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IV.1. Relations bilatérales / Amérique du Nord et Caraïbes Ŕ 153 Ŕ
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 Accord de coopération économique et technique, signé le 06 Mai 1980 à Rabat ;
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Politique étrangère du Maroc

Les relations bilatérales avec les pays arabes revêtent une grande importance dans la politique étrangère du Royaume du Maroc. En effet, de par son appartenance au Monde arabo-musulman, le Maroc entretient et consolide des liens ancrés et enracinés dans cet espace. Le Maroc est un acteur incontournable dans les organisations régionales que compte l’espace arabo-musulman. A cet effet, le Maroc ne cesse de mettre à profit toutes les occasions pour réaffirmer avec force sa volonté et sa disposition à œuvrer et à participer activement à la réforme et à l’efficience de la Ligue des Etats Arabes, de l’Organisation de la Conférence Islamique et de l’Union du Maghreb Arabe. Sur le plan politique, le Royaume du Maroc accorde une attention particulière à ses relations avec les pays arabes, en vue d’une cohésion plus grande au sein des différentes instances régionales et internationales. Les efforts soutenus de la diplomatie marocaine convergent dans ce sens, militant en faveur des causes justes de la Nation Arabe, notamment le droit du peuple palestinien à instaurer son propre Etat indépendant, viable et souverain, avec Al Quods Acharif comme capitale, l’appui et le soutien aux efforts et initiatives contribuant à asseoir la paix et la sécurité en Iraq, au Liban, au Yémen, au Soudan et en Somalie et le respect de la souveraineté de ces Etats et de leur intégrité territoriale. Conformément aux Hautes Instructions de S.M le Roi Mohammed VI, relatives à la promotion et à la consolidation des relations bilatérales avec les pays arabes, le Maroc renforce les créneaux de la coopération bilatérale avec les pays arabes sur la base de la réactivation des différents mécanismes de coopération, et la mise en œuvre des décisions, des programmes et recommandations émanant de ces mêmes mécanismes. Le Royaume du Maroc œuvre également pour l’approfondissement du dialogue, de la concertation et de la coordination politique avec ses partenaires arabes, sur les différentes questions internationales d’intérêt commun. Le dialogue et la concertation sont également favorisés par l’échange de visites de travail entre les responsables marocains de Haut Niveau et leurs vis-à-vis arabes, notamment en ce qui a trait au développement de la coopération bilatérale, dans un contexte international marqué par des mutations politiques et économiques. Cet effort est renforcé par les travaux de commissions mixtes, de commissions de suivi et de coordination, ainsi que des différents mécanismes de dialogue et de concertation, de cellules de réflexions communes, institués dans l’objectif de donner un nouvel élan aux mécanismes de coopération non traditionnels, et de définir les secteurs stratégiques à même d’impulser un nouveau souffle à la coopération.
Published on: Mar 4, 2016
Published in: News & Politics      
Source: www.slideshare.net


Transcripts - Politique étrangère du Maroc

  • 1. Qwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwerty uiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasd fghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzx cvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmq wertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyui opasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfg hjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxc vbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmq wertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyui opasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfg hjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxc vbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmq wertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyui opasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfg hjklzxcvbnmrtyuiopasdfghjklzxcvbn mqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwert yuiopasdfghjklzvbnmqwertyuiopasdf Politique étrangère du Maroc Recueil de Maryam RAHOU
  • 2. Mars 2014 diplomatie.ma Page 2 sur 214 Sigles  AE : Affaires Etrangères  Ministre / Ministère des AEC : Ministre / Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération  MAE : Ministère des Affaires Etrangères  MAEs : Ministres des Affaires Etrangères
  • 3. Mars 2014 diplomatie.ma Page 3 sur 214 Table des matières Afrique & Monde arabe Ŕ 9 Ŕ I. Union du Maghreb Arabe Ŕ 9 Ŕ I.1. Genèse Ŕ 11 Ŕ I.2. Déclaration de création de l'Union du Maghreb Arabe Ŕ 11 Ŕ I.3. Traité instituant l'Union du Maghreb Arabe Ŕ 13 Ŕ I.4. Présentation des institutions de l'UMA Ŕ 16 Ŕ I.5. Les Sommets de l'UMA et conventions signées Ŕ 17 Ŕ I.6. Extraits : Discours et Déclarations Ŕ 18 Ŕ II. Le Maroc et les pays arabes Ŕ 20 Ŕ II.1. Organisations régionales Ŕ 21 Ŕ II.1.1. Organisations Arabes et Islamiques Ŕ 21 Ŕ II.1.2. Organisation de la Conférence Islamique Ŕ 21 Ŕ II.1.3. Le Maroc et les causes islamiques Ŕ 22 Ŕ II.1.4. Le Maroc et l’action islamique commune Ŕ 23 Ŕ II.1.5. Le Maroc et le Comité d’Al-Qods Ŕ 24 Ŕ II.1.6. L’Agence Bayt Mal Al-Qods Asharif Ŕ 25 Ŕ II.1.7. La Ligue des États Arabes Ŕ 25 Ŕ II.2. Relations bilatérales Ŕ 29 Ŕ II.2.1. Algérie Ŕ 29 Ŕ II.2.2. Arabie Saoudite Ŕ 30 Ŕ II.2.3. Bahreïn Ŕ 32 Ŕ II.2.4. Comores Ŕ 33 Ŕ II.2.5. Djibouti Ŕ 34 Ŕ II.2.6. Égypte Ŕ 34 Ŕ II.2.7. Émirats Arabes Unis Ŕ 35 Ŕ II.2.8. Irak Ŕ 37 Ŕ II.2.9. Jordanie Ŕ 38 Ŕ II.2.10. Koweït Ŕ 40 Ŕ II.2.11. Liban Ŕ 40 Ŕ II.2.12. Libye Ŕ 40 Ŕ II.2.13. Mauritanie Ŕ 43 Ŕ II.2.14. Palestine Ŕ 44 Ŕ II.2.15. Qatar Ŕ 46 Ŕ
  • 4. Mars 2014 diplomatie.ma Page 4 sur 214 II.2.16. Somalie Ŕ 47 Ŕ II.2.17. Soudan Ŕ 47 Ŕ II.2.18. Sultanat d’Oman Ŕ 49 Ŕ II.2.19. Syrie Ŕ 50 Ŕ II.2.20. Tunisie Ŕ 51 Ŕ II.2.21. Yémen Ŕ 52 Ŕ III. Le Maroc et les pays d’Afrique Ŕ 53 Ŕ III.1. Organisations régionales Ŕ 55 Ŕ III.2. Organisations sous régionales Ŕ 55 Ŕ III.2.1. Organisations sous régionales en Afrique du Nord et au Sahel Ŕ 55 Ŕ III.2.2. Organisations sous-régionales en Afrique Occidentale et Centrale Ŕ 59 Ŕ III.3. Organisations régionales et interétatiques africaines Ŕ 59 Ŕ III.4. Relations bilatérales Ŕ 60 Ŕ III.4.1. Congo Ŕ 60 Ŕ III.4.2. Afrique du Sud Ŕ 62 Ŕ III.4.3. Mali Ŕ 62 Ŕ III.4.4. Sao Tome et Principe Ŕ 64 Ŕ III.4.5. Sénégal Ŕ 65 Ŕ III.4.6. Guinée Equatoriale Ŕ 66 Ŕ III.4.7. République Démocratique du Congo Ŕ 67 Ŕ III.4.8. Gabon Ŕ 68 Ŕ III.4.9. Cameroun Ŕ 70 Ŕ III.4.10. Angola Ŕ 71 Ŕ III.4.11. Côte d'Ivoire Ŕ 72 Ŕ III.4.12. République Centrafricaine Ŕ 74 Ŕ III.4.13. Bénin Ŕ 75 Ŕ III.4.14. Botswana Ŕ 76 Ŕ III.4.15. Burkina Faso Ŕ 76 Ŕ III.4.16. Burundi Ŕ 77 Ŕ III.4.17. Guinée Ŕ 79 Ŕ III.4.18. Sierra Léone Ŕ 80 Ŕ III.4.19. Zambie Ŕ 81 Ŕ III.4.20. Swaziland Ŕ 81 Ŕ III.4.21. Malawi Ŕ 82 Ŕ III.4.22. Kenya Ŕ 82 Ŕ III.4.23. Erythrée Ŕ 83 Ŕ III.4.24. Cap-Vert Ŕ 83 Ŕ III.4.25. Togo Ŕ 84 Ŕ III.4.26. Tanzanie Ŕ 84 Ŕ III.4.27. Seychelles Ŕ 85 Ŕ III.4.28. Ouganda Ŕ 85 Ŕ III.4.29. Niger Ŕ 85 Ŕ III.4.30. Lesotho Ŕ 86 Ŕ III.4.31. Namibie Ŕ 87 Ŕ III.4.32. Maurice Ŕ 87 Ŕ III.4.33. Liberia Ŕ 87 Ŕ III.4.34. Guinée-Bissau Ŕ 88 Ŕ III.4.35. Ghana. Ŕ 88 Ŕ III.4.36. Ethiopie Ŕ 89 Ŕ
  • 5. Mars 2014 diplomatie.ma Page 5 sur 214 Méditerranée Ŕ 90 Ŕ I. Partenariat Euro-méditerranéen Ŕ 90 Ŕ II. Forum Méditerranéen Ŕ 91 Ŕ III. Dialogue en Méditerranée Occidentale 5+5 Ŕ 92 Ŕ IV. L’Union pour la Méditerranée Ŕ 94 Ŕ V. Le Maroc et L'ARLEM Ŕ 95 Ŕ VI. Le Maroc et l’Assemblée Parlementaire de l’Union pour la Méditerranée Ŕ 96 Ŕ Europe Ŕ 97 Ŕ I. Le Maroc et l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe Ŕ 97 Ŕ I.1. Coopération entre le Maroc / OSCE Ŕ 97 Ŕ I.2. Relation privilégiée entre le Maroc / l’AP de l’OSCE Ŕ 98 Ŕ I.3. Evolution positive des relations Maroc / OSCE Ŕ 98 Ŕ I.4. Activités actuelles regroupant le Maroc et l’OSCE Ŕ 99 Ŕ II. Union Européenne Ŕ 99 Ŕ II.1. La profondeur historique Ŕ 100 Ŕ II.2. Statut Avancé Ŕ 101 Ŕ II.3. Accord d’Association Maroc-UE Ŕ 102 Ŕ II.4. La vocation multidimensionnelle Ŕ 102 Ŕ II.5. Déclaration du Maroc lors de la 8ème session du Conseil d'Association Maroc- Union Européenne Ŕ 104 Ŕ II.5.1. Développements politiques au Maroc Ŕ 104 Ŕ II.5.2. Questions politiques d’intérêt commun Ŕ 106 Ŕ II.5.3. Développements économiques au Maroc Ŕ 108 Ŕ II.5.4. Relations bilatérales : Maroc-Union Européenne Ŕ 110 Ŕ II.6. Sommet Maroc-Union Européenne Ŕ 113 Ŕ II.7. Parlement Européen Ŕ 117 Ŕ
  • 6. Mars 2014 diplomatie.ma Page 6 sur 214 III. Conseil de l’Europe Ŕ 117 Ŕ IV. Relations bilatérales Ŕ 121 Ŕ IV.1. Relations bilatérales / Europe méridionale Ŕ 121 Ŕ IV.1.1. Albanie Ŕ 121 Ŕ IV.1.2. Bosnie-Herzégovine Ŕ 122 Ŕ IV.1.3. Chypre Ŕ 122 Ŕ IV.1.4. Croatie Ŕ 123 Ŕ IV.1.5. Espagne Ŕ 124 Ŕ IV.1.6. France Ŕ 125 Ŕ IV.1.7. Grèce Ŕ 126 Ŕ IV.1.8. Italie Ŕ 127 Ŕ IV.1.9. Malte Ŕ 129 Ŕ IV.1.10. Portugal Ŕ 130 Ŕ IV.1.11. Serbie Ŕ 131 Ŕ IV.1.12. Slovénie Ŕ 132 Ŕ IV.1.13. Turquie Ŕ 133 Ŕ IV.2. Relations bilatérales / Europe du Nord, du Centre et de l’Est Ŕ 135 Ŕ IV.2.1. Lituanie Ŕ 135 Ŕ IV.2.2. Lettonie Ŕ 135 Ŕ IV.2.3. Estonie Ŕ 136 Ŕ IV.2.4. Suisse Ŕ 137 Ŕ IV.2.5. Liechtenstein Ŕ 138 Ŕ IV.2.6. Islande Ŕ 138 Ŕ IV.2.7. Biélorussie Ŕ 138 Ŕ IV.2.8. Allemagne Ŕ 139 Ŕ IV.2.9. Autriche Ŕ 140 Ŕ IV.2.10. Slovaquie Ŕ 141 Ŕ IV.2.11. République Tchèque Ŕ 141 Ŕ IV.2.12. Pologne Ŕ 142 Ŕ IV.2.13. Moldavie Ŕ 143 Ŕ IV.2.14. Arménie Ŕ 143 Ŕ IV.2.15. Hongrie Ŕ 143 Ŕ IV.2.16. Bulgarie Ŕ 144 Ŕ IV.2.17. Finlande Ŕ 144 Ŕ IV.2.18. Suède Ŕ 145 Ŕ IV.2.19. Danemark Ŕ 146 Ŕ Amérique Ŕ 148 Ŕ I. Les relations entre le Maroc et les pays d'Amérique Ŕ 148 Ŕ II. Organisations régionales américaines Ŕ 149 Ŕ III. La contribution du Maroc au renforcement de la coopération sud-sud avec les Amériques Ŕ 150 Ŕ IV. Relations bilatérales Ŕ 153 Ŕ
