensives, il convient de surveiller par- ticulièrement les crochets qui en sont équipés. Le remplacement du linguet de sécurité est en général une opéra- tion facilement réalisable.
  • 32. 32 3.6. Accessoires de levage Les termes « organes de préhension » et « apparaux de levage » sont égale- ment utilisés. Ce sont les élingues, les chaînes, les palonniers, les fourches suspendues, les pinces, les grappins, les ventouses à vide, les électroporteurs ainsi que tous les accessoires de préhension et les équipements de levage mus méca- niquement ou non qui permettent de suspendre une charge à un appareil de levage. Les accessoires de levage tels que bennes preneuses, électroporteurs, ventouses à vide peuvent être à lʼori- gine dʼune chute intempestive de la charge, notamment en cas de défaillance de lʼalimentation en éner- gie. Ils doivent être utilisés conformé- ment aux instructions du fabricant ; un amarrage de sécurité peut être admis, encore faut-il qu'il soit vraiment effi- cace. La seule mesure de prévention réellement efficace est, bien entendu, dʼinterdire toute présence humaine par- tout où cela peut constituer un danger, notamment dans la zone d'évolution de l'appareil. Les accessoires de levage doivent être vérifiés dans les mêmes conditions que les appareils de levage (voir tableau § 2.1.4). 3.6.1. Élingues Les élingues sont des éléments sou- ples destinés à assurer la liaison entre le crochet du pont et la charge à manu- tentionner ; elles peuvent être consti- tuées de matériaux divers tels que câbles, chaînes, cordages, fibres syn- thétiques..., mais en aucun cas de mor- ceaux de câbles usagés, prélevés sur un câble de levage déposé. Des pré- cautions particulières doivent être prises pour le stockage, lʼutilisation et lʼentretien des élingues. Les recommandations dʼusage pour quelques modes dʼélingage font lʼobjet du fascicule de documentation AFNOR E 52-151 (décembre 1981). Les élingues doivent être choisies, dis- posées et entretenues de façon à ne pas se rompre, glisser ou être détério- rées. Elles ne doivent pas être en contact direct avec des charges pré- sentant des angles vifs. Les chaînes ne doivent pas être rac- courcies au moyen de nœuds et doi- vent être protégées contre les effets dʼusure dus au frottement. Remplacez les câbles et les élingues métalliques qui présentent des hernies, étranglements, pliages ou toute autre détérioration. Tronçonnez-les pour quʼils ne puissent être réutilisés. Le mémento de lʼélingueur (édition INRS ED 919) fournit des indications détaillées sur le bon usage des élingues. En outre, les coefficients dʼutilisation à respecter pour les câbles, les chaînes de charge et les cordages en fibres naturelles ou synthétiques mis en service après le
  • 33. 33 1er janvier 1995 sont fixées par lʼarrêté du 18 décembre 1992. 3.6.2. Palonniers Les palonniers de manutention sont des matériels placés entre le crochet du pont et la charge à soulever ; ils per- mettent de multiplier le nombre de points de levage pour sʼadapter au mieux aux caractéristiques géomé- triques, aux déformations et à la résis- tance mécanique de la charge à manutentionner et de gagner de la hauteur par rapport aux élingues à deux ou plusieurs brins. Ils sont composés essentiellement dʼune ou plusieurs poutres métalliques, comportant soit un anneau de levage solidaire de la poutre principale, soit une élingue à deux ou plusieurs brins pour les suspendre au crochet du pont et de plusieurs accessoires de levage pour assurer lʼaccrochage de la charge. La charge maximale dʼutilisa- tion doit être inscrite sur les palonniers. 3.6.3. Accessoires de levage mus mécaniquement Ce sont des matériels spécialement conçus pour le transport et lʼélévation répétitive de charges à lʼaide dʼun pont roulant telles que billettes dʼacier, bobines ou paquets de tôles ou de pro- filés, bobines de papier, fûts, produits en ballots ou sur pallettes, etc. Ils permettent la préhension des char- ges sans avoir recours à lʼélingage ; ils sont commandés par le pontier. Cer- tains de ces appareils sont prévus pour le retournement des charges.
  • 34. 34 3.7. Principaux organes et dispositifs de sécurité Les ponts roulants et leurs chemins de roulement sont équipés de différents organes et dispositifs de sécurité des- tinés à prévenir, dans la mesure du possible, les accidents ou incidents qui pourraient résulter de lʼutilisation du pont. Ces organes et dispositifs facilitent dans de nombreux cas lʼex- ploitation des ponts roulants et concourent à en assurer le meilleur usage. Ils assurent notamment le contrôle et la maîtrise des mouve- ments de lʼappareil et la protection du personnel contre les risques auxquels il se trouve exposé tels quʼécrase- ment, chutes dʼobjets et chutes avec dénivellation. 3.7.1. Contrôle et maîtrise des mouvements Levage Lʼindicateur et le limiteur de charge sont particulièrement utiles lorsque les charges à manutentionner sont très diversifiées et mal connues, comme cela est le cas notamment dans les manutentions portuaires. Le limiteur de charge interdit (1) la montée en cas de surcharge, mais per- met la descente après une intervention volontaire du pontier. (1) Bien que les limiteurs et autres disposi- tifs de sécurité nʼagissent jamais directe- ment sur les moteurs mais par lʼintermé- diaire de relais, des expressions telles que « le limiteur de charge interdit la montée » sont utilisées dans ce document. Lʼinstallation dʼun limiteur de vitesse pour contrôler la descente des charges est obligatoire lorsque celle-ci se fait sous le contrôle dʼun frein qui nécessite lʼintervention du pontier pendant toute la durée de la descente et qui se trouve normalement serré dès que cette inter- vention cesse. Les limiteurs de fin de course haute, de surcourse et de fin de course basse du crochet de levage arrêtent le mouve- ment de levage. Le premier et le second évitent la dété- rioration des moufles hautes et basses en interdisant le « bloc à bloc » qui pourrait entraîner la rupture du câble de levage et la chute de la charge. Le troisième permet de conserver des tours morts de câble sur le tambour. Le limiteur dʼinclinaison des câbles sʼoppose au tirage en biais et au balan- cement des charges ; il autorise cepen- dant une très faible inclinaison compatible avec la conception et la réalisation du pont roulant. Certains ponts roulants sont munis dʼun frein de secours agissant sur le tambour du treuil de levage pour pallier la défaillance du frein principal (ponts pour le transport du métal liquide par exemple).
