Created: Rodica St ătescu Source: INTERNET Music: Ernesto Cortazar Automatic transition Nathalie Picoulet - pastelliste -
Jeune fille au bandeau
Le grand turban rouge
Divan
Le grand turban noir
Contre - jour
Turban Rayé
Grain de peau
Portrait
Etendue
Le petit turban bleu
Le grand turban bleu
Ambre
Lagune
Venise
 
Petit trois quart
Le petit triangle
Le turban noir
Bleu et or
Vert et gris
Laisser-aller
Jeune femme
Bleu glacier
Maître pastelliste au sommet de son art Nathalie fait de des œuvres de véritables scènes. Elles échappent au temps présent...
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Nathalie picoulet

pastelliste, beauty, franch painter
Published on: Mar 3, 2016
Published in: Entertainment & Humor      Business      
Source: www.slideshare.net


Transcripts - Nathalie picoulet

  • 1. Created: Rodica St ătescu Source: INTERNET Music: Ernesto Cortazar Automatic transition Nathalie Picoulet - pastelliste -
  • 2. Jeune fille au bandeau
  • 3. Le grand turban rouge
  • 4. Divan
  • 5. Le grand turban noir
  • 6. Contre - jour
  • 7. Turban Rayé
  • 8. Grain de peau
  • 9. Portrait
  • 10. Etendue
  • 11. Le petit turban bleu
  • 12. Le grand turban bleu
  • 13. Ambre
  • 14. Lagune
  • 15. Venise
  • 17. Petit trois quart
  • 18. Le petit triangle
  • 19. Le turban noir
  • 20. Bleu et or
  • 21. Vert et gris
  • 22. Laisser-aller
  • 23. Jeune femme
  • 24. Bleu glacier
  • 25. Maître pastelliste au sommet de son art Nathalie fait de des œuvres de véritables scènes. Elles échappent au temps présent mais sont empreintes par les présences qu’elles offrent un caractère charnel aussi saisissant que rare. Ces femmes sont comme indifférentes au regard qu’on porte sur elle. Si bien que le mot « femme » ne définit quasiment plus une catégorie ni un genre. C’est un point d’appui, concret, matériel, pour faire passer, faire circuler, des couleurs, des lumières, des questions, des émotions. Ce qui circule, c’est l’abondance, tout ce luxe qui échappe à celui que la société nous tend bref tout ce qu’on consomme en tant que sexe ou  spectacle, ce dont on recouvre le corps pour mieux le dénuder afin qu’il devienne usine à fantasme, bref une bêtise, toute pauvreté de fait et une absence. Nathalie Picoulet de fait souligne cette absence de sens, de but, de liens, de rapports, de sentiments. Elle crée le leurre du leurre, une  présence en creux par tout ce qui déborde à travers son art. « No ideas but in things » disait William Carlos Williams : pas d’idées si ce n’est dans des choses ou comme ici dans les êtres. L’artiste met chacune de ses femmes en situation et en dialogue. Son théâtre vient de cette façon. Son théâtre : une forme d’étonnement, l’étonnement de lancer des corps, de les sentir voler, toucher, rebondir et surtout créer un étonnement à travers le langage qui les façonne dans un ordre de la perfection. Chaque femme prend la scène par le détail, minutieux, minuscule, majuscule, décalé, triste, terrible au présent mais un présent éternel, sans passé ni avenir. L’artiste donne à ses femmes ce qui est requis au théâtre : la  présence à l’instant. Elle y parvient car  Nathalie Picoulet possède une connaissance intime et une très pratique de tous les aspects de son art. A travers lui  on a la sensation concrète que tout est possible, que tout peut arriver. L’agencement des surprises n’est pas gratuit . L’artiste cherche, plus qu’un effet esthétique,  le maintien d’une pensée en éveil. Ses images sont des moments de suspens et de remise en mouvement. Les femmes-filles sont là par l’attention portée à l’artiste à sa techniques afin que dans son théâtre des Lucioles elles jouent et ne jouent pas. C’est très impressionnant et très sérieux. C’est une histoire de trop et de pas assez, de tout et de rien, c’est politique, physique et métaphysique. C’est mettre en jeu la condition humaine à travers le désir et la séduction. Ne serait-ce pas alors que pour Nathalie Picoulet créer c’est être sexuée, avoir des limites et être illimité. Ce qui se passe en ses oeuvres nous tire aux quatre coins de l’existence. Destin et projet. Et que faire ? On n’a qu’une vie, elle est ici et maintenant l’artiste nous porte ailleurs.  Son art est donc le plus délicieusement pervers qui soit.

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