  • 7. Mars 2014 diplomatie.ma Page 7 sur 214 IV.1. Relations bilatérales / Amérique du Nord et Caraïbes Ŕ 153 Ŕ IV.1.1. Antigua-et-Barbuda Ŕ 153 Ŕ IV.1.2. Barbade Ŕ 154 Ŕ IV.1.3. Belize Ŕ 154 Ŕ IV.1.4. Canada Ŕ 155 Ŕ IV.1.5. Commonwealth des Bahamas Ŕ 155 Ŕ IV.1.6. Commonwealth de la Dominique Ŕ 156 Ŕ IV.1.7. États-Unis D'Amérique Ŕ 157 Ŕ IV.1.8. Grenade Ŕ 160 Ŕ IV.1.9. Guyana Ŕ 161 Ŕ IV.1.10. Haiti Ŕ 161 Ŕ IV.1.11. Jamaîque Ŕ 162 Ŕ IV.1.12. Sainte Lucie Ŕ 163 Ŕ IV.1.13. Saint-Christophe-et-Niévès Ŕ 164 Ŕ IV.1.14. Saint-Vincent-et-les-Grenadines Ŕ 164 Ŕ IV.1.15. Suriname Ŕ 165 Ŕ IV.1.16. Trinité-et-Tobago Ŕ 165 Ŕ IV.2. Relations bilatérales / Amérique Centrale et du Sud Ŕ 166 Ŕ IV.2.1. Argentine Ŕ 166 Ŕ IV.2.2. Bolivie Ŕ 167 Ŕ IV.2.3. Brésil Ŕ 168 Ŕ IV.2.4. Chili Ŕ 169 Ŕ IV.2.5. Colombie Ŕ 171 Ŕ IV.2.6. Costa Rica Ŕ 172 Ŕ IV.2.7. Equateur Ŕ 172 Ŕ IV.2.8. El Salvador Ŕ 173 Ŕ IV.2.9. Guatemala Ŕ 174 Ŕ IV.2.10. Honduras Ŕ 174 Ŕ IV.2.11. Mexique Ŕ 175 Ŕ IV.2.12. Nicaragua Ŕ 176 Ŕ IV.2.13. Panama Ŕ 177 Ŕ IV.2.14. Paraguay Ŕ 177 Ŕ IV.2.15. Pérou Ŕ 178 Ŕ IV.2.16. République Dominicaine Ŕ 179 Ŕ IV.2.17. Uruguay Ŕ 180 Ŕ IV.2.18. Venezuela Ŕ 181 Ŕ Asie & Océanie Ŕ 182 Ŕ I. Les relations entre le Maroc et les pays de l'Asie et de l'Océanie Ŕ 182 Ŕ II. Organisations régionales asiatiques Ŕ 183 Ŕ III. Relations bilatérales Ŕ 183 Ŕ III.1. Les Etats de l'Asie Ŕ 184 Ŕ III.1.1. Afghanistan Ŕ 184 Ŕ III.1.2. Australie Ŕ 185 Ŕ III.1.3. Azerbaïdjan Ŕ 186 Ŕ III.1.4. Bangladesh Ŕ 187 Ŕ
  • 8. Mars 2014 diplomatie.ma Page 8 sur 214 III.1.5. Cambodge Ŕ 187 Ŕ III.1.6. Chine Ŕ 187 Ŕ III.1.7. Corée du Sud Ŕ 189 Ŕ III.1.8. Inde Ŕ 191 Ŕ III.1.9. Indonésie Ŕ 192 Ŕ III.1.10. Japon Ŕ 193 Ŕ III.1.11. Kazakhstan Ŕ 195 Ŕ III.1.12. Laos Ŕ 196 Ŕ III.1.13. Malaisie Ŕ 196 Ŕ III.1.14. Myanmar Ŕ 197 Ŕ III.1.15. Ouzbékistan Ŕ 198 Ŕ III.1.16. Pakistan Ŕ 198 Ŕ III.1.17. Philippines Ŕ 199 Ŕ III.1.18. Singapour Ŕ 200 Ŕ III.1.19. Thaïlande Ŕ 200 Ŕ III.1.20. Turkménistan Ŕ 201 Ŕ III.1.21. Vietnam Ŕ 202 Ŕ III.2. Les Etats Insulaires du Pacifique Ŕ 202 Ŕ III.2.1. Nouvelle-Zélande Ŕ 203 Ŕ III.2.2. Iles Fidji Ŕ 203 Ŕ III.2.3. Kiribati Ŕ 204 Ŕ III.2.4. Iles Marshall Ŕ 204 Ŕ III.2.5. Micronésie Ŕ 204 Ŕ III.2.6. Nauru Ŕ 204 Ŕ III.2.7. Palau Ŕ 205 Ŕ III.2.8. Iles Salomon Ŕ 205 Ŕ III.2.9. Samoa Ŕ 205 Ŕ III.2.10. Tuvalu Ŕ 205 Ŕ III.2.11. Vanuatu Ŕ 205 Ŕ Organisations & Groupements internationaux et régionaux Ŕ 207 Ŕ I. Le Maroc et l'Organisation des Nations Unies Ŕ 207 Ŕ II. Le Maroc et l'Organisation Traité Atlantique Nord Ŕ 208 Ŕ II.1. Le Nouveau Concept Stratégique de l’OTAN Ŕ 209 Ŕ II.2. Etat d'avancement des relations entre le Maroc et l'OTAN Ŕ 209 Ŕ III. Le Maroc et le Mouvement des Non Alignés Ŕ 210 Ŕ IV. Le Maroc et le Groupe des 77 Ŕ 211 Ŕ
  • 9. Mars 2014 diplomatie.ma Page 9 sur 214 Afrique & Monde arabe I. Union du Maghreb Arabe L’édification d’un espace maghrébin a toujours été une priorité de la politique étrangère du Royaume du Maroc. Les grands rendez-vous de ce processus se sont déroulés au Maroc. Cela a débuté par la création, en 1948, du Comité pour la Libération du Maghreb autour de résistants marocains, algériens et tunisiens, puis à Tanger, en 1958, par la Conférence des Partis politiques maghrébins. Ce processus de quatre décennies, marqué par d’importants efforts diplomatiques et politiques, a été couronné par la signature du Traité de Marrakech, en 1989, instituant la création de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) et déclenchant l’institutionnalisation de la coopération intermaghrébine. C’est un événement historique qui restera gravé dans la mémoire des peuples maghrébins. Le Maroc est guidé dans cette perspective d’union par une réelle volonté de contribuer, aux côtés de ses partenaires maghrébins, à reconstruire l'unité arabe, en amorçant l'assainissement des relations maghrébines, et en s'engageant dans une nouvelle ère plus tournée vers l’avenir. Sur la base de ce constat, le Maroc qui a inscrit l'unité maghrébine comme une option stratégique, a réaffirmée cette vision dans le préambule de la nouvelle Constitution marocaine de 2011 : « …le Royaume du Maroc, Etat uni, totalement souverain, appartenant au Grand Maghreb, réaffirme ce qui suit et s’y engage : œuvrer à la construction de l’Union du Maghreb, comme option stratégique. ». De ce fait, le Maroc considère que la construction de l’édifice Maghrébine est une stratégie prioritaire de sa politique étrangère et s’engage fermement avec ses paires à réaliser ce rêve maghrébin et œuvre sans relâche pour sa réalisation. Confirmant ces aspirations partagées par les peuples des cinq pays maghrébins, Sa Majesté le Roi a souligné dans son Discours adressé à la nation, le 06 Novembre 2011, à l’occasion du 36ème anniversaire de la marche verte, la nécessite de « prendre des décisions inclusives, synergiques, prospectives et courageuses. ». Sa Majesté a ajouté que « Le Maroc fut le premier à interagir avec ces mutations, à saisir les aspirations démocratiques légitimes des populations de la région et à leur témoigner sa solidarité ». Sa Majesté a, également, réitéré la disposition du Maroc à « tout mettre en œuvre, tant sur le plan bilatéral qu’au niveau régional, pour la concrétisation des attentes des générations présentes et à venir qui aspirent à l’avènement d’un ordre maghrébin nouveau, qui transcende l'enfermement dans les postures figées et les antagonismes stériles, et qui ouvre la voie au dialogue, à la concertation, à la complémentarité, à la solidarité et au développement, un Maghreb qui, fort des cinq pays qui le composent, serait un véritable moteur de l'unité arabe, un partenaire agissant de la coopération euro-méditerranéenne, un facteur de stabilisation et de sécurisation de la zone sahélo-saharienne, et un acteur structurant de l'intégration africaine. ».
  • 10. Mars 2014 diplomatie.ma Page 10 sur 214 Le Discours Royal, dans sa portée stratégique, régionale et internationale, a tracé une feuille de route pour une action maghrébine portée sur l’avenir, qui nécessite plus d’efforts de toutes les parties concernées en vue de l’édification d’un nouvel espace maghrébin intégré de nature à répondre aux aspirations des peuples maghrébins à l’union, au progrès et au développement. Dès lors, le Maroc, qui abrite le siège du Secrétariat Général de l’UMA, s’acquitte régulièrement de la totalité de ses obligations à l’égard de cette organisation et prend part, de manière active, à toutes les réunions et activités de l’Union. Les effets de la mondialisation et les répercussions de la crise financière mondiale devraient inciter les pays maghrébins à s’engager dans la voie d’un dialogue sérieux et constructif pour l’édification d’un avenir commun meilleur fondé sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats membres et du respect du principe du bon voisinage tel que stipulé par l’article 15 de la Charte de l’UMA. Bien que l’état des relations politiques intermaghrébines ne répond pas aux aspirations des peuples maghrébins, le Maroc demeure convaincu que le dialogue, la concertation et l’entente constitue la voie idoine pour résoudre les conflits et les différends qui sévissent dans la région. A cet égard, le Maroc a lancé, durant ces dernières années plusieurs initiatives afin d’instaurer la confiance, renforcer les relations avec les voisins et relancer le processus de l’intégration maghrébine. Depuis le début de 2012, le Maroc s’est engagé avec ses paires à redoubler d’efforts en vue de repérer les voies et les moyens susceptibles d’insuffler un nouvel élan aux relations de coopération intermaghrébine. A cet effet, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Dr. Saâd Dine EL OTMANI, a effectué plusieurs visites dans les pays de l’UMA. Ce périple a été couronné par la tenue de la 30ème session de la réunion du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères de l’UMA, à Rabat le 18 Février 2012. Cette importante réunion a permis aux pays maghrébins d’examiner les différentes questions d’actualité de portée régionale et internationale, d’harmoniser leurs visions et leurs approches et ce, afin d’élaborer une nouvelle stratégie pour l’action maghrébine future capable de relever les défis qui menacent la sécurité et la stabilité de la région, Les événements survenus, récemment, au nord du Mali ont, également, incité les pays du Maghreb, du Sahel et leur partenaires à intensifier leur coopération pour faire face à aux nouveaux défis sécuritaires dangereux. Ce phénomène d’insécurité transcontinentale nécessite d’importants efforts de coordination et de coopération afin d’initier une approche sécuritaire intégrée, préventive, concertée et multidimensionnelle qui incorpore notamment le développement économique, la solidarité et qui prend en considération les aspects culturels, éducatifs et religieux basés sur des principes de tolérance et de modération. Le Maroc ne cesse de plaider pour une union qui se hisse au rang des autres acteurs régionaux, en œuvrant à ce qu’elle soit une force agissante au niveau régional, et international, c’est pourquoi l’intégration régionale est présente dans ses efforts inclusifs pour prendre en consécration la dimension maghrébine dans ses relations privilégiées aussi bien avec l’UE qu’avec les Etats-Unis d’Amérique. A cet égard, le Maroc considère le Statut Avancé avec l’UE comme étant le précurseur d’une relation d’envergure entre l’UMA et l’UE dont la nécessité est aussi bien économique, humaine que sécuritaire.