  • 35. 35 Direction et translation Les limiteurs de course ou fin de course des mouvements horizontaux ralentissent les mouvements puis les arrêtent avant que le chariot ou le pont roulant nʼentre en contact avec les butées dʼextrémité de voie ou avec tout obstacle permanent. Sʼil sʼagit dʼun obstacle non permanent (pont roulant en panne, échafau- dage...), des dispositions similaires peuvent être prises à titre provisoire sur les chemins de roulement, complé- tées par des sabots dʼarrêt disposés sur les rails. Le chariot, le pont roulant et les extré- mités des voies sont équipés de butoirs atténuant efficacement les chocs (absorbeurs dʼénergie par exemple) soit en fin de course, soit en cas de rencontre avec un autre pont circulant sur la même voie. Les portiques et semi-portiques dont tout ou partie du chemin de roulement est situé au niveau du sol, et par conséquent accessible, sont munis de dispositifs provoquant lʼarrêt immédiat du mouvement de translation en cas de heurt avec une personne ou un obs- tacle quelconque. Le dispositif anticollision permet de ralentir puis dʼarrêter le mouvement de translation dʼun pont roulant circulant sur la même voie, ou sur des voies parallèles situées à des niveaux diffé- rents, en évitant ainsi les accidents qui pourraient résulter de la collision des ponts roulants et de leurs charges. Il peut être mécanique, optique ou élec- tronique. Sur tous ses mouvements, le pont rou- lant doit être muni de freins capables dʼarrêter la charge ou lʼappareil dans toutes ses positions et dʼimmobiliser le pont sous lʼeffet du vent. Bon usage des limiteurs de course Les limiteurs de course ne doivent pas être utilisés en service normal, car lʼusure prématurée de ces dispositifs de sécurité en rendrait lʼutilisation hasardeuse et serait de nature à engendrer des situations de risque non maîtrisables. Ils doivent faire lʼobjet, à chaque prise de poste, dʼune vérification de leur bon fonctionnement à vitesse réduite et sans charge.
  • 36. 36 3.7.2. Organes de protection Dʼune façon générale, il convient : – dʼéviter les chutes dʼobjets du haut des ponts roulants pour soustraire le personnel aux dangers qui en résul- tent, – dʼéviter les dangers des pièces en mouvement. Les pièces mobiles se trouvant sur les ponts roulants doivent être munies de protecteurs partout où leur mouvement pourrait constituer un danger. Les galets de roulement sont munis de garde-roues, capables de limiter les conséquences dʼun déraillement, de la rupture dʼun galet ou de son arbre. Les organes mobiles des moteurs, mécanismes... du pont roulant installés en porte à faux sont munis dʼun carter ou dʼune enveloppe métallique capable de les retenir en cas de chute. Les parties amovibles telles que cou- vercles, boîtiers, enveloppes sont reliées aux bâtis de façon à éviter leur chute éventuelle. 3.7.3. Moyens de communication Le pont roulant est équipé dʼun avertis- seur sonore efficace, compte tenu du bruit habituel dans lʼatelier ou sur le chantier, actionnable depuis le poste de conduite pour effectuer les signaux sonores prévus par les consignes. Selon les nécessités de lʼexploitation, les ponts roulants à cabine peuvent être équipés de moyens de communi- cation tels que téléphone, interphone, émetteur-récepteur..., permettant au pontier dʼéchanger des informations avec le chef de manœuvre, les pontiers les plus proches, le service entretien... ou de recevoir des ordres du chef de manœuvre.
  • 37. 37 3.8. Chemins de roulement 3.8.1. Aménagement Un espace libre dʼau moins 50 centi- mères est ménagé sur les côtés des chemins de roulement entre les parties les plus saillantes du pont roulant et les obstacles fixes (1) tels que charpentes et parois du bâtiment ou les parties les plus saillantes dʼun autre pont roulant circulant au même niveau. Sur les installations anciennes encore en service, des refuges ou des boutons dʼarrêt placés au maximum tous les dix mètres sont obligatoires sʼil nʼa pas été possible de ménager un espace libre dʼau moins 50 centimètres. Du côté opposé au pont roulant, les chemins de roulement sont munis dʼun garde-corps rigide avec lisse, sous- lisse et plinthe, ou dʼune main courante rigide si le chemin de roulement est situé le long dʼun mur. Lʼaccès aux chemins de roulement pendant que les ponts roulants sont en service comporte des risques graves pour le personnel appelé à circuler ou à effectuer un travail. La meilleure mesure de prévention consiste très certainement à en inter- dire lʼaccès en service normal par un obstacle fixe dont le franchissement ou lʼouverture provoquera lʼarrêt immédiat des mouvements et à nʼautoriser lʼaccès que dans le respect de la procédure évoquée au paragraphe « Procédure dʼaccès ». (1) Dans le BTP, 60 cm (cf. art. 30 du décret du 8 janvier 1965 modifié).
  • 38. 38 3.8.2. Amarrage et calage Pour éviter les accidents qui sont dus à des mouvements intempestifs de ponts roulants après leur mise à lʼarrêt, cʼest-à-dire entre deux périodes dʼacti- vité, des moyens de calage, dʼamar- rage ou de freinage sont mis en œuvre. Ces moyens complètent lʼaction des freins de service sur les mouvements de direction et de translation ; ils sont conçus et réalisés compte tenu des plus fortes pressions dynamiques du vent prévisibles dans la région consi- dérée. Appuyer une échelle sur une poutre roulante non calée suffit à la mettre en mouvement.
  • 39. 39 3.9. Installation électrique 3.9.1. Alimentation en énergie électrique Lʼénergie électrique est en général fournie sous forme dʼun courant élec- trique triphasé, dont la tension entre phases est de 380 volts dans les cas les plus courants. Sur les ponts roulants actuellement en service, lʼalimentation en énergie élec- trique (1) a été réalisée de différentes façons selon les normes et règlements en vigueur au moment de lʼinstallation et selon la conception des ponts rou- lants et lʼutilisation qui en est faite : – par trolleys souples ou rigides à conducteurs nus (2), – par lignes dʼalimentation compactes sous gaine isolante, – par câble souple isolé en guirlande ou sur enrouleur. 3.9.2. Coupure de la ligne dʼalimentation Un interrupteur ou un disjoncteur à coupure omnipolaire est installé entre la source dʼénergie et les conducteurs dʼalimentation du pont roulant ; ce dis- positif est appelé « interrupteur tête de ligne ». Cet appareil est également muni dʼun dispositif permettant un verrouillage mécanique en position dʼouverture. Cet appareil est et doit rester parfaite- ment accessible. (1) Voir à ce sujet les dispositions générales de la Caisse régionale dʼassurance maladie dʼAquitaine (11 février 1982). (2) Le décret du 14 novembre 1988 limite lʼusage des trolleys aux seuls cas où il nʼest pas possible de mettre en œuvre une ligne de contact protégée (cas des installations soumis à rayonnement thermique). Les installations existantes doivent être mises en conformité lorsquʼelles font lʼobjet de travaux de modifications ou de renouvel- lement.
  • 40. 40 3.9.3. Coupure de lʼalimentation en énergie sur le pont roulant Un interrupteur ou un contacteur géné- ral associé à un sectionneur permet dʼisoler le pont roulant de toute source dʼénergie. Cet appareil est destiné à assurer la sécurité du personnel amené à travailler sur le pont. La commande de cet appareil doit être accessible en toute circonstance et est généralement installé en cabine ou sur le boîtier de commande au sol, par lʼintermédiaire de boutons « Marche- Arrêt » ou dʼun bouton Arrêt bistable. Lorsque plusieurs ponts circulent sur une même voie, le dispositif dʼisole- ment de chaque appareil est générale- ment verrouillable pour ne pas avoir à couper la ligne dʼalimentation com- mune. 3.9.4. Motorisation Les moteurs du pont roulant transfor- ment lʼénergie électrique en énergie mécanique soit directement (cas le plus fréquent), soit par lʼintermédiaire dʼun groupe électrohydraulique et de moteurs hydrauliques. Chaque mouvement du pont est équipé du matériel électrique suivant : – un manipulateur ou des boutons de commande (organes de service), – des relais ou des contacteurs, – un ou des moteurs et leurs freins, – des résistances ou des systèmes électroniques, qui permettent le démar- rage progressif des moteurs et le contrôle de la vitesse. Les défaillances de lʼalimentation élec- trique, des circuits internes des moteurs ou des circuits de contrôle- commande peuvent avoir pour consé- quences un mouvement à vitesse non contrôlée de la charge (appelée « dérive ») ou une inversion du sens de déplacement de la charge lors du mou- vement montée (dévirage). Des dispo- sitions constructives, appropriées telles que protection des moteurs et des cir- cuits dʼalimentation par des dispositifs à coupure omnipolaire, détecteur de présence de phase, détecteur de survi- tesse, systèmes dʼautodiagnostic de variateurs électroniques de vitesse..., permettent dʼéviter ces risques. Elles ne doivent pas être modifiées sans lʼaccord du constructeur.
  • 41. 41 3.9.5. Protection contre les contacts directs Des dispositifs matériels interdisent lʼaccès aux pièces nues sous tension (trolley et dans la cabine armoires élec- triques). Leur mise en place doit être vérifiée et leur démontage ne doit être éventuellement autorisé quʼau person- nel qualifié (électricien, électromé- canicien...). 3.9.6. Protection contre les contacts indirects Le principe régissant la protection du personnel contre les contacts indirects est essentiellement basé sur la mise à la terre et lʼéquipotentialité des masses simultanément accessibles en cas de défaut dʼisolement. Les masses dans un pont roulant sont toutes les parties métalliques de celui- ci ainsi que celles sur lesquelles il prend appui. Il convient de sʼassurer de la continuité électrique de la liaison à la terre des masses, notamment au niveau des éclissages des rails et également entre ce chemin de roulement et le pont rou- lant (surface des rails à maintenir propre). Une équipotentialité avec des éléments conducteurs voisins peut être réalisée si une élévation du potentiel de ceux-ci est susceptible de se produire.