  • 11. Mars 2014 diplomatie.ma Page 11 sur 214 Avec les Etats-Unis, le Maroc n’a jamais cesser de rappeler l’importance du dialogue avec l’administration américaine pour la région du Maghreb et les événements survenus dans la région, particulièrement, suite aux révolutions tunisienne et libyenne ainsi que les autres développements que connait la région sahélo-saharienne et ses répercussions sur la paix et la sécurité régionale et internationale, d’où l’intérêt accordé par les Etats-Unis à la région maghrebo-sahelo-saharariénne. I.1. Genèse Les pays du Maghreb présentent de nombreuses similitudes et partagent une zone géographique caractérisée par une unité de langue, de religion et de culture. Ces points communs ont été à l’origine de plusieurs tentatives de création de structures destinées à favoriser le rapprochement entre les peuples du Maghreb. Ainsi, la région a connu des tentatives de construction d’ensemble avec les dynasties fatimide (Xème siècle), almoravide (XI-XIIème siècles) et almohade (XII-XIIIème siècles). Plus récemment, au début du XXème , une association des musulmans de l'Afrique du Nord fut créée. En 1927, alors que les pays du Maghreb luttaient pour leur indépendance, une Commission de libération du Maghreb fut fondée au Caire. De même, une Conférence des mouvements nationaux de l'Afrique du Nord s’est tenue à la fin de la deuxième guerre mondiale. En 1958, la Conférence de Tanger a permis de réunir les représentants de l'Istiqlal marocain, du FLN algérien, et du Néo-Destour tunisien. En cette année, le Maroc et la Tunisie, États indépendants, affirmaient leur solidarité avec l’Algérie en lutte. Depuis, l’idée maghrébine a progressé dans la mesure où l'on est passé de l'énoncé d'un Maghreb à trois, à celui d'un Maghreb à quatre avec la Libye, puis à cinq avec la Mauritanie, envisageant sa traduction en un processus de construction régionale. Après la tenue de la Réunion préparatoire de la Conférence au Sommet à Zeralda en Juin 1988, le Traité de Marrakech créant l'Union du Maghreb Arabe a été signé le 17 Février 1989 par les 5 Chefs d’État. I.2. Déclaration de création de l'Union du Maghreb Arabe Sa Majesté le Roi Hassan II, Roi du Maroc ; Son Excellence le Président Zine El Abidine BEN ALI, Président de la République Tunisienne ; Son Excellence le Président Chadli BEN JEDID, Président de la République Démocratique Populaire d’Algérie ; Le guide de la Révolution du 1er Septembre, le Colonel Mouamar EL KADHAFI, Président de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire et Socialiste ; Son Excellence le Colonel Mouaouia OULD SIDI AHMED TAYA, Président du Comité Militaire de Salut National, Président de la République Islamique de la Mauritanie,
  • 12. Mars 2014 diplomatie.ma Page 12 sur 214 Partant des liens existants entre nos peuples, que sont l’unité de religion, de langue et d’histoire ainsi que la Communauté d’espérances, d’aspirations et de destin, S’inspirant des glorieux faits de nos ancêtres, qui ont contribué au rayonnement de la civilisation arabo-islamique et à l’enrichissement d’une renaissance culturelle et intellectuelle qui a apporté le meilleur renfort à la lutte commune en vue de recouvrer la liberté et la dignité, Concrétisant notre commune volonté exprimée lors du Sommet de Zeralda en Algérie et qui a constitué un nouveau départ pour la recherche des voies et moyens les plus appropriés en vue de conduire à l’édification du Grand Maghreb. Conscients du fait que la réalisation des espérances de nos peuples et leurs aspirations à l’unité nécessite la conjugaison des efforts et l’instauration d’une coopération efficace entre nos Etats et une complémentarité continue dans les différents domaines. Attendu que les transformations qui d’opèrent, de même que les connexions et les complémentarités qui s’effectuent d’une façon générale du plan international et les défis qu’affrontent en particulier, nos Etats et nos peuples dans les domaines politiques, économique, culturel et social, requièrent de notre part davantage d’entraide et de solidarité et une intensification des efforts pour atteindre l’objectif recherché. Compte tenu de la nécessité pressante que nous percevons d’une conjugaison des efforts de nos Etats dans tous les domaines et d’une coordination totale entre nos politiques, nos positions et nos options économiques et sociales. Attendu que notre regroupement fera de notre région une zone de paix et de sécurité, ce qui lui permettra de contribuer davantage au renforcement des liens de coopération et de paix internationaux. Déclarant notre volonté inébranlable de consolider les fondements de la justice et de dignité pour nos peuples, et de raffermir les droits individuels et collectifs dans nos pays conformément à l’authenticité de notre civilisation et à nos valeurs spirituelles. Suivant l’exemple des projets d’unions régionales à travers le monde et la caractéristique qu’ils ont eu de progresser par étapes sûres et pondérées ainsi que la nationalité qui a marqué leur planification. Considérant que les potentialités humaines, naturelles et stratégiques des pays du Maghreb Arabe leur donnent la capacité de faire face à ces défis et de s’adapter aux évolutions attendues au cours des prochaines décennies. Ayant la certitude qu’un Maghreb Arabe ni constitue une étape essentielle sur la voie de la réalisation de l’Unité Arabe. Ayant la conviction que l’institution de l’Union du Maghreb Arabe renforcera la lutte du peuple arabe palestinien pour la libération et le recouvrement de tous ses droits nationaux imprescriptibles. Étant persuadés qu’une entité maghrébine évolutive permettra à nos États de soutenir l’action commune avec les autre pays africains frères pour le progrès et la prospérité de notre Continent africain.
  • 13. Mars 2014 diplomatie.ma Page 13 sur 214 Considérant que l’Union du Maghreb Arabe constitue le cadre idéal pour la concrétisation de la volonté de nos peuples de consolider les liens avec tous les peuples amis et de soutenir les organisations et rassemblements internationaux auxquels appartiennent nos pays. Répondant aux aspirations de nos peuples, reconnaissant le caractère délicat de la présente conjoncture de conscients de la responsabilité historique qui pèse sur nous. Réaffirmant notre attachement à vos valeurs spirituelles, à notre authenticité historique, à l’ouverture sur autrui et aux principes de l’éthique internationale. Déclarant instituée, avec l’aide de Dieu et au nom de nos peuples, l’Union du Maghreb Arabe, ensemble complémentaire aux volontés conjuguées, coopérant avec les groupements régionaux similaires, et bloc solidaire en vue de contribuer à l’enrichissement du dialogue international, déterminé à défendre les principes du bien, mobilisant ses peuples et toutes leurs potentialités pour renforcer l’indépendance des Etats parties de l’Union du Maghreb Arabe, sauvegarder leurs acquis, et œuvrer avec la communauté internationale en vue d’instaurer un ordre mondial où prévalent la justice, la dignité, la liberté et les droits de l’homme et où la coopération sincère et la respect mutuel marquent les rapports. Afin de réaliser ces objectifs, nous avons conclu le Traité qui définit les principes de l’Union et ses objectifs et en détermine les structures et appareils. Fait a Marrakech, le Vendredi 10 Rajab 1409 de l’Hégire, correspondant au 17 Février 1989. I.3. Traité instituant l'Union du Maghreb Arabe Au nom de Dieu, le clément, le miséricordieux !  Sa Majesté le Roi Hassan II, Roi du Maroc ;  Son Excellence le Président Zine El Abidine BEN ALI, Président de la République Tunisienne ;  Son Excellence le Président Chadli BEN JEDID, Président de la République Démocratique Populaire d'Algérie ;  Le leader de la Révolution du 1er Septembre, le Colonel Mouamar EL KADHAFI, Président de la Grande Jamahiriya Arabe libyenne Populaire et Socialiste ;  Son Excellence le Colonel Mouaouia OULD SIDI AHMED TAYA, Président du Comité Militaire de Salut National, Président de la République Islamique de la Mauritanie. - Ayant foi, dans les liens solides qui unissent les peuples du Maghreb Arabe et qui sont fondés sur la Communauté d'histoire, de religion et de langue ; - Répondant aux profondes et fermes aspirations de ces peuples et leurs dirigeants à l'établissement d'une Union qui renforcera davantage les relations existantes entre eux et leur donnera davantage la possibilité de réunir les moyens appropriés pour s'orienter vers une plus grande intégration ; - Conscients des effets qui résulteront de cette intégration et qui donneront la possibilité à l'Union du Maghreb Arabe d'acquérir un poids spécifique lui permettant de contribuer efficacement à
  • 14. Mars 2014 diplomatie.ma Page 14 sur 214 l'équilibre mondial, de consolider les relations pacifiques du sein de la communauté internationale et consolider la paix et la sécurité internationales ; - Considérant que l'édification de l'Union du Maghreb Arabe nécessite des réalisations tangibles et l'instauration de règles communes concrétisant la solidarité effective entre ses composantes et grandissant leur développement économique et social ; - Exprimant leur sincère détermination à œuvrer pour l'Union du Maghreb Arabe soit un moyen de réaliser l'unité arabe complète et un point de départ vers une union plus large, englobant d'autres États arabes et africains. Sont convenus de ce qui suit : Article 1 : il est institué, en vertu de ce Traité, une Union dénommée : Union du Maghreb Arabe. Article 2 : l'Union vise à :  Renforcer les liens de fraternité qui unissent les États membres et leurs peuples ;  Réaliser le progrès et la prospérité des sociétés qui les composent et la défense de leurs droits ;  Contribuer à la préservation de la paix fondée sur la justice et l'équité ;  Poursuivre une politique commune dans différents domaines ;  Œuvrer progressivement à réaliser la libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux. Article 3 : la politique commune mentionnée dans l'article précédent a pour but la mise en œuvre des objectifs suivants :  Sur le plan international : la réalisation de la concorde entre les États membres et l'établissement d'une étroite coopération diplomatique fondée sur le dialogue ;  Sur le plan de la défense : la sauvegarde de l'indépendance de chacun des États membres ;  Sur le plan économique : la réalisation du développement industriel, agricole, commercial, social des États membres et la réunion des moyens nécessaires à cet effet, notamment en mettant sur pied des projets communs et en élaborant des programmes globaux et sectoriels ;  Sur le plan culturel : l'établissement d'un coopération visant à développer l'enseignement aux différents niveaux, à préserver les valeurs spirituelles et morales inspirées des généreux enseignements de l'Islam et à sauvegarder l'identité nationale arabe en se dotant des moyens nécessaires pour réaliser ces objectifs, notamment pour l'échange des enseignants et des étudiants et la création d'institutions universitaires et culturelles. Ainsi que d'instituts de recherche maghrébins. Article 4  L'Union est dotée d'un Conseil Présidentiel composé des Chefs d'État membres et qui est l'organe suprême de l'Union ;  La présidence du Conseil est assurée, pour une période d'une année, par rotation entre les Chefs d'État des pays membres. Article 5 : le Conseil Présidentiel de l'Union tient ses sessions ordinaires une fois par an. Toutefois, le Conseil peut tenir des sessions extraordinaires chaque fois que cela est nécessaire.
  • 15. Mars 2014 diplomatie.ma Page 15 sur 214 Article 6 : le Conseil Présidentiel est seul habilité à prendre des décisions. Ces décisions sont prises à l'unanimité des membres. Article 7 : les Premiers Ministres des États membres, ou ceux qui en font fonction, peuvent se réunir chaque fois que cela est nécessaire. Article 8 : l'Union comprend un Conseil des Ministres des Affaires Étrangères qui prépare les sessions du Conseil Présidentiel et examine les questions, que lui soumettent le Comité de suivi et les Commissions Ministérielles Spécialisées. Article 9 : chaque État membre désigne, parmi les membres de son Gouvernement ou de son Comité Populaire Général, un membre qui sera chargé des affaires de l'Union. Ces membres constitueront un Comité qui se chargera du Suivi des affaires de l'Union et qui soumettra les résultats de ses travaux au Conseil des Ministres des Affaires Étrangères. Article 10 : l'Union est dotée de Commissions Ministérielles spécialisées instituées par le Conseil Présidentiel qui en définit les compétences. Article 11 : l'Union est dotée d'un Secrétariat Général permanent créé par le Conseil Présidentiel qui en fixe le siège et les attributions et désigne le Secrétaire Général. Article 12  L'Union dispose d'un Conseil Consultatif composé de trente représentants par pays, choisis par les organes législatifs des États membres ou conformément aux règles internes de chaque État ;  Le Conseil Consultatif tient une session ordinaire chaque année, de même qu'il se réunit en session extraordinaire à la demande du Conseil Présidentiel ;  Le Conseil Consultatif donne son avis sur tout projet de décision que lui soumet le Conseil Présidentiel comme il peut présenter au Conseil toutes recommandations pouvant renforcer l'action de l'Union et la réalisation de ses objectifs ;  Le Conseil Consultatif élabore son règlement intérieur et le soumet au Conseil Présidentiel pour approbation. Article 13  L'Union est dotée d'une Instance Judiciaire composée de deux juges de chaque État, qui seront désignés pour une période de six ans, et renouvelée par moitié tous les trois ans. Cette instance élit son Président parmi ses membres pour une période d'une année ;  Ladite instance a pour compétence de statuer sur les différends relatifs à l'interprétation et à l'application du Traité et des Accords conclus dans le cadre de l'Union, que lui soumet le Conseil Présidentiel ou un État partie au différend, conformément aux dispositions du Statut de l'instance. Ses jugements sont exécutoires et définitifs ;  L'instance judiciaire donne des avis consultatifs au sujet de questions juridiques que lui soumet le Conseil Présidentiel ;  Ladite Instance prépare son Statut et le soumet à l'approbation du Conseil Présidentiel. Ce statut fait partie intégrante du présent Traité ;  Le Conseil Présidentiel fixe le siège de l'Instance Judiciaire et arrête son budget.