  • 42. Ne prenez jamais les commandes dʼun pont roulant si vous ne pouvez respecter les obligations réglemen- taires qui vous concernent. Repor- tez-vous au paragraphe 2.2. Prenez connaissance des consignes dʼutilisation qui doivent être affichées à proximité de lʼaccès au pont roulant ou dans le poste de conduite. À défaut, consultez le chef dʼétablissement ou le responsable du matériel pour les obtenir. 4.1. Gestes et signaux de commandement Une parfaite connaissance des gestes et signaux de commandement est nécessaire tant pour le pontier que pour lʼagent chargé de diriger la manœuvre, dont il est fait mention à lʼarticle R. 233-13-8 du code du travail. conduite en sécurité4 43
  • 43. 44 Prise de commandement ou ATTENTION DÉPLACEMENT HORIZONTAL LENT dʼun côté de lʼautre MONTÉE normale lente DESCENTE normale lente ARRÊT DÉPLACEMENT HORIZONTAL dʼun côté de lʼautre
  • 44. 45 SIGNAUX SONORES Signal bref – Compris, je vous obéis 2 signaux brefs – Répétez, je demande des ordres Signaux longs et précipités – Garez-vous, danger immédiat Signal continu – Appareil en détresse Signaux isolés espacés – Appareil en déplacement DÉPLACEMENT DU PONT ROULANT ARRÊT EXPRESS ACCOMPAGNEMENT FIN DE COMMANDEMENT
  • 45. Une seule personne, le chef de manœuvre, est autorisée à donner des ordres au pontier par des signaux ou des gestes de commandement. Les gestes et signaux de commande- ment des engins de levage, que lʼon trou- vera précédemment, font lʼobjet dʼun tableau du fascicule de documentation E 52-401 de lʼAFNOR et dʼune affiche de lʼINRS (A 3675). 4.2 Élingage de la charge La sécurité des manutentions repose en particulier sur la bonne réalisation de lʼélin- gage des charges. Ne levez pas en une seule fois plusieurs charges élinguées séparément, même si le poids total reste dans les limites admises. Ne perdez pas de vue votre élingueur, assurez-vous quʼil sʼest écarté avant de commencer le levage. Assurez-vous que la charge est bien arrimée. La stabilité de la charge en cours de déplacement dépend essentiellement de son mode dʼélingage. Il est important que vous ayez quelques notions dʼélin- gage, afin de les respecter ou de les faire respecter. Ne faites jamais dʼélingage les mains nues. Portez vos gants. Vérifiez la présence et lʼétat des linguets de sécurité des crochets. Ne placez jamais vos mains entre lʼélingue et la charge. Ne guidez pas la charge à lʼaide des élingues ; si nécessaire, utilisez une longe textile. Pour plus de détails, reportez-vous à la broche INRS ED 919, Mémento de lʼélin- gueur. La charge maximale dʼutilisation dʼune élingue (CMU) est généralement mar- quée sur lʼun des manchons de sertis- sage ou sur une plaquette fixée à lʼélingue. Elle correspond à la charge maximale que vous pouvez suspendre sur lʼélingue, utilisée en brin simple. 46 1000 1 000 kg maxi.
  • 46. 47 Pour un angle de 60 degrés, la charge que vous pouvez soulever avec deux élingues, dʼune CMU de 1 000 kg cha- cune, nʼest pas de 2 000 kg mais de 1 700 kg. Lorsquʼune charge est suspendue à lʼaide de deux élingues, la charge de cha- cune des deux élingues dépend de lʼangle quʼelles forment entre elles. 1000 60° 1000 1 700 kg maximum Angle d'élingage Il convient également de réduire la capa- cité dʼune élingue utilisée en brin simple, lorsque le mode dʼélingage provoque un pliage local du câble. La réduction dépend du facteur de mode dʼélingage. Élingage deux brins de 1 000 kg chacun Angle Charge dʼélingue admissible 15 1 950 30 1 900 45 1 800 60 1 700 Le tableau ci-dessous vous donne la valeur de la charge soulevable par un élingage réalisé à lʼaide de deux élingues dʼune capacité de 1 000 kg, en fonction de lʼangle dʼélingage. 1 500 kg maxi. 2000 Pliage local
  • 47. 48 Il faut également savoir quʼen fonction du mode dʼélingage, toutes les élingues ne participent pas au levage de la charge. En élingage trois brins, la position des points dʼélingage conditionne la valeur de la charge reprise par chacune des élingues. Pour un élingage quatre brins, en fonc- tion de la position des points dʼélingage, seules deux élingues peuvent reprendre la masse de la charge, les deux autres ne participent quʼà son équilibrage. La première préoccupation de lʼélingueur est de veiller aux conséquences dʼun glis- sement éventuel des câbles ou des chaînes sur les crochets ou sur les Brins porteurs Brins mous OUI Glissements possibles charges et de faire en sorte que celui-ci ne puisse pas se produire. OUI Glissementpossible NON
  • 48. 49 Veillez également au bon positionnement des crochets, même sʼils sont équipés dʼun linguet (risque de décrochage). Nʼaccrochez pas une chaîne par lʼinter- médiaire de lʼun de ses maillons. Quʼil sʼagisse dʼélingues textiles ou métalliques, les arètes vives des charges peuvent les endommager. Utiliser des protections. Ne raccourcissez jamais une élingue par la réalisation dʼun nœud. Ne laisser pas traîner les élingues au sol. Rangez-les sur un râtelier ou rack. Une élingue en mauvais état, déformée, cloquée, pliée, oxydée, présentant de nombreux fils cassés..., est à jeter. Mais tronçonnez-la au préalable, pour quʼelle ne puisse pas être réutilisée. AR 591 RÉDUCTION DE LʼAFFICHE INRS © AD 591 FORMAT 60 x 80 INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE ET DE SÉCURITÉ 30 RUE OLIVIER-NOYER 75680 PARIS CEDEX 14