  • 16. Mars 2014 diplomatie.ma Page 16 sur 214 Article 14 : toute agression contre un État membre est considérée comme une agression à l'égard des autres États membres. Article 15  Les États membres s'engagent à ne permettre sur leurs territoires respectifs aucune activité ni organisation portant atteinte à la sécurité, à l'intégrité territoriale ou au système politique de l'un des États membres ;  Ils s'engagent également à s'abstenir d'adhérer à tout pacte, ou alliance militaire ou politique, qui serait dirigé contre l'indépendance politique ou l'unité territoriale des autres États membres. Article 16 : les États membres sont libres de conclure tout Accord bilatéral entre eux ou avec d'autres États ou groupements, tant que ces Accords ne sont pas contraires aux dispositions du présent Traité. Article 17 : les autres États appartenant à la Nation Arabe ou à la Communauté africaine peuvent adhérer à ce Traité sur acceptation des États membres. Article 18 : les dispositions de ce Traité peuvent être amendées sur proposition d'un État membre. L’amendement entrera en vigueur après sa ratification par tous les États membres. Article 19  Ce Traité entrera en vigueur après sa ratification par les États membres conformément aux procédures suivies dans chaque État ;  Les États membres s'engagent à prendre les mesures nécessaires à cet effet dans un délai maximum de six mois à partir de la signature du présent Traité. Fait à Marrakech, le jour béni du Vendredi 10 Rajab 1409 de l'Hégire (1398 du décès du Prophète) correspondant au 17 Février (nouar) 1989. Pour le Royaume du Maroc : Hassan II ; Pour la République Tunisienne : Zine El Abidine BEN ALI ; Pour la République Algérienne Démocratique et Populaire : Chadli BEN JEDID ; Pour la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne et Socialiste : Mouamar EL KADHAFI ; Pour la République Islamique de Mauritanie : Mouaouia OULD SIDI AHMED TAYA. I.4. Présentation des institutions de l'UMA Le Traité signé à Marrakech le 17 Février 1989, amendé par le Conseil Présidentiel de l’UMA établit les institutions de l’Union comme suit :  Le Conseil Présidentiel ;  Le Conseil des Premiers Ministres ;  Le Conseil des Ministres des Affaires Étrangères ;  Le Comité de suivi ;
  • 17. Mars 2014 diplomatie.ma Page 17 sur 214  Le Secrétariat Général, dont le siège est à Rabat ;  Les Commissions Ministérielles Spécialisées (Ressources Humaines, Infrastructures de base, Économie et Finances, et Sécurité alimentaire). Aux structures gouvernementales s’ajoutent le Conseil Consultatif dont le siège est à Alger, l’Université Maghrébine sise à Tripoli, l’Académie Maghrébine des Sciences à Tripoli, l’Instance Judiciaire à Nouakchott et la Banque Maghrébine pour l’Investissement et le Commerce Extérieur à Tunis. Depuis la signature du Traité de Marrakech, les pays membres de l’UMA, ont conclu 37 Accords et Conventions destinés à renforcer la coopération maghrébine dans de nombreux secteurs en vue d’arriver à une plus grande cohésion politique et à une meilleure intégration économique. Les contraintes imposées par la conjoncture économique (crise financière internationale, tendance actuelle de formation de blocs économiques, approche des échéances de la mise en place d’une Zone de Libre Echange euro-méditerranéenne), imposent aux pays de l’UMA de s'atteler à la construction d’une économie maghrébine intégrée. Dans cette perspective, le parachèvement des structures de l'UMA telles qu'elles sont prévues par le Traité constitutif doit être poursuivi. Sur un autre plan, les pays de l’UMA sont impliqués dans plusieurs fora régionaux comme le processus de Barcelone, l’Union pour la Méditerranée, le dialogue 5+5. A ce titre, la coordination entre les membres de l’UMA est appelée à prendre plus d’ampleur. I.5. Les Sommets de l'UMA et conventions signées Dans les sommets de l’UMA on trouve :  Sommet de Tunis les 21-23 Janvier 1990 ;  Sommet d’Alger les 21-23 Juillet 1990 ;  Sommet de Ras Lanouf (Libye) les 10-11 Mars 1991 ;  Sommet de Casablanca (Maroc) les 15-16 Septembre 1991 ;  Sommet de Nouakchott les 10-11 Novembre 1992 ;  Sommet de Tunis les 02-03 Avril 1994. Conventions maghrébines signées :  Convention relative à la médecine vétérinaire et la coopération dans le domaine de la santé animale entre les pays de l’UMA, 10 Mars 1991 à Ras Lanouf ;  Convention commerciale et tarifaire entre les pays de l’UMA, 10 Mars 1991 à Ras Lanouf ;  Convention de coopération dans le domaine maritime entre les pays de l’UMA, 1991 à Ras Lanouf ;  Accord postal entre les pays de l’UMA, 10 Mars 1991 à Ras Lanouf ;  Accord de poste rapide entre les pays de l’UMA, 10 Mars 1991 à Ras Lanouf ;  Accord des plis postaux entre les pays de l’UMA, 10 Mars 1991 à Ras Lanouf ;  Convention de coopération juridique et de justice entre les pays de l’UMA, 10 Mars 1991 à Ras Lanouf ;  Convention de la sécurité sociale entre les pays de l’UMA, 10 Mars 1991 à Ras Lanouf ;
  • 18. Mars 2014 diplomatie.ma Page 18 sur 214  Pacte maghrébin relatif à la protection de l’environnement et le développement durable, 01 Novembre 1992 à Nouakchott ;  Convention relative à l’organisation judicaire commune entre les pays de l’UMA, 11 Novembre 1992 à Nouakchott ;  Convention de coopération culturelle entre pays de l’UMA, 11 Novembre 1992 à Nouakchott ;  Convention relative à la reconnaissance mutuelle de permis de conduire entre les pays de l’UMA, 11 Novembre 1992 à Nouakchott ;  La réglementation commune pour l’accès aux instituts judicaires dans les pays de l’UMA, 11 Novembre 1992 à Nouakchott ;  Convention de l’organisation des marchés publics dans le domaine de l’équipement et les travaux publics entre les pays de l’UMA, 11 Novembre 1992 à Nouakchott ;  Protocole no 6 instituant les conditions de production, d’importation et d’offres en gros de médicaments des animaux entre les pays de l’UMA, 11 Novembre 1992 à Nouakchott ;  Protocole no 7 traçant les conditions sanitaires vétérinaires d’importation des bovins vivants et de la viande bovine des pays non membre de l’UMA, 11 Novembre 1992 à Nouakchott ;  Prix du Maghreb Arabe de la création culturelle, 11 Novembre 1992 à Nouakchott ;  Déclaration relative à la création d’une Zone de Libre Echange Maghrébine entre les pays de l’UMA, 04 Février 1994 ;  Convention de coopération inter administrative pour lutter contre les contraventions douanières et de sa répression entre les pays de l’UMA, 02 Avril 1994 à Tunis ;  Protocole relatif aux règles d’origines entre les pays de l’UMA, 02 Avril 1994 à Tunis ;  Protocole relatif à l’application du droit de compensation unique d’un taux de 17.5% entre les pays de l’UMA, 02 Avril 1994 à Tunis ;  Convention relative au Comité Maghrébin d’Assurance-Réassurance, 02 Avril 1994 à Tunis ;  Convention d’échanges des formateurs entre administrations postales et communications des pays de l’UMA, le 02 Avril 1994 à Tunis. I.6. Extraits : Discours et Déclarations Discours de S.M le Roi Mohammed VI (Marrakech, 23/10/2007) : « Le Maroc a fait de l'intégration maghrébine un choix stratégique. A ce propos, nous tenons à réaffirmer le profond attachement du Royaume à la réalisation pleine et effective de l'Union du Maghreb Arabe, dont le traité constitutif a vu le jour, ici même, à Marrakech en 1989. Au nom de cet idéal maghrébin, le Maroc n'a cessé d'œuvrer afin de transcender les difficultés qui s'opposent à la réalisation de ce projet si vital pour les pays de la région. Le Royaume a ainsi pris l'initiative de présenter une offre sincère et audacieuse de négociation d'un statut d'autonomie de ses provinces du Sud, en vue d'aboutir à une solution politique et définitive sous l'égide des Nations Unies. Nous espérons que tous les partenaires maghrébins parviendront rapidement à une perception commune de l'avenir de cette région et apporteront leur contribution constructive à cette démarche. ». S.M le Roi félicite les dirigeants des pays maghrébins à l'occasion du 21ème anniversaire de l'UMA (Rabat, 17/02/10). S.M le Roi Mohammed VI a adressé des messages de félicitations aux chefs d'État des pays maghrébins à l'occasion du 21ème anniversaire de l'Union du Maghreb Arabe (UMA). Dans ces messages, le Souverain exprime Ses chaleureuses félicitations et Ses Vœux les meilleurs de santé, de bonheur et de longue vie aux dirigeants maghrébins et davantage de progrès et de prospérité à leurs peuples.
  • 19. Mars 2014 diplomatie.ma Page 19 sur 214 « Cet anniversaire Nous est très cher ainsi que pour nos peuples qui aspirent à la concrétisation de ce choix stratégique irréversible », indique S.M le Roi, se disant convaincu que les chefs d'État maghrébins partagent cette conviction que « la relance de l'UMA constitue une réponse aux aspirations historiques de nos peuples frères à l'unité et à la complémentarité, ainsi qu'une concrétisation d'une revendication insistante de développement global et d'intégration économique. ». A cet égard, S.M le Roi a réitéré Sa ferme détermination à continuer à œuvrer de concert avec les chefs d'État des pays maghrébins pour relancer l'UMA et surmonter les contraintes conjoncturelles qui entravent la relance de ses structures, conformément au corps et à l'esprit de la Déclaration "historique" de Marrakech. La relance de l'Union, a ajouté le Souverain, « permettra ainsi de réaliser les aspirations de Nos peuples frères à un avenir meilleur, fondé sur l'attachement aux liens nobles et séculaires de fraternité sincère, de confiance mutuelle, de bon voisinage et d'entente, et loin de toute logique de division ou d'antagonisme, en vue de mobiliser les énergies et les ressources dans le cadre d'une action sérieuse, visant à donner corps à la fraternité maghrébine et à répondre aux aspirations des générations montantes à la cohésion, l'intégration, l'unité et la complémentarité. ». Le Souverain a de même fait part de Sa grande fierté des liens personnels entre les dirigeants des pays du Maghreb ainsi que de l'héritage historique et civilisationnel et de la communauté du destin maghrébin entre les peuples de l'UMA, rappelant, à cet égard, « l'importance de la responsabilité qui nous incombe pour consolider les attaches entre nos peuples et consacrer les relations de coopération fructueuse et de solidarité agissante entre nos pays. ». S.M le Roi a conclu Ses messages en implorant le Très Haut de couronner de succès l'action des dirigeants maghrébins pour réaliser les aspirations de leurs peuples au progrès, à la prospérité, à la grandeur et à la gloire, « dans un climat d'unité, de sérénité et de stabilité. ». Discours du Ministre des Affaires Étrangères M. Taïb FASSI FIHRI au 1er Forum des pays émergents d'Afrique, du 07 au 09/04/2008 : « L’Union du Maghreb Arabe est une évidence et le non Maghreb est une anomalie. ». Elle constitue un « impératif stratégique, une opportunité économique et une exigence sécuritaire. ». L'UMA, créée en 1989, reste « la moins avancée » à l'échelle continentale. « L'Union maghrébine n'avance toujours pas, faisant constater que malgré les efforts déployés pour se rattraper sur le plan bilatéral, une intégration économique maghrébine s'impose pour aller de l'avant. ». Déclarations du Ministre des Affaires Étrangères M. Taïb FASSI FIHRI au quotidien « La Vie éco » du 25-31/07/2008 : « Le Maroc estime que l’espace euro-méditerranéen est très important à différents titres. Il en est de même, pour le monde arabe et l’Afrique (…) Au cœur de tout cela se trouve le noyau maghrébin. S.M le Roi estime que le Maghreb doit et peut être réalisé, et dans les meilleurs délais. Il s’agit là d’une aspiration exprimée par les populations, d’une opportunité économique, d’un impératif stratégique, et, enfin d’une demande des différents partenaires de la région. ». Déclarations du Ministre des Affaires Étrangères M. Taïb FASSI FIHRI devant la Chambre des Représentants, le 11/11/2008 : « La diplomatie marocaine demeure convaincue que l'édification de l'Union du Maghreb Arabe est une aspiration populaire, un choix stratégique, une nécessité sécuritaire et une opportunité pour l'intégration et le développement économique des cinq pays de l'Union. ».
  • 20. Mars 2014 diplomatie.ma Page 20 sur 214 Déclarations du Ministre des Affaires Étrangères M. Taïb FASSI FIHRI devant la Chambre des Conseillers, le 05/12/2008 : « Le Maroc demeure convaincu et attaché à l'édification de l'Union du Maghreb Arabe-UMA en tant qu'aspiration populaire, un choix stratégique, une nécessité sécuritaire et une opportunité d'intégration et de développement économique des cinq pays de la région… le Maroc, conformément à cette vision prospective visant l’établissement d’un espace géopolitique intégré, stable et solidaire, a appelé à la réouverture des frontières avec l’Algérie fermées depuis 1994 (…) Partant de sa détermination à renforcer les relations de l’UMA avec les groupements régionaux et continentaux, le Maroc a plaidé pour une participation de l’Union du Maghreb Arabe à de tels partenariats avec l’Union Européenne et la Chine. ». II. Le Maroc et les pays arabes Les relations bilatérales avec les pays arabes revêtent une grande importance dans la politique étrangère du Royaume du Maroc. En effet, de par son appartenance au Monde arabo-musulman, le Maroc entretient et consolide des liens ancrés et enracinés dans cet espace. Le Maroc est un acteur incontournable dans les organisations régionales que compte l’espace arabo- musulman. A cet effet, le Maroc ne cesse de mettre à profit toutes les occasions pour réaffirmer avec force sa volonté et sa disposition à œuvrer et à participer activement à la réforme et à l’efficience de la Ligue des Etats Arabes, de l’Organisation de la Conférence Islamique et de l’Union du Maghreb Arabe. Sur le plan politique, le Royaume du Maroc accorde une attention particulière à ses relations avec les pays arabes, en vue d’une cohésion plus grande au sein des différentes instances régionales et internationales. Les efforts soutenus de la diplomatie marocaine convergent dans ce sens, militant en faveur des causes justes de la Nation Arabe, notamment le droit du peuple palestinien à instaurer son propre Etat indépendant, viable et souverain, avec Al Quods Acharif comme capitale, l’appui et le soutien aux efforts et initiatives contribuant à asseoir la paix et la sécurité en Iraq, au Liban, au Yémen, au Soudan et en Somalie et le respect de la souveraineté de ces Etats et de leur intégrité territoriale. Conformément aux Hautes Instructions de S.M le Roi Mohammed VI, relatives à la promotion et à la consolidation des relations bilatérales avec les pays arabes, le Maroc renforce les créneaux de la coopération bilatérale avec les pays arabes sur la base de la réactivation des différents mécanismes de coopération, et la mise en œuvre des décisions, des programmes et recommandations émanant de ces mêmes mécanismes. Le Royaume du Maroc œuvre également pour l’approfondissement du dialogue, de la concertation et de la coordination politique avec ses partenaires arabes, sur les différentes questions internationales d’intérêt commun. Le dialogue et la concertation sont également favorisés par l’échange de visites de travail entre les responsables marocains de Haut Niveau et leurs vis-à-vis arabes, notamment en ce qui a trait au
  • 21. Mars 2014 diplomatie.ma Page 21 sur 214 développement de la coopération bilatérale, dans un contexte international marqué par des mutations politiques et économiques. Cet effort est renforcé par les travaux de commissions mixtes, de commissions de suivi et de coordination, ainsi que des différents mécanismes de dialogue et de concertation, de cellules de réflexions communes, institués dans l’objectif de donner un nouvel élan aux mécanismes de coopération non traditionnels, et de définir les secteurs stratégiques à même d’impulser un nouveau souffle à la coopération. Sur le plan économique, et conformément aux Hautes Instructions Royales, le Royaume du Maroc ne cesse d’œuvrer en vue de renforcer davantage ce volet qui représente la pierre angulaire de toute action arabe commune, comme en témoigne l’établissement d’Accords de Libre Echange entre le Maroc et certains pays arabes, et l’Accord d’Agadir, conclu en 2001 entre le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie. Ces Accords consacrent le principe d’intégration régionale, en tant que condition sine qua non pour l’établissement des relations entre les deux rives de la Méditerranée. Eu égard à l’importante contribution du secteur privé dans la dynamique des relations économiques, le Maroc incite les représentants de ce secteur à prendre part aux différentes rencontres bilatérales et aux commissions mixtes avec les pays arabes. Par ailleurs, l’appui d’un certain nombre de pays arabes frères aux efforts de développement engagés par le Maroc se manifeste à travers leur participation régulière, aussi bien par le biais des fonds de développement et des institutions financières, que par la contribution du secteur privé arabe à la réalisation des grands projets d’infrastructures et de développement social. II.1. Organisations régionales II.1.1. Organisations Arabes et Islamiques L’identité arabo-islamique du Maroc, sa diversité culturelle et civilisationnelle, et ses relations au niveau régional et international, l’ont amené à adopter le dialogue, l’ouverture, et la résolution pacifique des différends, guidés par les principes de l’Islam qui incitent à la paix, à la coexistence et à la compréhension mutuelle. A cet égard, le Maroc a toujours œuvré, en collaboration avec ses frères arabes et musulmans, à travers les mécanismes et au sein des structures de la coopération arabo-islamique, notamment de la Ligue Arabe et de l'Organisation de la Conférence Islamique, sur les bases de la solidarité, de la défense des intérêts communs, de la préservation des Lieux Saints, et la recherche des solutions les plus appropriées aux causes arabo-islamiques. II.1.2. Organisation de la Conférence Islamique « Nous sommes restés fidèles à l'esprit précurseur du "Sommet de Rabat", qui a présidé à la naissance de l'Organisation de la Conférence Islamique, dont la vocation est de donner corps au principe de solidarité au sein de la Oumma, et de défendre les valeurs sacrées et les causes justes dont elle se
  • 22. Mars 2014 diplomatie.ma Page 22 sur 214 réclame. Nous avons donc pour devoir de consolider la concrétisation de ces objectifs constants, à travers la mise en œuvre de mécanismes utiles et efficients, dans le cadre de la démarche consultative, consensuelle (Choura et Ijmaa) et unitaire que prônent les préceptes mêmes de l'Islam. Ces mécanismes doivent s'inscrire dans une approche moderne globale, favorisant l'intégration économique, le développement humain et une véritable renaissance culturelle. Il s'agit, en définitive, de prémunir la souveraineté des Etats de la Oumma, leur intégrité territoriale et leur unité nationale, contre les risques de démembrement et de morcellement. ». S.M le Roi Mohammed VI. L’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) fut créée à l'initiative du Royaume du Maroc et sur décision du Sommet historique de Rabat le 25 Septembre 1969, suite à l’incendie criminel de la Mosquée Al-Aqsa, d’Al-Qods occupée. L’OCI, deuxième plus grande organisation intergouvernementale après les Nations Unies, compte cinquante-sept pays membres répartis sur quatre Continents. L’Organisation a pour objectifs primordiaux d’améliorer et de consolider les liens de fraternité entre ses Etats membres, de sauvegarder les intérêts communs de la Oumma, de respecter la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de chaque Etat membre, de renforcer la coopération économique et commerciale intra islamique en vue de la création d’un Marché Commun Islamique susceptible de promouvoir un développement humain intégral et durable de tous les Etats membres, et de protéger et défendre l’image de l’Islam, en encourageant le dialogue entre les civilisations et les religions. Depuis la création de l'OCI, le Maroc contribue activement au sein de ses organes à tous les niveaux. Secrétariat Général : deux responsables marocains se sont succédés au poste de Secrétaire Général, à savoir : Dr. Azzedine LARAKI (1997-2000), Dr. Abdul Wahid BELKEZIZ (2001-2004). L’OCI compte également parmi ses fonctionnaires plusieurs compétences marocaines qui exercent au sein des différents départements politiques, juridiques, économiques et de traduction. Le Maroc abrite les sièges de trois organes relevant de l’OCI, à savoir : 1. L’Agence Bayt Mal Al-Qods Asharif : « l’outil opérationnel » du Comité Al-Qods ; 2. L’Organisation Islamique pour l'Education, la Science et la Culture (ISESCO) à Rabat : veille à la promotion de la coopération entre les Etats membres dans les domaines de l'éducation, de la science et de la culture islamique et à la sauvegarde des spécificités de la civilisation islamique ; 3. Le Centre Islamique pour le Développement du Commerce (CIDC) à Casablanca : vise à promouvoir les échanges commerciaux entre les Etats membres de l'OCI à travers l'organisation de foires et expositions, à encourager les contacts entre hommes d’affaires, et à diffuser les informations et les données à caractère commercial entre les Etats membres. II.1.3. Le Maroc et les causes islamiques « La cause qui est celle du peuple palestinien frère restera au coeur des préoccupations de notre Organisation. À cet égard, notre engagement en faveur de la légalité internationale et de la voie de la négociation ne s'est jamais démenti. Nous tenons, en effet, à réaffirmer notre attachement sans faille à une paix juste et globale, insistant, au passage, sur la nécessité pour Israël de se retirer totalement de l'ensemble des territoires arabes occupés. ». Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
  • 23. Mars 2014 diplomatie.ma Page 23 sur 214 Partant de sa profonde conviction en l'importance de la solidarité islamique pour relever les défis auxquels fait face la Oumma à tous les niveaux, le Maroc est pleinement engagé dans la promotion de l'action islamique commune, à travers ses contributions et sa participation active aux différents activités et organes de l'Organisation. A cet égard, le Maroc a abrité des Conférences Islamiques au niveau du Sommet et du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères durant lesquelles des décisions d’importance historique sur les questions islamiques ont été prises, notamment la question palestinienne et Al-Qods Asharif :  1ère Conférence Islamique (Rabat, Septembre 1969) : condamnation de l'acte criminel de l'incendie de la Mosquée d’Al-Aqsa et rejet de toute solution à la question palestinienne qui n'assure pas à la ville d'Al-Qods le statut qui était le sien avant les évènements de Juin 1967 ;  4ème Conférence Islamique (Casablanca, Janvier 1984) : confirmation du fait que la question de la Palestine et le problème du Moyen-Orient constituent un tout indivisible que l’on ne peut traiter ou régler séparément. Par conséquent, la paix doit être juste et globale, et la cité d’Al-Qods Asharif, capitale de la Palestine, demeure une partie intégrante des territoires palestiniens occupés ;  7ème Conférence Islamique (Casablanca, Décembre 1994) : soutien du processus de paix au Moyen-Orient et nécessité de démanteler les colonies implantées illégalement dans les territoires occupés, eu égard aux résolutions internationales. La Conférence a également appelé à la protection du peuple palestinien et à l’arrêt des violations continues des Lieux Saints islamiques et chrétiens ;  La 10ème Conférence Ministérielle (Fès, Mars 1979) : décision de réunir le Comité d’Al-Qods au niveau des Ministres des Affaires Etrangères et le lancement d’un appel à Sa Majesté le Roi Hassan Il, pour présider ce Comité, en vue de donner suite aux résolutions des Conférences Islamiques dans le but de préserver le caractère Arabe et Islamique d’Al-Qods Asharif ;  La 16ème Conférence Ministérielle (Fès, Janvier 1986) : réaffirmation de l'engagement des Etats membres et leurs peuples, à rompre les relations politiques, militaires, économiques, culturelles ainsi que les contacts directes et indirectes avec Israël ;  La 22ème Conférence Ministérielle (Casablanca, Décembre 1994) : soutien du processus de paix au Moyen-Orient et des Accords conclus dans ce cadre en appuyant le Programme international pour le développement économique, social et culturel dans les territoires occupés et l’assistance à l’Autorité Palestinienne ;  La 3ème Conférence Ministérielle Extraordinaire (Fès, Septembre 1980) : engagement des États islamiques à utiliser tous leurs potentiels politiques, économiques et militaires pour faire face à la décision israélienne d'annexer Al-Qods. II.1.4. Le Maroc et l’action islamique commune « Quant au second défi, il réside dans la nécessité de renforcer les fondements de la solidarité islamique, par un partenariat économique efficient, reposant essentiellement sur la dynamisation du commerce inter-islamique, dans la perspective de la création d'une Zone de Libre Echange dans notre espace islamique. Celle-ci requiert une certaine complémentarité entre les ressources humaines, naturelles et financières, ainsi que la mobilisation de ces moyens en faveur du développement durable, par le biais d'une bonne gouvernance. Ces ressources doivent être investies dans des projets à vocation sociale, dont les peuples puissent ressentir les retombées tangibles. ». Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
  • 24. Mars 2014 diplomatie.ma Page 24 sur 214 Fidèle aux principes et objectifs de la Charte de l'Organisation de l’OCI, le Maroc s'engage pleinement à promouvoir la solidarité islamique en renforçant la position de la Oumma en tant qu’interlocuteur principal dans les Forums internationaux sur toutes les questions d'intérêts communs. Partant des principes de développement économique contenues dans le Programme d’action décennal de l’OCI, adopté par le Sommet de la Mecque en 2005, le Maroc demeure convaincu que la consolidation de la solidarité islamique reste tributaire de la mise en place d'un partenariat économique efficace en vue de promouvoir le commerce et de créer des conditions favorables à l’établissement d’une Zone de Libre Echange reposant sur l'intégration des ressources humaines, naturelles et financières des pays islamiques, et permettant un développement durable qui répond réellement aux aspirations de la Oumma islamique. Le Maroc considère que l'intégration et la complémentarité économiques ne peuvent être atteintes sans la création d’un climat propice au dialogue constructif, sur la base du respect mutuel, afin de surmonter les différends et assurer le respect de la souveraineté des Etats membres et leur intégrité territoriale. II.1.5. Le Maroc et le Comité d’Al-Qods Les principaux objectifs du Comité d'Al-Qods sont :  Suivre l'évolution de la situation d’Al-Qods ;  Veiller à l'exécution des résolutions adoptées par la Conférence Islamique à ce sujet ;  Suivre les résolutions sur Al-Qods adoptées par les différentes instances internationales ;  Prendre contact avec les autres organismes internationaux susceptibles d’aider à la sauvegarde d’Al-Qods ;  Présenter des propositions aux Etats membres et à tous les organismes intéressés concernant les démarches à entreprendre pour assurer l’exécution de ces résolutions et faire face aux situations nouvelles. Le Maroc considère que la question d’Al-Qods occupe une place centrale dans le conflit arabo- israélien. Veillant à la protection de la Ville Sainte, point de rencontre des religions monothéistes, le Maroc ne cesse d’appeler la communauté internationale pour mettre fin aux manœuvres israéliennes visant à dénaturer les Lieux Saints et l’identité civilisationnelle et culturelle d’Al-Qods Asharif. Sa Majesté le Roi Mohammed VI déploie tous les efforts nécessaires en faveur d’un règlement pacifique, juste, durable et global du conflit arabo-israélien, par l’établissement d’un Etat Palestinien Indépendant avec Al-Qods comme capitale. Par ailleurs, Sa Majesté le Roi, en sa qualité de Président du Comité d'Al-Qods, ne cesse d’entreprendre toutes les démarches nécessaires auprès des Etats et des parties concernés par la cause palestinienne, ainsi qu’auprès des pays membres permanents du Conseil de Sécurité, et de l’Union Européenne, en vue de mettre en exergue l’importance particulière d’Al-Qods pour l’ensemble du monde musulman et chrétien, et de préserver le statut de la Ville Sainte, tel qu’il est universellement reconnu, sachant que la résolution de la question d’Al-Qods aura un impact positif sur la paix et la sécurité internationales.