  • 49. 4.3. Cabines 4.3.1. Accès aux cabines Lʼaccès aux cabines doit se faire dans les meilleures conditions de sécurité possibles pour le pontier ; il est inter- dit dʼemprunter les chemins de roule- ment comme passage normal dʼaccès. Toutefois, il nʼest pas interdit au pontier de traverser le chemin de roulement pour se rendre à sa cabine si elle est en face de lʼaccès normal. À noter que, dans le cadre des disposi- tions constructives : • aucun espace libre au-dessus du vide ne doit exister sur le trajet emprunté par le pontier pour rejoindre son poste de travail ; • des passerelles munies de garde- corps et des escaliers munis de ram- pes sont préférables aux échelles fixes à crinoline ; • une plate-forme aménagée à lʼarri- vée de lʼescalier ou de lʼéchelle permet dʼaccéder à la cabine ou mieux à un balcon solidaire de la cabine ; • des portillons à fermeture automa- tique asservis à la position relative du pont roulant et de la plate-forme per- mettent le passage du pontier. 50
  • 50. Ne pas tenter de franchir les por- tillons avant lʼarrêt complet du pont roulant au droit de la plate-forme dʼaccès. En service normal, ne pas tenter dʼac- céder au pont roulant lorsquʼil nʼest pas à son point normal dʼaccès. Lorsque le pont roulant est immo- bilisé accidentellement, le pontier doit pouvoir quitter son poste de tra- vail : • dès que le pont roulant a été ramené par le service entretien à son point nor- mal dʼaccès ; • en utilisant un moyen dʼévacuation, ce qui nécessite que le pontier soit entraîné à lʼutilisation de ce mode dʼévacuation, notamment lorsquʼil sʼagit dʼune échelle de corde ou dʼun descenseur individuel ; • en circulant sur les chemins de rou- lement, aménagés comme il est dit au § 3.8.1., si la cabine est trop éle- vée au-dessus du sol ou quʼelle se trouve à lʼaplomb dʼune zone dange- reuse. 51
  • 51. 52 4.3.2. Chauffage, ventilation Pendant la saison froide, les cabines sont chauffées, généralement à lʼaide de convecteurs électriques correcte- ment fixés. Les braseros et les résis- tances incandescentes sont interdits en raison des risques dʼintoxication et dʼincendie. En outre, les cabines doivent être amé- nagées pour mettre le pontier à lʼabri des fumées, gaz, vapeurs toxiques, rayonnements et autres émanations nuisibles. Une climatisation avec filtration et épu- ration de lʼair constitue une excellente solution pour les cas difficiles. 4.3.3. Visibilité Les cabines de pont roulant sont nor- malement aménagées pour que le pon- tier puisse suivre les manœuvres depuis son poste de travail sans avoir à se pencher à lʼextérieur. Il convient de nettoyer régulièrement le pare-brise, les glaces, les rétroviseurs, de vérifier le bon fonctionnement des essuie-glaces (ponts roulants situés à lʼextérieur) et dʼenlever tout ce qui pourrait gêner la visibilité. Dans la mesure du possible, le net- toyage de la face extérieure des vitrages se fait depuis une passerelle munie de garde-corps ou, à défaut, depuis lʼintérieur de la cabine ; la sécu- rité du personnel contre les chutes doit être assurée.
  • 52. Ne pas abandonner dʼoutils, de chif- fons, dʼobjets divers susceptibles de se déplacer au cours du travail et de blo- quer accidentellement une commande ou de provoquer une chute. Utiliser selon les cas le coffre à outils ou la boîte à déchets métalliques ; ne pas omettre de refermer le couvercle de la boîte à déchets et de la vider régulièrement. 4.3.5. Protection incendie Un extincteur est fixé sur un support dans la cabine. Il permet de combattre efficacement tout début dʼincendie, sous réserve quʼil soit adapté à la nature du feu. De plus, il conviendra de sʼassurer que le produit dʼextinction est adapté au type de feu quʼil pourrait être appelé à combattre (cf. la brochure INRS ED 802 Les extincteurs mobiles). Dans le cadre de la formation à la sécurité, le pontier a appris à se servir correctement du type dʼextincteur ins- tallé dans sa cabine. Cet extincteur est régulièrement contrôlé et entretenu soit par le service de protection incendie de lʼétablisse- ment, soit plus généralement par une société spécialisée. La date des vérifi- 53 cations et des opérations dʼentretien figure sur une étiquette apposée sur lʼextincteur. Il doit être remédié aux défectuosités constatées. Les extincteurs utilisés même partiellement doivent être signa- lés au service compétent et rechargés. Le bon état du plomb mis sur le sys- tème de percussion de lʼextincteur atteste que ce dernier nʼa pas été utilisé. 4.3.4. Propreté Le poste de conduite doit rester propre. À lʼextérieur, enlever la boue, la neige et la glace des passerelles et marche- pieds pour éviter les chutes. Ne pas laisser de chiffons ou de vête- ments à sécher sur lʼappareil de chauf- fage ou à proximité, cela pourrait provoquer un incendie.