  • 25. Mars 2014 diplomatie.ma Page 25 sur 214 Depuis son accession au Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI veille constamment à la consolidation de la solidarité islamique et ne ménage aucun effort pour la promotion des nobles principes de l’Islam et de ses valeurs de coexistence et de dialogue entre les religions et les civilisations. Sa Majesté le Roi apporte son appui aux initiatives de la communauté internationale à la recherche d’une solution juste et durable au conflit arabo-israélien sur la base des résolutions de la légalité internationale. II.1.6. L’Agence Bayt Mal Al-Qods Asharif L’Agence Bayt Mal Al-Qods Asharif fut créée en 1998, à l’initiative de Feu Sa Majesté le Roi Hassan II. Son objectif est de mobiliser les ressources nécessaires et de réaliser des programmes au profit des Makdesi en guise de soutien à la résistance légitime aux manœuvres israéliennes visant le contrôle de la ville d’Al-Qods et la modification de son identité spirituelle et civilisationnelle. Malgré les difficultés qui entravent son action sur le terrain, l’Agence Bayt Mal Al-Qods Asharif a réussi, durant les dernières années, à réaliser les objectifs principaux de son plan stratégique pour la période 2006-2014, en focalisant les efforts, suivant les directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, sur des projets et des programmes ayant un impact direct et concret sur la vie des Makdesi dans les domaines sociaux prioritaires. L’Agence a ainsi financé, en 2009, des projets d’une valeur de 7 millions de dollars répartis sur plusieurs secteurs vitaux, notamment des projets pour l’amélioration des conditions de la femme et la promotion des secteurs de l’éducation, de la santé, du logement, de la jeunesse et des sports. L'Agence continue de financer des projets dans la Ville Sainte grâce à l'intensification et la diversification de ses activités. Elle œuvre aussi pour la mobilisation des ressources financières nécessaires à la concrétisation de son plan stratégique à travers des campagnes de collecte de fonds dans les pays arabes et islamiques. II.1.7. La Ligue des États Arabes La Ligue des États Arabes a été créée le 22 Mars 1945. Elle comprend 22 Etats membres. Le Maroc a adhéré à cette Organisation le 01 Octobre 1958. La Charte de la Ligue met en exergue l’importance de consolider les relations entre les pays arabes sur la base du respect de leurs indépendances et souverainetés, en focalisant les efforts et en les orientant vers le renforcement des relations de coopération et de coordination politique afin de mieux servir les intérêts communs de ces pays. Les mécanismes de l’Action Arabe Commune, relevant de la Ligue Arabe, comprennent, en plus du Conseil de la Ligue Arabe, le Secrétariat Général, les Commissions sectorielles permanentes et les représentations de la Ligue à l’étranger, le Conseil Économique et Social, les Conseils Ministériels, les Unions spécialisées ainsi que des Organisations et Unions arabes spécialisées, telles l’Organisation Arabe pour le Développement Industriel et Minier, et la Commission Arabe de l’Aviation Civile, dont les sièges respectifs se trouvent au Maroc. La contribution du Maroc dans les instances de la Ligue Arabe et ses mécanismes se manifeste notamment par la présence des compétences marocaines au sein du Secrétariat Général de la Ligue Arabe et des organisations arabes spécialisées et d’autres mécanismes y afférant.
  • 26. Mars 2014 diplomatie.ma Page 26 sur 214  Le Maroc et les Principales Questions Arabes : « L'adhésion du Maroc aux efforts de réconciliation arabe, autant que son engagement en faveur du processus de paix, traduisent concrètement le choix stratégique qui a toujours été le sien : dès lors que sont en jeu des questions déterminantes pour l'avenir de la nation arabe et en particulier la cause palestinienne, il a constamment à cœur de faire prévaloir l'esprit de dialogue, de consensus et de solidarité, dans le cadre du droit et de la légalité. ». Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Convaincu de la nécessité de renforcer l’action arabe commune, le Maroc s’est engagé avec détermination afin de mieux servir les principales causes arabes, particulièrement la question palestinienne en vue de parvenir à une solution juste, durable et globale au conflit israélo-arabe, permettant la création d’un État Palestinien Indépendant avec Al-Qods Asharif comme capitale, conformément à l’Initiative de Paix Arabe et les résolutions pertinentes de la légalité internationale. La question d’Al-Qods Asharif demeure l’une des priorités de la politique du Royaume. Ainsi, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, ne cesse de déployer tous les efforts et d’entreprendre les démarches nécessaires en vue de soutenir la question palestinienne et de défendre les droits légitimes du peuple palestinien et d’Al-Qods Asharif afin de préserver le caractère culturel, civilisationnel et religieux de cette Ville Sainte. Partant de l’importance qu’accorde le Maroc à la cause palestinienne et à Al-Qods Asharif, le Maroc a constamment contribué aux efforts arabes et internationaux visant à l’aboutissement d’une paix juste, durable et globale au Moyen-Orient. Ainsi, le Maroc a abrité les six sommets arabes suivants :  Le 3ème Sommet Arabe Ordinaire (Casablanca : 13/09/1965) a autorisé la convocation des Sommets extraordinaires et a été l’occasion de signer, le 17/09/1965, « La Charte de la Solidarité Arabe » qui met en relief l’importance du respect de la souveraineté des Etats membres et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures ;  Le 5ème Sommet Arabe Ordinaire (Rabat : 23/12/1969) s’est penché exclusivement sur la question palestinienne et Al-Qods Asharif, suite à l’incendie criminel perpétré par les autorités israéliennes dans la Mosquée Al-Aqsa ;  Le 7ème Sommet Arabe Ordinaire (Rabat : 26/11/1974) a adopté une décision qui proclame l'Organisation de Libération de la Palestine comme seul et unique représentant légitime du peuple palestinien, et a souligné son droit d’établir un Etat Palestinien Indépendant sur tous les territoires occupés depuis 1967, en appelant les Etats arabes à soutenir l’Autorité Palestinienne dans tous les domaines et à tous les niveaux ;  Le 12ème Sommet de la Ligue Arabe s’est déroulé en deux phases, la première le 25/11/1981 et la deuxième du 06 au 09 Septembre 1982, et a approuvé le projet de paix arabe intitulé « Plan de Fès », qui détermine les principes de la conclusion de la paix avec Israël ;  Le Sommet Arabe Extraordinaire (Casablanca : 23/05/1985) a formé deux Comités chargés de la réconciliation arabe ;  Le Sommet Arabe Extraordinaire (Casablanca : 23/05/1989) s’est félicité du retour de l'Egypte à la Ligue Arabe et à toutes ses instances. Fermement attaché à sa position constante de soutien aux causes arabes justes, le Maroc ne cesse d’entreprendre, avec responsabilité, tous les efforts nécessaires afin de jouer le rôle qui lui appartient au sein de la Ligue Arabe et ses instances en vue de défendre la cause palestinienne et de soutenir ses pays frères comme l’Irak, la Somalie et le Soudan.
  • 27. Mars 2014 diplomatie.ma Page 27 sur 214 En tant que membre du Comité Ministériel de l'Initiative Arabe de Paix, le Maroc n’a épargné aucun effort, dans divers Forums régionaux et internationaux, afin d'activer cette initiative et mettre en œuvre ses dispositions en vue de parvenir à la paix tant souhaitée au Moyen-Orient. En outre, le Maroc a participé activement au Comité Arabe Tripartite sur le Liban, et fait parti du Comité Arabe chargé de la question du Darfour.  La Solidarité Arabe et la Consolidation de l'Action Arabe Commune : « La priorité accordée aux questions politiques, pour importantes qu'elles soient, ne doit pas nous faire perdre de vue les enjeux économiques majeurs qui sont à la base de notre sécurité nationale et au cœur des préoccupations de nos peuples frères… l'immunité de la Nation arabe tient à sa capacité à coopérer pour le développement, dans un espace économique arabe libre et ouvert, s'appuyant sur des partenariats réels et des intégrations régionales. ». Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le Maroc a été l’un des premiers pays à revendiquer la réforme de la Ligue Arabe et la modernisation de ses structures et du développement de ses mécanismes par Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et Feu Sa Majesté le Roi Hassan II. Conscient de l’importance de la solidarité arabe et de la nécessité de développer l’action arabe commune, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a appelé, lors du Sommet d’Amman en 2001 et le Sommet de Charm el-Cheikh en 2003, au renouvellement de l’action arabe commune et la création d’un climat de fraternité réel à travers une intégration économique arabe progressive, basée sur la création de groupements régionaux permettant l’établissement d’un espace économique consolidé qui sera la base de l’émergence d’un marché arabe commun, habilitant les pays arabes à contribuer dans les Forums internationaux en tant que bloc économique capable de défendre les intérêts économiques arabes vitaux, selon un référentiel commun et avec la participation de tous les acteurs arabes influents (partis politiques, syndicats, ONG, secteur privé) et ce, dans la but d’aboutir à une complémentarité économique pour assurer un développement durable de tous les pays arabes. Le Maroc a également avancé, lors du deuxième Sommet économique et social de Charm el-Cheikh, qui a eu lieu 19 Janvier 2011, une approche concrète concernant l’action arabe en matière de développement. A cet égard, Sa Majesté le Roi, que Dieu le glorifie, a souligné que « donner un contenu concret à l'Action arabe souhaitée en matière de développement requiert impérativement une coopération, une complémentarité et une intégration réelles, parallèlement au partage effectif des expériences, des compétences et du savoir-faire. Ces échanges doivent, en outre, s'inscrire dans une vision globale apte à nous aider à développer nos programmes d'action nationaux, et à optimiser les ressources humaines et naturelles considérables dont nous disposons. ».  Le Maroc et le Forum de coopération arabe avec les Groupes régionaux internationaux : le Maroc a activement contribué au fonctionnement de la Ligue Arabe en apportant des suggestions visant la promotion et le renforcement des relations de coopération entre les pays arabes, ou entre le Groupe Arabe et les groupes régionaux et autres pays. Dans ce cadre, le Maroc œuvre pour établir et renforcer les partenariats arabes avec les différents groupements régionaux et internationaux, tels que la coopération afro-arabe, la coopération arabo- européenne, la coopération avec les pays de l’Amérique Latine, et la coopération arabe avec la Chine, la Russie, l'Inde, le Japon et la Turquie. L’unité arabe et l’unité africaine ont toujours constitué des priorités pour le Royaume du Maroc, qui a été l’un des premiers pays à œuvrer pour la mise en place de la coopération afro-arabe, décidée lors du 7ème Sommet Arabe qui s’est tenu à Rabat en 1974, et lors duquel a été décidée la tenue du premier Sommet Afro-Arabe (Le Caire 1977).
  • 28. Mars 2014 diplomatie.ma Page 28 sur 214 L’importance qu’accorde le Royaume à la coopération afro-arabe découle de son appartenance à la fois au Continent africain et au Monde arabe, et du patrimoine historique et culturel commun aux deux groupes, qui constitue le pilier de la coordination politique sur les questions centrales communes et l’instauration d’un partenariat économique pour assurer le développement des deux sociétés, arabe et africaine, et permettre aux deux groupes d’être un interlocuteur de poids et un acteur important sur la scène internationale. L’engagement du Maroc vis-à-vis de la Charte de la solidarité arabe, et l’adoption d’une stratégie de solidarité nationale, fondée sur les principes de bon voisinage, de coordination politique et de coopération économique, demeurent la voie à suivre pour faire face aux défis actuels et futurs, et de renforcer les bases de la sécurité collective et le soutien aux causes arabes, notamment la cause palestinienne et Al-Qods Asharif.  Le 4ème Forum arabo-turc appelle à de nouvelles perspectives de coopération et à la cessation de la violence en Syrie (Rabat 16.11.2011) : le 4ème Forum de coopération arabo-turque a appelé, à l'issue de ses travaux le Mercredi, à l'identification de nouveaux domaines de coopération concernant la promotion des investissements entre les pays arabes et la Turquie en vue d'augmenter le volume des échanges commerciaux, des investissements, ainsi que des petites industries. Il s'agit également du secteur de transfert des technologies, des énergies renouvelables et les projets de liaisons maritime, aérienne et terrestre, a précisé un communiqué conjoint rendu public à Rabat. Le Forum a adopté dans ce sens l'initiative de Rabat pour une coopération arabo-turque globale et durable visant à promouvoir les diverses potentialités dont regorge les pays de la région en vue de répondre aux aspirations des peuples à davantage de progrès et de prospérité. Partant des cinq axes de la stratégie et du Plan d'action du Forum, mis en place en 2009, un Programme exécutif à moyen terme (2012-2015) sera mis sur pied avec des objectifs précis et des mécanisme d'exécution et d'accompagnement, en vue d'accélérer le rythme de réalisation des projets à caractère urgent ou des actions prioritaires pour les pays membres du Forum. Cette initiative vise essentiellement à renforcer la coopération arabo-turque sur une base globale et durable garantissant à ce Forum son efficacité en vue de le hisser au niveau des groupements régionaux influents. Elle ambitionne aussi inciter le Forum à adopter une méthodologie scientifique et à agir selon une vision prospective et des programmes précis, donnant ainsi un contenu concret à la coopération entre les parties. Cette initiative préconise également de contribuer à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement et de faire du Forum un espace capable de répondre aux préoccupations réelles des peuples de la région. Par ailleurs, le Forum a appelé à la cessation des actes de violence en Syrie et à la prise de mesures urgentes pour la protection des populations civiles. Les Ministres des Affaires Etrangères participant à ce Forum ont souligné l'importance de préserver la stabilité de la Syrie et à favoriser une sortie de crise sans intervention étrangère, souligne-t-on dans la Déclaration commune du Forum au terme des travaux de sa 4ème session. Les participants ont également exprimé leurs remerciements à la Turquie pour son initiative relative à la protection des citoyens syriens fuyant leur territoire. Le Forum s'est, en outre, félicité de la décision du Conseil de la Ligue des Etats Arabes, en date du 12 Novembre 2011, relative au suivi de la situation en Syrie.
  • 29. Mars 2014 diplomatie.ma Page 29 sur 214 II.2. Relations bilatérales II.2.1. Algérie Le Royaume du Maroc et la République Algérienne Démocratique et Populaire ont établi leurs relations diplomatiques le 1er Octobre 1962. En dépit des liens historiques, culturels et sociaux, les relations entre le Maroc et l'Algérie demeurent en deçà des aspirations des deux pays voisins. Malgré les positions hostiles de l’Algérie sur de la question du Sahara marocain, le Maroc ne cesse d’exprimer sa volonté d’établir des relations normales avec son voisin de l’est, et appelle à l’ouverture des frontières terrestres et la relance de la coopération bilatérale, en vue de contribuer à l’édification d’un Maghreb Arabe Uni, basé sur la complémentarité et l’intégration économique, qui permettrait de développer une coopération fructueuse entre l’espace arabe, africain et euro-méditerranéen. Echanges de visites & Rencontres La visite de S.M le Roi en Algérie en Mars 2005, pour prendre part aux travaux du Sommet Arabe, a constitué un événement majeur dans les relations maroco-algériennes de ces dernières années. La rencontre entre les Ministres des AE des deux pays, en marge de la 4ème session du Forum arabo- turc, qui s’est tenu à Rabat le 11 Novembre 2011, a constitué une occasion de booster la coopération bilatérale vers de nouveaux horizons, en commençant par l’échange de visites entre les responsables des deux pays dans les domaines de l'énergie, d'agriculture, de culture, d'éducation, de jeunesse, du sport et de la communication, ce qui porte des signes positifs dans le cadre des relations bilatérales entre les deux pays. Cette volonté de booster la coopération bilatérale a été confirmé par les discussions menées par le Dr. Saâd Dine EL OTMANI, Ministre des AEC avec les hauts responsables algériens au cours de sa visite en Algérie les 23 et 24 Janvier 2012, et la signature le 19 Février 2012 à Rabat du Protocole d'entente sur la coordination et la concertation politique en marge d'une Réunion des Ministres des AE des pays de l'UMA. Commission Mixte Les deux parties disposent d’un mécanisme de coopération dans le cadre de la Commission Mixte présidée par les Ministres des AE des deux pays. Elle s’est tenue pour la première fois, en Mai 1988 à Alger. La 2ème session a eu lieu en Janvier 1990 à Alger, et la 3ème , en Novembre 1990 à Rabat. Coopération commerciale et/ou économique Les relations commerciales entre le Maroc et l’Algérie ont connu une bonne croissance au cours des dix dernières années. Les principaux produits exportés varient entre produits fabriqués, produits semi fabriqués, médicaments, plomb et produits alimentaires. Les principaux produits importés sont : gaz, carburant, produits chimiques et fioul. Coopération culturelle, scientifique et technique La coopération culturelle et scientifique entre le Maroc et l’Algérie se limite à la participation aux manifestations culturelles et artistiques organisées au sein des deux pays. Par ailleurs, le Maroc participe régulièrement à la Foire internationale d’Alger.
  • 30. Mars 2014 diplomatie.ma Page 30 sur 214 L’année 2007 a été marquée par la participation du Maroc aux manifestations de « Algérie : Capitale de la culture arabe ». Sa contribution à cet événement s’est illustrée par l’organisation d’une semaine artistique et culturelle marocaine. Cadre juridique des relations maroco-algériennes Les relations maroco-algériennes sont régies par plus de cent accords et arrangements, dont les plus importants :  Convention de fraternité et de bon voisinage, signée le 15 Janvier 1969 ;  Accord commercial et tarifaire, signé le 14 Mars 1989 ;  Accord pour la création de la Commission Mixte, signé le 30 Mai 1989 ;  Accord de non double imposition, signé en Algérie le 25 Janvier 1990. II.2.2. Arabie Saoudite Les relations diplomatiques entre les deux Royaumes sont établies dès 1956. Ces relations sont caractérisées par l’excellente entente et la convergence des positions sur les diverses questions bilatérales, régionales et internationales. La qualité de ces relations reflète les liens de fraternité existant entre S.M le Roi Mohammed VI et son frère le Serviteur des Lieux Saints, S.M le Roi Abdullah ben Abdul Aziz. Echanges de visites & Rencontres Les visites d'amitié et de travail effectuées par S.M le Roi Mohammed VI, en Arabie Saoudite, en Décembre 1999, en Février 2002 et en Juin de la même année, ainsi que la visite de Sa Majesté le Roi Abdullah Ben Abdul Aziz au Maroc, en Mai 2007, ont donné une nouvelle dynamique aux relations de coopération et de partenariat entre les deux pays. Commission Mixte Les réunions de la 11ème session de la Commission Mixte maroco-saoudienne se sont tenues, le 09 et 10 Février 2011, sous la coprésidence du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, M. Taib FASSI FIHRI et son homologue saoudien, le Prince Saoud Al Fayçal. Coopération commerciale et/ou économique Les relations commerciales entre les deux pays se sont nettement améliorées depuis 2005. Les principaux produits exportés sont : l'acide phosphorique, produits alimentaires divers, les agrumes. Les principaux produits importés sont : pétrole, matières plastiques, soufre brut. Les investissements saoudiens privés au Maroc ont connu une évolution notable au cours des quatre dernières années, passant de 163,4 millions de dirhams en 2003 à 314 millions de dirhams en 2004, et 330 millions de dirhams en 2005. La tendance s'est poursuivie au cours des neuf premiers mois de l'année 2006. Les investissements se sont élevés à environ 345 millions de dirhams. Ces investissements sont centrés sur l'immobilier et le tourisme. Coopération culturelle, scientifique et technique La coopération culturelle, scientifique et technique entre les deux pays concerne principalement les domaines de la jeunesse, des sports, des dotations, des affaires islamiques, de l'information et de la communication. Cette coopération se traduit par la célébration des journées culturelles, l'échange de
  • 31. Mars 2014 diplomatie.ma Page 31 sur 214 manuscrits, la préparation et la réalisation de projets communs en domaine culturel, notamment en ce qui a trait à l'enfant et à la société du savoir. Le Maroc et l’Arabie Saoudite œuvrent à élaborer des programmes d'action visant à soutenir la coopération dans les domaines de la recherche scientifique, l'échange de professeurs universitaires, l’octroi de bourses d’études, et à intensifier leur coopération et l'échange d'expériences dans le domaine de l'éducation et de l’enseignement. La coopération dans les domaines techniques concerne l’équipement et le transport aérien, la navigation maritime, l'agriculture, le tourisme, l'artisanat et les douanes et impôts. Coopération financière / humanitaire pour le développement Dans le cadre de la coopération et de la solidarité entre les deux pays, l'Arabie Saoudite apporte au Maroc une aide substantielle en cas de catastrophes naturelles ou de crises conjoncturelles. Le Fonds Saoudien pour le Développement a financé un certain nombre de projets au Maroc, tel que l'alimentation en eau potable du monde rural, et la construction et l’équipement de centres hospitaliers universitaires à Marrakech et à Fès. A l'occasion de la visite du Souverain Saoudien au Maroc, en Mai 2007, le Fonds a également fourni une contribution financière pour subventionner l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH). Le Fonds Saoudien pour le Développement a participé également au financement de TGV Tanger-Casablanca avec une enveloppe de 1,585 milliard de Dhs. Cadre juridique des relations maroco-saoudiennes Le cadre juridique entre les deux pays couvre plus de cinquante conventions, parmi elles :  Traité de fraternité, d'amitié et de coopération, signé le 04 Février 1958 et entré en vigueur le 13 Mai 1960 ;  Convention de coopération dans les domaines de la culture, des médias, le tourisme, le transport et le commerce, signée le 06 Septembre 1966, entrée en vigueur le 27 Février 1968 ;  Accord de coopération économique et technique, signé le 21 Avril 1976 et entré en vigueur le 07 Septembre 1979 ;  Accord sur le transport aérien, signé le 07 Mars 1976, entré en vigueur le 13 Novembre 1979 ;  Accord de coopération entre l'Ecole Nationale d'Administration Publique au Maroc et l'Institut de l’Administration Publique de l'Arabie Saoudite, signé le 11 Mai 1983 ;  Convention, signée le 02 Décembre 1989 et entrée en vigueur le 09 Mai 1991, instituant la Société maroco-saoudienne pour l’Investissement et le Développement ;  Accord de coopération dans le domaine de la jeunesse et des sports, signé et entré en vigueur le 02 Mars 1997 ;  Accord de coopération dans le domaine judiciaire, signé le 12 Juin 2006 ;  Mémorandum d'entente visant à établir un mécanisme de consultation politique entre le Ministère des AEC du Royaume du Maroc et le Ministère des AE du Royaume d’Arabie Saoudite, signé et entré en vigueur le 18 Mai 2007 ;  Mémorandum d'entente dans le domaine des affaires islamiques et des dotations, signé le 18 Mai 2007 ;  Mémorandum d'entente sur la complémentarité et l'échange de données dans le domaine de la planification urbanistique, signé le 10 Février 2011 ;  Programme de coopération entre l'Institut des Etudes Diplomatiques relevant du Ministère saoudien des AE et l'Académie Royale Marocaine de Diplomatie, signé le 10 Février 2011.