  • 53. 54 4.4. Manœuvres des ponts commandés à partir dʼune cabine – Respecter les consignes du service et celles qui sont particulières au pont ; – porter les équipements de protection individuelle recommandés et mis à dis- position ; – rester à son poste et se tenir prêt à exécuter les ordres du chef de manœuvre ; – ne pas quitter son poste de travail sans prévenir son chef direct et sans avoir coupé lʼalimentation du pont rou- lant (cf. § 3.9.3). 4.4.1. Avant mise en route Les essais et les contrôles à effectuer avant de mettre en route un pont rou- lant à cabine diffèrent selon que le pont travaille à un seul ou à plusieurs postes. Travail à plusieurs postes Le pontier descendant, après avoir arrêté le pont roulant au droit de lʼaccès normal et quitté son poste, laisse la place au pontier montant qui en pre- mier lieu vérifie « lʼinterrupteur de cabine » : • si celui-ci est muni dʼune pancarte de consignation, il en informe son chef direct ; • si, en revanche, lʼinterrupteur nʼen est pas muni, le pontier sʼassure que : – cet interrupteur est ouvert, – les organes de service (contrôleurs,
  • 54. manipulateurs, etc.) sont effectivement au zéro, – le carnet de bord, dont la présence en cabine est souhaitable en cas de travail à plusieurs postes, ne contient pas dʼobservations éventuellement for- mulées par le pontier précédent ou par une personne du service entretien, – lʼextincteur est en place et plombé, – les moyens dʼévacuation sont en place. Avant la mise en route, procéder comme suit : • exécuter les opérations prévues aux consignes générales dʼexploitation ou particulières au pont, • vérifier quʼil nʼy a personne sur le pont et ses chemins de roulement, • fermer « lʼinterrupteur de cabine », • vérifier le bon fonctionnement des signalisations sonores et lumineuses éventuelles, • actionner lʼavertisseur de manœuvre, • faire, à petite vitesse, les essais à vide des mouvements de levage, de direction et de translation, • vérifier le bon fonctionnement des interrupteurs de fin de course et du ou des freins de levage, 55 Dans le cas dʼappareils à faible vitesse et (ou) à grande hauteur de levage, lorsque cette vérification nʼest pas compatible avec le temps dont dispose le pontier, la vérification du fonctionne- ment de lʼinterrupteur fin de course pourra se faire lors de la vérification périodique de lʼappareil ; cette périodi- cité sera fonction du taux dʼutilisation de lʼappareil, • vérifier le bon fonctionnement des freins de translation et le cas échéant du chariot, ainsi que celui des interrup- teurs de fin de course de direction et de translation. En cas dʼanomalies, le pontier avertit immédiatement son chef direct, en lui remettant la feuille de contrôle prévue à cet effet.
  • 55. 56 Travail à un seul poste Avant de rejoindre la cabine station- nant à son lieu dʼaccès normal, le pon- tier sʼassure que le pont nʼest pas consigné. En outre : • si « lʼinterrupteur tête de ligne » est verrouillé mécaniquement ou encore muni dʼune pancarte de consignation, le pontier rend compte à son chef direct de lʼimpossibilité de remplir sa mission, • si « lʼinterrupteur tête de ligne » nʼest ni verrouillé mécaniquement, ni muni dʼune pancarte de consignation, le conducteur le ferme et se rend à son pont en utilisant la voie dʼaccès prévue. En accédant au pont, le pontier pro- cède intégralement comme indiqué au paragraphe précédent.
  • 56. 57 4.4.2. Manœuvres et interdictions Chaque manœuvre doit être précédée dʼun avertissement sonore. Le pontier refuse toute manœuvre sʼil sʼavère que : • la charge est supérieure à la charge maximale du pont roulant, • la manœuvre est contraire aux consignes de sécurité, • les instructions dʼélingage ne sont pas respectées (voir § 4.2). Le pontier arrête immédiatement la manœuvre au cas où plusieurs per- sonnes commandent en même temps ou si les gestes ne sont pas parfaite- ment compréhensibles. Lorsque la charge nʼest pas visible par le pontier, celui-ci se fait guider par le chef de manœuvre ou, à défaut, par un agent au sol (signaleur).
  • 57. 58 Pour le levage, le pontier applique la règle des trois temps : 2. Soulever légèrement la charge pour en vérifier le bon amarrage, le bon équilibre et la bonne tenue du frein et la valeur de la charge soulevée (indica- teur ou limiteur de charge). 1. Raidir les élingues sans soulever la charge, laisser lʼélingueur sʼécarter suf- fisamment. 3. Élever la charge à hauteur de trans- port.
  • 58. Le pontier veille particulièrement à lʼin- terdiction de : • monter sur les charges ou se sus- pendre aux crochets et élingues pour se faire transporter, • manœuvrer ou manutentionner une charge dans une zone limitée par des parois ou des obstacles, si du person- nel se tient entre la charge et ces parois ou obstacles. Cʼest le cas, en particulier, des manutentions dans les casiers, les wagons, les fosses, les silos, etc. 59
  • 59. 60 Il est, de même, interdit de passer au- dessus du personnel et de certaines machines avec une charge (sauf sʼil existe un toit de protection de résis- tance suffisante), notamment au cours des transports par électroporteurs, de poches de métal en fusion, etc., ou à vide avec les élingues, chaînes ou cro- chets pendant librement à une hauteur insuffisante. Si le personnel ne sʼécarte pas suffi- samment au signal sonore, le pontier arrête immédiatement sa manœuvre. Lorsquʼil est demandé au pontier dʼac- coster le pont avec les butoirs (heur- toirs), ce ne peut être quʼà vitesse suffisamment réduite pour éviter tout choc préjudiciable au personnel (dan- ger de chute dans la cabine ou en bas du pont) et au matériel (déformation des poutres, chutes de butoirs, etc.).
  • 60. 61 4.4.3. Incidents et avaries Avaries ou mauvais fonctionnement du pont Dans ce cas : • déposer si possible la charge et la faire décrocher ; sʼil nʼest pas possible de déposer la charge, baliser au sol la zone sous la charge, pour empêcher le personnel de passer sous la charge, • amener le pont à son point dʼaccès si celui-ci peut encore se déplacer, • vérifier que les organes de service (contrôleurs, manipulateurs, etc.) sont effectivement à zéro, • ouvrir lʼinterrupteur de cabine, • placer le signal (pancarte) indiquant lʼarrêt du pont, • prévenir son chef direct, • donner au personnel chargé du dépannage toutes indications utiles sur les circonstances du mauvais fonction- nement, • le dépannage étant terminé, sʼassu- rer que le personnel dʼentretien nʼest plus présent sur les lieux, retirer le signal dʼarrêt du pont et reprendre le service. Il est interdit au pontier dʼintervenir seul sur les installations mécaniques ou électriques du pont, sauf sʼil a reçu une formation spécifique et est habilité par le responsable de lʼentretien. Panne de courant Lorsquʼune panne de courant se pro- duit, le pontier doit : • ramener au zéro les organes de ser- vice (si ceux-ci nʼy reviennent pas auto- matiquement), • si la panne se prolonge, ouvrir « lʼin- terrupteur de cabine », • placer le signal indiquant lʼarrêt du pont, • prévenir son chef direct, • si une charge est suspendue, opérer comme en cas dʼavarie (balisage de la zone au sol sous la charge…).
  • 61. 62 Incendie Agir promptement et : • en premier lieu, donner lʼalarme avec lʼavertisseur suivant le signal prévu par les consignes, • déposer rapidement la charge, si faire se peut, • ouvrir « lʼinterrupteur de cabine », • attaquer dès que possible le feu à lʼaide de lʼextincteur de cabine. Si le feu prend des proportions dange- reuses pour le pontier, il évacue dʼurgence la cabine en veillant particu- lièrement aux lignes électriques, aux ponts voisins et à tous les autres risques, et emprunte le moyen dʼéva- cuation de secours prévu à cet effet.
  • 62. 4.4.4. En fin de poste • Arrêter le pont face à la plate-forme dʼaccès ou à lʼéchelle, • ne jamais laisser une charge suspen- due au crochet, • ramener le crochet vers le haut, dans sa position normale de repos, • ouvrir « lʼinterrupteur de cabine », • tenir à jour et émarger le carnet de bord, • nettoyer et quitter la cabine, • si le pont travaille à plusieurs postes, inscrire dans le carnet de bord et infor- mer le conducteur montant des inci- dents ou nouvelles consignes reçues au cours du poste de travail, • rendre compte, sʼil y a lieu, à son chef direct, des anomalies relevées. 63
  • 63. 64 4.5. Manœuvres des ponts commandés à partir du sol 4.5.1. Avant mise en route En début de poste par le premier utili- sateur : • vérifier que le pont nʼest pas condamné en totalité ou en partie, • dans la mesure du possible, vérifier quʼil nʼy a pas dʼobstacle sur le chemin de roulement, • exécuter les opérations prévues aux consignes générales dʼexploitation ou particulières au pont dans une partie libre de lʼatelier. En cas dʼanomalies, le conducteur avertit immédiatement son chef direct. Ce dernier avise le service compétent et condamne éventuellement lʼinterrup- teur général en position dʼouverture (« interrupteur de tête de ligne »). 4.5.2. Manœuvres et interdictions • Respecter les consignes du service et celles qui sont particulières au pont. • Porter les équipements de protection individuelle prévus et mis à disposition. Le conducteur du pont peut, selon les cir- constances et les particularités de lʼéta- blissement, diriger la manœuvre, mais également élinguer la charge : dans ce cas il peut immobiliser le pont roulant en retirant la clé de la boîte à boutons. • Lorsquʼun obstacle cache la charge au conducteur, celui-ci se fait guider par un agent responsable (signaleur). • En règle générale, suivre la charge et non la précéder.
  • 64. 65 • Pour le levage, procéder en trois temps : 1. Raidir les élingues sans soulever la charge, laisser lʼélingueur sʼécarter suf- fisamment ou sʼécarter suffisamment si lʼon effectue soi-même lʼélingage. 2. Soulever légèrement la charge pour en vérifier le bon amarrage, le bon équilibre et la bonne tenue du frein et la valeur de la charge soulevée (indica- teur ou limiteur de charge). 3. Élever la charge à hauteur de trans- port. • En cas de manœuvre ou de manu- tention dans une zone limitée par des parois ou des obstacles, vérifier que les opérations ne présentent pas un danger particulier pour le personnel pouvant se tenir à proximité de la charge. • Accoster les ponts voisins et les butoirs à vitesse suffisamment réduite pour éviter tout choc préjudiciable au matériel (déformation des poutres, chutes de butoirs, etc.).