  • 32. Mars 2014 diplomatie.ma Page 32 sur 214 II.2.3. Bahreïn Le Royaume du Maroc et le Royaume de Bahreïn ont établi leurs relations diplomatiques en 1967. Les relations bilatérales entre le Maroc et le Bahreïn sont fraternelles, basées sur le respect mutuel et sur une volonté sincère d’asseoir une coopération fructueuse. Une attention particulière est mutuellement accordée par les deux parties à l’évolution des différents chantiers de réforme politique engagée dans chacun des deux pays. Les relations entre les deux pays sont marquées par une convergence de vues à propos des différentes questions politiques et économiques, autant régionales qu’internationales. Ces relations sont consolidées par les liens de fraternité unissant S.M le Roi Mohammed VI et S.M le Roi Cheikh Hamad Ben Aissa Al Khalifa. Echanges de visites & Rencontres Une délégation de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) a effectué une visite au Bahreïn en 2008. De même, une importante délégation d’hommes d’affaires bahreïnis a visité le Maroc, en Novembre 2008, ce qui a permis la signature de plusieurs Accords dans le domaine économique. En Octobre 2010, le Ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, M. Ahmed Reda CHAMI, a achevé une visite de travail au Bahreïn, accompagné d'une forte délégation composée de banquiers et d’institutionnels, l'objectif du road-show porte sur la promotion des opportunités d’investissement au Maroc. Commission Mixte En vue de renforcer davantage leur coopération bilatérale, les deux pays ont convenu, en Juillet 2000, de créer une Commission Mixte, dont la dernière session a eu lieu au mois d’Avril 2006. Coopération commerciale et/ou économique Les relations économiques entre les deux Royaumes sont régies par plusieurs accords, programmes et mémorandums d'entente, dont l'Accord de coopération économique et technique, et l’Accord concernant l’encouragement et la protection des investissements, signés à Rabat le 7 Avril 2000, et le Mémorandum d'entente dans les domaines du développement social, signé à Rabat le 28 Avril 2006. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint le volume global de 164 millions de dirhams, à la fin du mois d'Avril 2011. Les produits exportés se composent d’agrumes, vêtements confectionnés, produits laitiers (fromages) et céramique. Les produits importés varient entre : charpentes métalliques, aluminium, appareils mécaniques, appareils de conditionnement d’air. Ces dernières années, une évolution substantielle des investissements bahreïnis a été enregistrée, du fait de l’engouement des opérateurs économiques et hommes d’affaires du Bahreïn à investir dans notre pays. Ainsi, divers grands projets d’investissement ont été réalisés dans les domaines de l’habitat social et du tourisme. Coopération culturelle, scientifique et technique Cette coopération est régie par l’Accord de coopération culturelle, scientifique et de communication, signé à Rabat le 29 Juillet 2000. Dans le domaine de l’enseignement supérieur, un Accord de partenariat entre la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Hassan II à Casablanca, et l’Archive de la Culture Populaire des Etudes et des Sciences et de la Publication de
  • 33. Mars 2014 diplomatie.ma Page 33 sur 214 Bahreïn, a été signé en Octobre 2008. De même, un nombre important d’étudiants Bahreïnis poursuit ses études au Maroc, notamment dans les disciplines des lettres et des sciences humaines. La visite au Maroc du Ministre de l’Habitat du Bahreïn, en 2009, s’inscrit dans le cadre des moyens à même de promouvoir la coopération bilatérale dans les domaines de l’habitat et de l’urbanisme. Cadre juridique des relations maroco-bahreïnies La coopération bilatérale entre les deux pays est régie par un cadre juridique comptant plus d’une quarantaine d’accords et de protocoles dans divers domaines :  Accord de coopération juridique et judiciaire en matière civile, commerciale et de statut personnel, signé à Rabat le 29 Novembre 1997 et entré en vigueur le 24 Mai 2001 ;  Accord de coopération économique et technique, signé à Rabat le 07 Avril 2000 et entré en vigueur le 10 Février 2001 ;  Accord de non double imposition sur la taxe sur le revenu, signé à Rabat le 07 Avril 2000 et entré en vigueur le 10 Février 2001 ;  Accord concernant l’encouragement et la protection des investissements, signé à Rabat le 07 Avril 2000 et entré en vigueur le 10 Février 2001 ;  Accord de coopération judiciaire en matière civile et commerciale, signé à Rabat le 08 Février 2006 ;  Mémorandum d’entente dans le secteur sportif, signé à Rabat le 28 Avril 2006 et entré en vigueur le 28 Avril 2006 ;  Mémorandum d’entente dans le secteur du développement social, signé à Rabat le 28 Avril 2006 et entré en vigueur le 28 Avril 2006. II.2.4. Comores Le Royaume du Maroc et l’Union des Comores ont établi leurs relations diplomatiques en 1978. Les relations entre les deux pays sont basées sur la cordialité, l’entente et le respect mutuel. Echanges de visites & Rencontres La visite de l’ex-Président comorien Othmane AZALE au Maroc en Mai 2003, celle effectuée par une délégation comorienne en Juin 2005, ou encore la visite du Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe, en Janvier 2011, ainsi que la visite privée du présidant sortant Ahmed Abdallah SAMBI en Avril 2011, témoignent de l’excellence des relations entre les deux pays. Coopération commerciale et/ou économique Les échanges commerciaux demeurent en deçà du potentiel existant entre le Maroc et les Comores. Coopération culturelle, scientifique et technique De nombreux étudiants comoriens poursuivent leurs études au Maroc et bénéficient des bourses octroyées dans le cadre de la coopération culturelle. Dans le cadre de la coopération technique, le Maroc a envoyé aux Comores des experts pour prêter assistance, notamment dans les domaines de l’agriculture et de l’équipement. En Mai 2005, une délégation marocaine composée de représentants de plusieurs secteurs s’est rendue à Moroni. Cadre juridique des relations maroco-comoriennes Le cadre juridique régissant les relations entre le Maroc et l’Union des Comores comprend :
  • 34. Mars 2014 diplomatie.ma Page 34 sur 214  Accord de coopération économique et technique, signé le 06 Mai 1980 à Rabat ;  Accord de coopération culturelle et scientifique, signé le 06 Mai 1980 à Rabat et entré en vigueur le 10 Février 1992 ;  P.V d’entretiens entre le Maroc et les Comores, signé le 06 Mai 1980 à Rabat ;  P.V de visite d’une délégation marocaine aux Comores, signé le 15 Décembre 1984 à Moroni. II.2.5. Djibouti Le Royaume du Maroc et Djibouti ont établi leurs relations diplomatiques le 14 Mars 1978. Le Maroc et le Djibouti entretiennent d’excellentes relations politiques, basées sur l’amitié et le respect mutuel, et œuvrent ensemble pour le renforcement de leur coopération. Echanges de visites & Commission Mixte A l’occasion de la visite du Ministre des Affaires Etrangères du Djibouti, au mois de Février 2007, les deux pays ont convenu de la création d’une Haute Commission Mixte. Coopération commerciale et/ou économique Les échanges commerciaux entre les deux pays demeurent faibles. Les principaux produits exportés varient entre divers produits de consommations et câbles électriques. Djibouti est parmi les pays africains exonérés des tarifs douaniers et ce, conformément aux Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Djibouti bénéficie aussi des avantages de la Zone Arabe de Libre Echange. Coopération culturelle, scientifique et technique La coopération entre le Maroc et Djibouti est régie par le Protocole d’accord dans les domaines de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, signé à Rabat, le 19 Mai 2000. Dans le cadre de la coopération culturelle, un certain nombre d’étudiants djiboutiens poursuivent leurs études supérieures au Maroc et bénéficient des bourses mises à leurs dispositions à hauteur de 40 bourses en plus d’un quota supplémentaires de 10 bourses offertes annuellement au Gouvernement de Djibouti. En effet, le nombre de lauréats djiboutiens a atteint 158 pendant la période 1990-2006. Dans le cadre de la formation, le Maroc a offert un stage de perfectionnement au profit de cadres du Ministère djiboutien des AE. La coopération dans le domaine de la formation des cadres concerne également les secteurs de la santé, des affaires sociales et de gestion des collectivités locales. Cadre juridique des relations maroco-djiboutiennes Les relations entre le Maroc et le Djibouti sont régies par le Protocole d’accord dans les domaines de l’éducation supérieure et de la recherche scientifique signé et entré en vigueur à Rabat le 19 Mai 2000 et l’Accord de création de Commission Mixte, signé et entré en vigueur à Rabat le 26 Février 2007. II.2.6. Égypte Le Royaume du Maroc et la République Arabe d’Egypte ont établi leurs relations diplomatiques en 1956. Les relations entre le Maroc et l’Egypte sont marquées par l’entente et la convergence des positions vis-à-vis des questions régionales et internationales.
  • 35. Mars 2014 diplomatie.ma Page 35 sur 214 Echanges de visites & Commission Mixte Les relations entre les 2 pays se sont renforcées, ces dix dernières années, par l’échange de visites entre les dirigeants des deux pays, notamment les visites de S.M le Roi Mohammed VI en Egypte, en 2000, en 2003 et 2004 pour présider les travaux de la Haute Commission Mixte maroco-égyptienne. Le Président égyptien, Hosni MOUBARAK, a visité le Maroc en Octobre 2002 et en Mai 2006, à l’occasion de la tenue de la 6ème session de la Haute Commission Mixte. Dans le cadre du renforcement des relations bilatérales, plusieurs hauts responsables des deux pays ont effectués des visites, de part et d’autre, pour participer aux travaux des commissions sectorielles. Coopération commerciale et/ou économique Les échanges commerciaux entre les deux pays dépassent 3 milliards de dirhams et sont encadrés par des accords de coopération, notamment l’Accord d’Agadir pour la création d’une Zone de Libre Echange, signé en Février 2004. Les principaux produits exportés : conserve de poisson, produits agro-alimentaires, pâte à papier, etc. Les principaux produits importés : produits agro-alimentaires, barres de fer, gaz, produits en plastiques, etc. Les 2 parties ont pris des dispositions visant la levée des barrières douanières sur les exportations de voitures, selon les dispositions de l’Accord d’Agadir. Coopération culturelle, scientifique et technique L’échange des étudiants représente la part la plus importante dans le domaine de la coopération culturelle entre les deux pays. Dans ce cadre, plusieurs dizaines d’étudiants marocains poursuivent leurs études dans les universités égyptiennes. De même, plusieurs étudiants égyptiens sont inscrits dans les établissements universitaires marocains. Les villes de Casablanca et Rabat ont abrité, en Janvier 2007, les « Journées culturelles égyptiennes ». La coopération dans le domaine culturel se manifeste également à travers l’échange de visites et la participation aux manifestations culturelles et artistiques organisées dans les deux pays. Cadre juridique des relations maroco-égyptiennes Parmi les accords les plus importants qui régissent les relations entre les deux pays, on peut citer :  Accord de non double imposition, signé le 22/03/1989 à Rabat, entré en vigueur le 12/09/1993 ;  Accord concernant la promotion et la protection des investissements, signé le 14 Mai 1997 à Rabat et entré en vigueur le 01 Juillet 1998 ;  Accord de Libre Echange, signé et entré en vigueur le 14 Mai 1998 à Rabat ;  Accord de la création d’un Conseil d’hommes d’affaires, signé et entré en vigueur le 27 Mai 1998 au Caire ;  Accord de transport aérien, signé le 13 Juin 1999, à Rabat et entré en vigueur le 29/12/2000. II.2.7. Émirats Arabes Unis Le Royaume du Maroc et les Émirats Arabes Unis ont établi leurs relations diplomatiques en 1971. Les relations entre le Maroc et les Émirats Arabes Unis (EAU) sont très étroites, et basées sur le respect mutuel et la volonté de consolider davantage la coopération dans tous les domaines. Echanges de visites & Rencontres Les relations entre les 2 pays ont connus une nouvelle impulsion avec la visite de S.M le Roi aux ÉAU en Janvier 2004. Cette visite a été l’occasion pour les deux Chefs d’Etat d’avoir des discussions sur les questions régionales et internationales et sur la coopération entre les deux pays. De son coté,

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