  • 65. 66 • Le pianotage est nuisible aux moteurs électriques, car il multiplie les démarrages et provoque une élévation anormale de la température des moteurs ainsi quʼune fatigue accélérée des mécanismes (réducteurs, frein, accouplements, etc.). Utiliser de préfé- rence une vitesse plus lente pour posi- tionner la charge. Il est interdit : • dʼexécuter des manœuvres contrai- res aux consignes de sécurité et aux instructions dʼamarrage, • de monter sur les charges ou de se suspendre aux crochets et élingues pour se faire transporter, • de passer au-dessus du personnel avec une charge ou, à vide, avec les élingues, chaînes ou crochets pen- dant librement à une hauteur insuffi- sante. 4.5.3. Incidents et avaries Avaries ou mauvais fonctionnement du pont Dans ce cas : • déposer si possible la charge et la décrocher ; sʼil nʼest pas possible de déposer la charge, baliser au sol la zone sous la charge pour empêcher le personnel de passer sous la charge, • amener le pont au point dʼaccès prévu pour lʼentretien si celui-ci peut encore se déplacer, • ouvrir lʼinterrupteur général « interrup- teur de tête de ligne » et le condamner, • prévenir son chef direct et donner toutes indications utiles sur les circons- tances du mauvais fonctionnement,
  • 66. • le dépannage étant terminé, le res- ponsable autorisera lʼutilisation du pont roulant après avoir fait appliquer les consignes prévues en début de poste. Panne de courant Lorsquʼune panne de courant se pro- duit, le conducteur doit : – baliser au sol, sous la charge, – prévenir son chef direct. 4.5.4. En fin de poste En fin de poste, lʼagent de maîtrise res- ponsable ou éventuellement la per- sonne quʼil désigne veille à ce que : • le pont soit arrêté dans la zone de stationnement prévue, • la boîte à boutons soit ramenée, si cela est possible, à une extrémité du pont ou à lʼemplacement prévu, • ni charge, ni élingue ne reste sus- pendue au crochet, • le crochet soit ramené vers le haut, dans sa position normale de repos (plus de 2 m de haut), • lʼinterrupteur du pont soit ouvert, • les anomalies relevées soient consi- gnées et signalées au service compé- tent. 67
  • 67. 4.6. Particularités pour les ponts roulants télécommandés La mise en place dʼune télécommande entraîne dans beaucoup dʼateliers une nouvelle organisation avec traçage dʼun itinéraire de circulation du pontier, et la mise en place le long de cet itiné- raire dʼorganes de commande dʼarrêt dʼurgence agissant sur le dispositif de coupure générale (disjoncteur général cf. § 3.9.3). La boîte de commande comporte : • toujours : – un bouton dʼarrêt, – une clef de contact ; • très souvent : – une alarme sonore, en particulier pour signaler lʼatteinte du seuil minimal de décharge de la batterie, – un dispositif de sécurité en cas de chute de lʼopérateur (inclinomètre), – un arrêt automatique si inactivité, – un avertisseur lumineux de marche sur pont, sur pupitre, ou sur les deux ; • quelquefois : – une mémorisation de lʼorientation, – un dispositif limitant lʼutilisation du pupitre émetteur à la zone dʼévolution 68 du pont (boucle inductive, réduction de puissance de lʼémetteur) ; • rarement : – un code de couleurs pour indication du sens de déplacement du pont. Lʼautorisation de conduite délivrée pour les ponts roulants à cabine ou com- mandés par boîte à boutons nʼest pas valable pour les ponts télécomman- dés ; une autorisation de conduite spé- cifique est nécessaire. DE CONDUITE
  • 68. Il doit être interdit dʼutiliser la télécom- mande en dehors du périmètre dʼévolu- tion du pont, sauf cas exceptionnel faisant lʼobjet dʼune consigne particu- lière. 4.6.1. Avant mise en route • À la position repos, le pupitre émetteur doit toujours être rangé après coupure de lʼalimentation électrique dʼémission. • Si le pont est en entretien, la manœuvre interdite au pontier fait lʼobjet dʼune signalisation. • Sʼassurer que le pont est en ordre de service (signalisation lumineuse). • Vérifier que les organes de service (combinateurs, leviers...) sont bien à zéro. • Mettre lʼémetteur en service (signalisa- tion lumineuse). • Commander lʼenclenchement du contacteur général du pont roulant. • Actionner lʼavertisseur sonore. • Essayer les différents mouvements, le fonctionnement des freins, des fins de course et de lʼinclinomètre du pupitre de commande (sʼil en est pouvu). En cas dʼanomalies, prévenir immédia- tement le chef direct. 4.6.2. Relève de poste On appelle relève de poste la transmis- sion du pupitre émetteur dʼun pontier à lʼautre, sur le site dʼutilisation ; la relève se fait en vue du pont roulant. Le pontier « terminant » vérifie que les organes de service (combinateurs, leviers...) sont à « zéro », déclenche le contacteur général du pont roulant, coupe lʼémission, puis il transmet les consignes éventuelles au pontier « pre- nant » avant de lui confier le pupitre émetteur. La remise en service du pont est assu- rée comme il est dit ci-avant. 69
  • 69. 70 4.6.4. Fin de poste • Déclencher le contacteur général du pont (signalisation lumineuse). • Couper lʼémission : signalisation lumi- neuse. • Mettre les batteries en charge sur le support approprié, enlever le clé du pupitre de commande et la ranger dans les conditions prévues par les consi- gnes particulières dʼexploitation. 4.6.3. Manœuvres Lʼutilisation de la télécommande per- met de se placer au mieux pour voir la charge, lʼélingage et lʼenvironnement et dʼassurer, si cela est possible sans risque, à la fois les fonctions de pontier et de chef de manœuvre. Les phases dʼélingage et de levage doi- vent être distinctes et sont exécutées comme indiqué précédemment au § 4.5.2.
  • 70. 4.7. Manœuvres délicates ou spéciales 4.7.1. Balancement des charges Le balancement des charges peut résulter notamment : – de lʼinertie de la charge, – de la longueur et la souplesse des câbles de levage et des élingues, – des variations de vitesse plus ou moins brusques (démarrages, arrêt, changement dʼallure...), – de la pression dynamique exercée par le vent sur la charge. Pour maîtriser le balancement des charges, il faut démarrer et arrêter les mouvements horizontaux du pont très progressivement de façon à amener la charge à la verticale du palan ou du chariot porte-treuil au moment de lʼarrêt du pont. En cours de route, accélérer quand la charge précède le pont roulant ou le chariot et ralentir quand elle reste en arrière, jusquʼà ce que le balancement de la charge soit neutralisé. Il est interdit de balancer les charges pour les déposer en un point qui ne peut être atteint normalement. 71
  • 71. 4.7.2. Tractions obliques Il est particulièrement dangereux dʼef- fectuer une traction oblique sur une charge car cette manŀ

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